Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous enregistrer.
Avez-vous perdu votre courriel d'activation?
Octobre 16, 2008, 03:10:55

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Recherche:     Recherche +
"Harmy New Year" à tous !
JAG de retour sur France4 dès demain !
63514 Messages dans 1943 Sujets par 1144 Membres
Dernier membre: philo
* Accueil Aide Recherche Calendrier Identifiez-vous Enregistrez-vous
Jag en ligne  |  Autour de JAG : Créations, délires, jeux ...  |  Les fanfictions  |  Idées  |  Sujet: La tournée du Père Noël 0 Membres et 1 Invité sur ce sujet. « sujet précédent | | sujet suivant »
Pages: [1] 2 ... 5 Bas de page Imprimer
Auteur Sujet: La tournée du Père Noël  (Lu 3028 fois)
brigitte
Administrator
Loup de Mer
*****
Hors ligne Hors ligne

Messages: 5 339



WWW
La tournée du Père Noël
« le: Décembre 18, 2003, 04:51:57 »

Comme le planning du brave cher homme est un peu bousculé la nuit du 24 décembre, nous nous sommes mis d'accord lui et moi pour qu'il nous accorde une visite en avant première .....

Alors, sonnez clairons, résonnez trompettes, petits enfants ouvrez grand vos mirettes, ce soir le Père Noel va vous apporter un plein traineau d'histoires pour vous faire sourire, rêver et rire jusqu'au bout de la nuit


A tout de suite ...................


=======

Attention, deux des histoires au moins contiennent des spoilers - je n'ai pas relu toutes les histoires à fond par manque de temps  wink - j'espère que personne ne lira des choses qu'il ne voulait pas savoir. Si vous êtes anti spoilers, peut etre est il préférable de passer votre chemin .... mais quelque part c'est dommage, certains risques valent d'être pris, et les spoilers sont minimes ......
Journalisée

Brigitte

=========



Bannière par Marie931
brigitte
Administrator
Loup de Mer
*****
Hors ligne Hors ligne

Messages: 5 339



WWW
La tournée du Père Noël
« Répondre #1 le: Décembre 18, 2003, 05:01:13 »

Pour Althea
de la part de angel


====================

Cette fic raconte la fabuleuse histoire… d’Althéa ! En effet, voilà un peu plus d’un an qu’elle se rendait aux Etats-Unis, à Washington plus précisément. Par un tirage au sort organisé par un magazine, elle avait remporté un séjour de quelques jours dans la Capitale américaine, pour une fois que la chance lui souriait, elle allait en plus y faire la plus belle rencontre de sa vie !

LA PANNE D’ASCENSEUR

Septembre 2002, 15H00
Un immeuble de Union Station, Washington DC

Une fois de plus mon organisation est catastrophique ! Je traverse la moitié de Washington en taxi pour venir de mon hôtel jusque chez Brigitte que je n’ai pas vue depuis 4 ans, et alors que je pars en avance pour être sûre d’arriver à l’heure, j’arrive devant sa porte et elle me téléphone sur mon portable pour m’annoncer qu’elle m’attend avec des amis à Rock Creek Park ! Et bien sûr si je n’avais pas voulu partir une demi-heure plus tôt que nécessaire j’aurais reçu son message laissé à la réception de l’hôtel ! Enfin voilà, je n’ai plus qu’à reprendre ce maudit taxi, qui va d’ailleurs me ruiner avant la fin de mon séjour, pour les rejoindre à l’autre bout de la ville !
Pour au moins la cinquième fois j’appuie sur ce bouton d’ascenseur, c’est incroyable de voir la lenteur de ces engins quand vous êtes pressés ! Tout à coup je vois un doigt étranger faire pression sur le bouton je tourne la tête vers le propriétaire de cette main pour voir un grand brun me sourire à pleines dents, mon Dieu ses dents sont aussi blanches que l’uniforme qu’il porte ! Je lui retourne gentiment son sourire et me fixe de nouveau sur les portes de l’ascenseur, vu l’aperçu que j’ai eu de sa plastique c’est sûrement un Chippendale, décidément ces américains m’étonneront toujours, ce n’est pas en France qu’on croiserait un strip-teaseur en attendant un ascenseur en plein milieu de l’après-midi !  
Alors que je commence à m’impatienter, je me dirige vers les escaliers quand je sens sa main agripper mon bras, surprise, je le regarde gênée quand il me répond avec un sourire :
X : Il ne sera plus long.
Il a à peine fini sa phrase que les portes de l’ascenseur s’ouvrent sur nous, ce qui me vaut un nouveau sourire. Nous pénétrons dans la cabine plus que vétuste d’ailleurs, et alors que j’appuie sur le bouton correspondant au rez-de-chaussée il fait de même et provoque ainsi un contact entre nos deux mains qui s’en suit d’un battement de cœur manqué quand mon regard rencontre le sien. Ca devrait être interdit d’avoir des yeux aussi beaux ! Lentement il s’éloigne de moi avec cette fois-ci un sourire plus timide, et pour rompre le silence qui devient pesant je lui demande alors que les portes de l’ascenseur se referment :
A : Vous prenez souvent cet ascenseur ?
X : Oui tous les jours, j’habite ici, normalement je ne suis pas là à cette heure de la journée mais je devais venir me changer pour aller à une réception !
Soudain je réalise mon erreur et je ne peux m’empêcher de rire ! J’ai pris cet homme pour un Chippendale alors qu’il est militaire et qu’il habite tout simplement l’immeuble ! Dieu ait pitié de moi ! Gêné par mon rire il me demande d’une voix timide :
X : J’ai dit ou fait quelque chose de drôle ?
A : Non excusez-moi, c’est nerveux !
Bien qu’il n’ait pas l’air convaincu de mon explication il ne dit rien, je n’en reviens toujours pas, comment Brigitte ne m’a-t-elle jamais parlé de cet étalon ? Tout à coup je suis tirée de mes pensées par une secousse et le noir qui s’installe brusquement, prise par surprise je trébuche et sens les bras puissants de mon compagnon me retenir au niveau de la taille. Après quelques secondes la lumière revient et à mon plus grand bonheur ou malheur, nous sommes toujours reliés par une insoutenable proximité ! Délicatement il m’aide à me redresser mais garde ses mains sur mes hanches, reprenant doucement mes esprits il me demande d’une voix basse incroyablement sexy :
X : Ca va ?
Bien que mon cerveau me crie de dire non pour qu’il ne détache surtout pas ses mains de moi, ma raison reprend le dessus face à son air inquiet.
A : Oui, merci ça va. Que s’est-il passé ?
X : Une panne d’ascenseur apparemment, ça n’était pas arrivé depuis longtemps pourtant !
A : Et comment fait-on pour se sortir de là ?
X : On attend ! Vu le bruit, il est sûrement coincé entre deux étages, on ne peut pas sortir d’ici tous seuls !
A : Heureusement que j’ai un portable, on va appeler un réparateur et dans quelques minutes nous serons dehors !
Je me détache de lui un peu brutalement pour sortir mon portable de ma poche quand je ne peux retenir un cri de frustration en regardant l’objet dans ma main.
A : C’est pas vrai, ça ne capte pas !
X : Alors la seule solution est d’attendre que quelqu’un appelle l’ascenseur pour le débloquer, malheureusement à cette heure-ci tous les résidents sont à l’extérieur !
Alors que je réalise ce qu’il est en train de me dire la colère monte en moi.
A : Vous voulez dire qu’on est coincé ici et qu’il n’y a rien d’autre à faire qu’attendre que quelqu’un se décide à appeler ce maudit ascenseur ?
X : Eh ne me criez pas dessus ce n’est pas de ma faute !
A : Si justement c’est de votre faute, j’allais prendre l’escalier et vous m’avez dit d’attendre cette cage à rats alors que vous saviez qu’il pouvait tomber en panne !
X : Je vous l’ai dit, il n’est pas tombé en panne depuis plus d’un an et ensuite je ne vous ai pas forcé à le prendre, je voulais juste vous rendre service !
A : Me rendre service ? Tu parles ! Je n’arriverai jamais à mon rendez-vous !
X : Et moi alors, je vous signale que je me rendais à une cérémonie officielle organisée par la NAVY ! Et puis qui êtes-vous d’abord ? Qu’est-ce que vous faites ici, vous n’habitez pas là que je sache ?
A : Je n’ai pas à vous répondre, je ne sais rien de vous !
Sa voix est montée d’un ton, il a l’air aussi énervé que moi à l’idée de ne pas pouvoir arriver à temps à son rendez-vous et je dois avouer qu’il est particulièrement séduisant quand il est en colère. Alors qu’il a l’air dépité par la situation il se laisse glisser le long de la paroi de l’ascenseur avant que je ne l’imite le long de la paroi opposée. Pendant plusieurs minutes nous restons là sans rien dire mais je ne peux m’empêcher de le regarder alors que lui fixe le sol. Il est si grand que ses genoux lui arrivent sous le menton, et ses mains qu’il passe dans ses cheveux depuis tout à l’heure sans doute par stress, ce sont sans aucun doute des mains d’expert, je les vois d’ailleurs très bien me caresser et… hou là Althéa tu t’égares, tu ne connais rien sur cet homme et en plus c’est de sa faute si tu arriveras en retard à ton rendez-vous avec Brigitte ! Soudain je l’entends pousser un long soupir et je le vois relever la tête et la poser contre la paroi de l’ascenseur, discrètement je détourne mon regard de lui, il a une telle  façon de poser ses yeux sur vous que vous vous perdez immédiatement dans leur bleu intense ! En fait cet homme est un « condensé de publicité » à lui tout seul, je le vois bien dans une pub pour le dentifrice ou alors pour des lentilles de contact ou mieux dans une publicité pour le recrutement, avec un slogan du style :  « Mesdames si vous voulez que votre fils ressemble à ce Dieu vivant n’hésitez plus la NAVY est là pour ça ! » Tout à coup je suis tirée de ma rêverie par sa voix redevenue basse et sensuelle.
X : Comme on en a pour un bout de temps je crois que ce serait préférable qu’on s’adresse la parole, alors je commence. Je suis le Capitaine de Frégate Harmon Rabb de l’Aéronavale.
Alors qu’il me tend la main je reste hésitante puis finis par faire de même, je sens que je peux avoir confiance en lui, et après tout je me suis peut-être un peu vite emportée tout à l’heure.
A : Je me nomme Althéa et pour votre appartenance à l’Aéronavale, j’avais deviné.
Tout en lui disant ça je montre du doigt les ailes dorées qui décorent son bel uniforme blanc. Cette remarque me vaut d’ailleurs un nouveau sourire, je n’ose plus les compter, cet homme doit même sourire en dormant ! Tout en se redressant un peu contre la paroi il commence à déboutonner les boutons de sa veste qui doit sans doute lui donner chaud et me demande :  
H : Sans vouloir être indiscret Althéa, que faites-vous dans cet immeuble ?
A : Je suis venue rendre visite à une amie qui habite ici, Brigitte, malheureusement elle n’est pas là, c’est pour ça que j’étais pressée, je devais la rejoindre à Rock Creek Park !
H : Brigitte ? Oui je la connais ! C’est de là que vient votre accent alors, vous êtes française vous aussi ?
A : Oui, c’est exact ! Et à mon tour sans vouloir être indiscrète, où vous rendiez-vous habillé comme ça ?
H : Si vous voulez tout savoir, je devrais être en train de recevoir une médaille des mains du secrétaire d’Etat à la Marine à l’heure qu’il est !
A : Oh ? Et pourquoi recevez-vous cette médaille ?
H : Pour avoir empêché un missile de détruire un porte-avions !
A : Ah dans ce cas je comprends que vous soyez en colère d’être en retard !
H : A vrai dire ça ne me dérange pas vraiment, je n’aime pas ce genre de cérémonie, le problème c’est que mon supérieur va m’incendier !
A cette dernière remarque nous rions tous les deux quand une nouvelle secousse se fait ressentir et que le noir prend de nouveau place pour de bon cette fois ! A cet instant l’angoisse monte en moi alors que j’entends la voix apaisante de Harm me murmurer :
H : Ca va aller Althéa ne vous en faites pas je suis sûr que quelqu’un ne va pas tarder à venir nous déloger !
A : Oui, vous avez raison je suis sûr que quelqu’un va venir ! Non en fait, je n’en sais rien du tout et vous non plus ! Harm dites-moi que c’est déjà arrivé que l’ascenseur tombe en panne et qu’il n’y ait plus de lumière ?
H : En réalité c’est la première fois qu’il n’y a plus de lumière ! Désolé !
A : Oh c’est pas vrai mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? Pour une fois que je gagne quelque chose ! Je suis sûre qu’on va mourir !
H : Mais non on ne va pas mourir ! Et même si c’est la première fois qu’il n’y a pas de lumière, il faut un début à tout !
A : Oh mais comment faites-vous pour faire de l’humour dans un moment pareil ?
H : Bon, allez, arrêtez de vous alarmer et venez là !
Alors qu’il me dit ça, je l’entends se déplacer dans le noir et passer son bras autour de mes épaules pour me serrer contre lui, à ce contact je me sens rougir et à ma grande surprise je remercie le ciel que nous soyons dans le noir pour qu’il ne puisse pas le voir ! Discrètement je me frotte un peu plus à lui et pendant qu’il m’enlace plus étroitement je pose ma tête contre son torse et je respire son eau de toilette, mon Dieu cet homme sent tellement bon que s’il n’était pas un inconnu à mes yeux je n’hésiterais pas à planquer ma tête dans son cou pour mieux m’imprégner de son odeur ! Lentement, je sens son souffle chaud dans ma nuque et à cette douce caresse je ne peux m’empêcher de frémir, alors, pensant que je suis effrayée il m’embrasse tendrement les cheveux et me murmure d’une voix à peine audible :
H : Tout va bien, je suis là, il ne peut rien nous arriver, n’oubliez pas qu’on était censé me décorer aujourd’hui !
Cette remarque ne provoque qu’un rire nerveux chez moi, alors doucement il reprend :
H : Althéa, apprenez-moi à dire quelque chose en français.
A : Qu’est-ce que vous voulez apprendre à dire ?
H : Je ne sais pas, ce que vous voulez, de toute façon je ne comprendrai pas ce que vous direz !
L’idée de lui apprendre à dire quelque chose qu’il ne comprendra pas m’amuse, cependant le choix est dur à faire.
A : Très bien, alors répétez après moi : Je t’aime.
H : Je t’aime.
A : Vous voyez ce n’était pas si dur que ça !
Il n’a pas le temps de répondre que l’ascenseur redémarre et que la lumière revient. Quelques secondes plus tard les portes de la cage s’ouvrent sur une Brigitte médusée de me trouver assise par terre dans les bras de son voisin qui se trouve être décoiffé et la veste d’uniforme grande ouverte.

Septembre 2002, 17H00
Un immeuble de Union Station, Washington DC

Quelques minutes plus tard après nous être expliqués sur notre « panne d’ascenseur » et ainsi rassurée Brigitte qui me croyait morte, Harm et moi nous nous séparons, lui devant sauver sa carrière comme il l’a si ironiquement expliqué, alors que moi et Brigitte devons nous rendre dans un restaurant pour y retrouver ses amis. Lentement le beau brun avec qui j’ai passé l’après-midi s’approche de moi et me dit avec son fameux sourire à tomber par terre :
H : Merci de m’avoir tenu compagnie et encore désolé pour votre rendez-vous gâché !
A : Ne vous excusez pas, j’ai au moins appris une chose cet après-midi.
H : Laquelle ?
A : De ne jamais faire confiance à un homme aux allures de Chippendale quand il vous conseille de prendre un ascenseur !
A cette remarque nous rigolons tous les deux sans que Brigitte ne comprenne quoique ce soit d’ailleurs, puis alors qu’il me dit qu’il est vraiment temps qu’il parte, il me prend dans ses bras et me murmure à l’oreille :
H : D’habitude on me compare à Tom Cruise mais j’ai toujours rêvé d’être Chippendale alors je ne vous en veux pas ! Et Althéa…
Lentement, il se détache de moi et me dit en me regardant droit dans les yeux :
H : Je t’aime…
Tendrement, il m’embrasse la joue et s’en va. Je ne l’ai jamais revu et je dois avouer que je le regrette, cependant il y a au moins une chose qui me console, parce que même s’il ne savait pas ce que cela signifiait, aujourd’hui je suis sûre d’une chose, un jour un pilote de la NAVY au regard d’acier et au sourire d’ange m’a dit «  je t’aime… »

===============
Journalisée

Brigitte

=========



Bannière par Marie931
brigitte
Administrator
Loup de Mer
*****
Hors ligne Hors ligne

Messages: 5 339



WWW
La tournée du Père Noël
« Répondre #2 le: Décembre 18, 2003, 05:04:03 »

Pour angel
de la part de caline


=============

Petit ange.

Messe de minuit, une église quelque part à Brest.

Angel jeta un œil discret à sa montre et soupira. 21h 30. Pfffff….. Et il appelle ça une messe de minuit, pensa-t-elle

Tandis que le prêtre entamait son sermon, elle regarda furtivement autour d’elle. Ses yeux passèrent rapidement sur sa mère à ses côtés, puis glissèrent jusque sur son père de l’autre côté de l’allée centrale. « Le côté des hommes » comme disait sa mère. A cette pensée un sourire naquit sur ses lèvres bien vite réprimé grâce au coup de coude de sa mère.

Rougissante, elle s’efforça de se concentrer sur le prêtre, mais c’était comme si quelque chose ou quelqu’un l’obligeait à détourner la tête. C’était plus fort qu’elle…Une nouvelle fois elle tourna la tête et son regard se porta a nouveau sur son père. Mais… ? A qui parlait-il ?

Un militaire échangeait quelques paroles discrètes avec son père. Intriguée, Angel étudia plus attentivement l’inconnu. Il était très grand, très brun et étranger d’après l’uniforme qu’il portait.

« Et avec votre esprit ! » Angel sursauta. La messe s’achevait et déjà la foule se pressait, masquant à sa vue le bel étranger. Les gens quittaient lentement l’église, et la jeune fille perdit l’officier du regard. Mince ! Où était-il ?

Soudain, sa mère l’attrapa par le coude et la gratifia d’un regard sévère. « Tu as été plus que distraite pendant l’office, ma fille ! »

« Je sais…Je suis désolée. » Angel baissa la tête, honteuse. «  Tu sais qui était cet homme à côté de papa ? » reprit-elle, essayant de contrôler sa curiosité.

«  Tu veux parler du militaire américain ? »

« Oui » répondit-elle tout en scrutant intensément la foule. Le rire cristallin de sa mère lui parvint.

« Ton père a toujours été doué pour se lier d’amitié avec les étrangers. Je me souviens d’une fois où il…. »

Angel leva les yeux au ciel. Sa mère était une incorrigible bavarde. Elle était intarissable, elle pouvait parler pendant des heures de tout et de rien. Il n’y avait qu’un endroit où elle se taisait. C’était à l’église.

Dehors sur le parvis, les gens formaient des petits groupes qui se dispersaient et disparaissaient lentement dans l’obscurité. Chacun rentrait chez soi, savourer la  douceur de cette fête en famille, goûter les merveilleuses choses préparées à cette occasion et découvrir, ravis ce que le « père noël » avait déposé pour tous, au pied du sapin.

Avec un soupir de bonheur, la jeune fille ferma les yeux et remonta le col de son manteau, en humant avec délices l’air vif et froid de décembre. Elle aimait cette période de l’année où tout pouvait arriver pourvu qu’on le souhaite ardemment.

Tout en l’écoutant d’une oreille distraite, elle suivit sa mère en observant les quelques personnes qui s’attardaient encore. Espérant apercevoir la haute silhouette. Zut ! Elle l’avait raté !

Elle décida de mettre ses gants et pour ce faire dut baisser la tête. Elle s’approcha d’une ombre qu’elle croyait être celle son père et lança, se moquant gentiment « Eh papa, tu parles pendant l’office maintenant  ! Tu sais que maman va te faire les gros yeux ! »

Elle releva la tête et son rire s’étrangla dans sa gorge. Deux yeux d’un bleu indéfini la sondaient.

« Angel… Je te présente le capitaine Rabb qui nous fait l’honneur de bien vouloir partager notre table pour ce réveillon de Noël. » lança son père en retenant son rire devant l’air ahuri qu’arborait sa fille.

Fascinée, elle tendit une main tremblante en bredouillant « Bon…Bonjour… »

« Capitaine Rabb ! Je suis ravie de faire votre connaissance ! »  s’écria sa mère puis passant son bras sous celui de l’officier, elle l’entraîna « Venez, rentrons bien vite ! Il fait froid, vous ne trouvez pas ? d’où venez vous Capitaine ? Côte ouest ou côte est  ? L’Amérique est tellement grande ! dites-moi tout ! »  puis se tournant vers Angel qui n’avait pas bougé « Eh bien, tu viens ma chérie ! Ne reste pas plantée là ! Allons viens ! »

Son père passa gentiment un bras autour de ses épaules et murmura « Allons viens, tu connais ta mère… » Il se mit à rire doucement. « Pauvre Capitaine, il va avoir droit à un interrogatoire en règle. Lui, qui d’habitude pose les questions »

Etourdiment, la jeune fille rétorqua « il est policier ? »

« Non, ma chérie, il est avocat. Il appartient à la marine américaine. » puis surprenant le regard rempli de perplexité de sa fille, se mit à rire franchement et lui dit « Mais il t’expliquera tout ça bien mieux que moi ! » Il reporta son attention sur le couple qui les devançait «  Enfin si j’arrive à détourner l’attention de ta mère suffisamment longtemps pour cela naturellement ! » soupira-t-il.

Angel accrocha son manteau à la patère de l’entrée et son regard se posa sur la casquette blanche qui trônait sur la console. En chemin, son père lui avait expliqué que cet officier était venu prendre en charge un déserteur américain, mais qu’il se retrouvait coincé en France jusqu’au lendemain de Noël. Alors  selon la charité chrétienne, il se devait  de lui proposer de passer le réveillon en leur compagnie. Et voilà comment ils se retrouvaient à accueillir un inconnu à leur table le soir de Noël !


Elle pénétra presque timidement dans le salon. Elle s’approcha doucement du sapin et contempla hypnotisée, le scintillement de la guirlande électrique. Tout à coup une voix interrompit sa rêverie. « Je connais votre prénom, mais vous ne connaissez pas le mien. »

Elle se retourna lentement avec la peur soudaine que tout cela ne soit qu’un rêve. « Harmon, mais vous pouvez m’appeler Harm. »

Elle leva les yeux et parvint à lui sourire «  et vous tutoyez-moi, s’il vous plaît »  

« Comme vous… tu voudras, petit ange »

Petit ange ? elle rougit de plaisir. Décidément ce Capitaine était Charmant. Elle s’éclaircit la gorge et reprit « Papa m’a dit que vous étiez avocat ? »

Il sourit «  Ah dieu merci, c’est une question que votre mère ne m’a pas encore posée ! »

Angel eut une grimace comique « Oh il faut vous dire que Maman est terriblement curieuse ! Attendez vous à subir un nouveau tir fourni de questions ce soir ! » Elle prit un air de conspirateur et  baissa la voix « pour le moment vous êtes tranquille, elle est occupée avec le repas. Elle ne sortira pas de la cuisine avant une bonne demi-heure au moins ! »

« C’est très gentil de la part de tes parents de m’inviter à partager ce repas et je peux bien en contrepartie répondre à quelques questions » dit-il en riant. «  en effet, je suis avocat.  Je suis rattaché au JAG, à Washington.»

« Qu’est-ce que c’est ? » demanda-t-elle en pointant le menton vers l’insigne doré fièrement piqué sur sa poitrine.

 Il baissa la tête et sa main caressa un instant  l’insigne «  Ce sont mes ailes.  Je suis pilote dans l’Aéronavale. »


La jeune fille le regarda surprise « Vraiment ? »

« Oui vraiment, pourquoi ? » demanda-t-il amusé.

Eh bien pensa Angel, il est déjà irrésistible dans son costume d’avocat, je me demande ce que ça donne en tenue de pilote…

«  Venez, » reprit –elle en préférant éluder la question. « Maman réalise de succulentes choses et je parie que vous n’avez rien de comparable à Washington ! » dit-elle une lueur espiègle dans le regard. Elle le prit par la main et l’entraîna à sa suite jusqu’au buffet ou était exposées toutes sortes de gourmandises…

Le reste de la soirée se déroula comme dans un rêve. Le repas fut très réussi comme d’habitude grâce aux talents incontestés de sa mère. Et quand vint l’heure d’ouvrir les cadeaux, la maison se remplie d’éclats de rire, de « oh » de surprise et de « ah » de contentement. Même Harm eut droit à un cadeau. Un splendide gilet en soie.

Plus tard Angel apprit de sa mère que le gilet en question était destiné à son père.

« Que veux-tu » lui expliqua cette dernière en haussant les épaules « on ne pouvait pas ouvrir nos cadeaux et le laisser nous regarder. Et puis ton père a suffisamment de cadeaux chaque année ! Et suffisamment de gilets ! »

Angel secoua la tête en souriant.  C’était sa mère et on ne la changerait pas ! d’ailleurs elle l’aimait comme ça !


Trop vite l’heure du coucher arriva et la jeune fille dut souhaiter bonne nuit à toutes les personnes présentes. Lorsqu’elle arriva à Harm une délicieuse rougeur envahit ses joues. « Bonne nuit Harm, à demain ? » c’était plus une supplication qu’une question.

« Bonne nuit, Angel. A demain. » l’affirmation fut ponctuée d’un clin d’œil ravageur et Angel monta se coucher un sourire béat aux lèvres.

Angel sortit du sommeil et s’étira, ravie. Quel merveilleux rêve ! Elle avait passé la soirée de Noël avec un séduisant officier au sourire renversant ! Ah il faudrait qu’elle raconte cela à sa meilleure amie ! Gaiement elle repoussa les couvertures. Aujourd’hui pas question de traîner au lit !  On était le 25 décembre et gageons que ses parents lui avaient encore réservé quelques surprises au pied du sapin !

Impatiente, elle dévala les escaliers sans se préoccuper de faire du bruit ou pas. Une fois devant le sapin, elle se dit que son intuition ne l’avait pas trompée. Elle se pencha pour saisir un paquet et l’ouvrir, lorsque quelque chose attira son attention. Une casquette d’officier de la marine américaine tandis que résonnait dans son dos, une belle voix grave.

« Bonjour, petit ange. »  

FIN

=========
Journalisée

Brigitte

=========



Bannière par Marie931
brigitte
Administrator
Loup de Mer
*****
Hors ligne Hors ligne

Messages: 5 339



WWW
La tournée du Père Noël
« Répondre #3 le: Décembre 18, 2003, 05:05:31 »

Pour Audrey
de la part de phoenix


=====================

Et voilà j’en étais sûr, nous étions la veille de Noël et j’étais toujours à Washington. Je venais de prévenir mes parents que je ne rentrerais pas avant le 26 décembre.
La neige, c’était magnifique, il neigeait pour Noël. Pour neiger, il neigeait, c’était une véritable tempête, les pistes étaient complètement recouvertes de ce manteau blanc de plusieurs centimètres pour ne pas dire d’un bon mètre. C’était la deuxième fois cette semaine que mon vol était annulé.
Pourtant mon séjour avait bien commencé, mon stage linguistique était génial. Je m’étais faite acceptée, non sans craintes, au début je m’étais fait plein de nouveaux amis. Je m’étais débrouillée comme une chef.
Il fallait de nouveau que je trouve une solution, ma famille d’accueil était partie dans le New Hampshire pour les fêtes aujourd’hui même, il me restait soit l’hôtel, solution qui fut vite abandonnée à cause du manque de moyens financiers et de plus c’était complet depuis des semaines à cause des fêtes de fin d’années. La solution ultime fut de rester en stand bye dans l’aéroport en attendant les deux jours nécessaires à fin de déblayer les pistes. Les derniers avions atterrissaient puis l’espace aérien de Dulles fut fermé. « Joyeux Noël Audrey ! » Tu parlais d’un joyeux noël, cela s’annonçait comme le pire Noël de ma courte existence.
Midi approchait et je m’étais achetée un peu à manger, un magazine sportif spécialisé dans le base-ball et un bon vieux gros bouquin pour passer le temps. Je jetais un coup d’œil à mon hamburger, le repas de Noël de cette année serait des plus original il n’y a pas de doutes.
Pour éviter de craquer, je lisais un article de mon magazine tout en marchant. L’article traitait des Boston Red Sox et de leur recrue hivernale, le lanceur « rookie » Morgan Art Tiner, je le connaissais bien, en plus d’être mon joueur préféré, il était plutôt mignon.
Prise dans ma lecture et surtout par la photo, je n’avais pas vu venir la personne en face de moi. La collision fut spectaculaire mais pas violente. La jeune fille que j’avais renversé devait avoir mon age tout au plus, peut-être plus jeune mais en réalité  j’étais d’un an son aînée. Elle m’aida à me relever.
Audrey : « Excuse-moi, je ne t’avais pas vu, je suis vraiment désolée. »
La jeune fille ramassa le magazine.
?? : « Morgan Tiner, je comprends mieux maintenant, c’est vrai qu’il est mignon, je connais son cousin. »
Puis elle me regarda en souriant.
?? : « Je m’appelle Chloé. »
Audrey : « Moi c’est Audrey, enchantée. »
Chloé : «  Tu n’es pas américaine n’est-ce pas ? »
Audrey : « Effectivement, je suis française. »
Chloé : « Cool ! Tu viens passer Noël à Washington comme moi ? »
Audrey : « Pas exactement, en fait je viens de finir mon séjour et le reste serait trop long à expliquer. »
Chloé me prit le bras et m’emmena m’asseoir.
Chloé : « Tu sais quoi, j’ai l’impression que t’es coincée ici, je me trompe ? Moi, j’ai eu ma sœur au téléphone et avec la neige et sa superbe voiture de sport, elle n’a pas pu quitter l’endroit où elle se trouvait. C’est son meilleur ami qui vient me chercher en 4x4. »
Chloé avait insisté sur le « meilleur ami » en mettant des guillemets avec ses doigts et en secouant la tête, mais elle était ravie de la venue de cet homme.
Chloé : « Tu vois on a le temps, tu peux m’expliquer ce qui t’arrives. »
Je commençais un peu à me détendre. Je racontais à Chloé ce qui m’était arrivé. Elle m’écouta attentivement. Elle compatissait à mes péripéties.
Audrey : « Et voilà Chloé, je me retrouve à passer Noël loin de ma famille dans cet aéroport international. »
Chloé : « C’est hors de questions ma grande, Noël c’est le jour des miracles, tu ne pourras sûrement pas voir ta famille, mais tu vas venir avec moi fêter Noël avec ma famille. »
Audrey : « Comment ça ? Chloé je ne peux pas, tu ne me connais pas et je ne serais pas à ma place. »
Chloé : « Tu y seras nettement mieux qu’ici et quel meilleur jour pour se faire de nouveaux amis ? Et puis ne t’inquiète pas ce n’est pas vraiment ma famille de le sens où toi tu le comprends. C’est LA famille et ils seront ravis, je vais appeler ma sœur pour la prévenir. »
Audrey : « Chloé, … »
Chloé me fit signe de me taire pendant qu’elle portait son mobile à son oreille.
Chloé : « Mac ? »
Mac : « Chloé ? ça va ma chérie ? Harm est arrivé ? »
Chloé : « Non pas encore. J’avais un truc à te dire tout à l’heure et j’ai oublié. Je ne suis pas venue toute seule et ça s’est décidé au dernier moment. »
Mac : « Comment ça ? »
Chloé : « Je suis vraiment désolé Mac, mais ma correspondante française est avec moi. Ça ne te dérange pas ? »
Mac : « Maintenant qu’elle est là et que je suis mise devant le fait accompli, non ça ne me dérange pas, qu’elle vienne, elle ne va tout de même pas passer Noël toute seule. »
Chloé : « Ho merci, merci beaucoup, t’es la meilleure. »
Mac : « Je veux que tu préviennes Harm s’il te plait »
Depuis le début de la conversation, la grande sœur de Chloé avait une voix mal assurée et plutôt triste.
Chloé : « Ok, je l’appelle… Mac ? ça va ? Je sais que d’habitude à Noël ça ne va pas fort mais c’est là différent. »
Mac : « Ce n’est rien ma chérie, je t’expliquerai plus tard, d’accord ? »
Chloé : « Ok, mais promis on en parle. »
Mac : « Promis »
Chloé : « Bon ben à toute à l’heure. »
Mac : « A toute à l’heure »
Chloé raccrocha et appela Harm tout de suite après.
Harm : « Capitaine Rabb ? »
Chloé : « Harm, c’est Chloé. »
Harm : « Chloé, je suis sur la route, il y a pas mal de neige alors je ne serais pas là tout de suite, je suis désolé, je vais le plus vite possible. »
Chloé : « Prends ton temps Harm, ne va pas encore provoquer un accident s’il te plait, fais attention. En plus je ne suis pas seule, c’est pour ça que je t’appelle, on est deux, une amie française m’accompagne. »
Harm : « OK, t’as prévenu ta sœur ? »
Chloé : « Oui, elle est au courant, elle est d’accord. Au fait t’as remarqué quelque chose avec elle ? Je sais que c’est Noël mais elle n’est pas comme d’habitude. »
Harm : « Je ne l’ai pas vu de la journée Chloé, c’est ses vacances tu sais, ne t’inquiète pas. »
Chloé : « Je parie que c’est Clay. »
Harm : « Chloé, s’il te plait, ne te mêle pas trop de ça. »
Chloé : « Mais Harm, elle … »
Harm : « Chloé, si vraiment ça ne va pas, laisse la au moins t’expliquer avant de monter des plans sur la comète. »
Chloé : « D’accord. Nous t’attendons. »
Harm : « ça marche à tout de suite. »
Chloé raccrocha.
Quant à moi je n’avais pas tout saisi mais je n’insistais pas. J’étais reconnaissante envers Chloé. Elle était si spontanée et en plus tout semblait fonctionner. Ce n’est pas moi qui aurait pu faire ça, encore moins le jour de Noël. Voyant mon interrogation vis à vis de sa conversation, Chloé m’expliqua tout ce qu’il y avait à savoir sur sa « famille » de Washington. J’appris beaucoup de choses intéressantes.
Audrey : « Et Harm est donc célibataire maintenant, mais il a une fille, Mattie. Il est divorcé ? »
Chloé : « Non, il ne s’est même jamais marié, c’est juste son père adoptif maintenant. »
Audrey : « Excuse mon indiscrétion, mais tu t’entends bien avec elle ? »
Chloé : « Au début, pas du tout, mais on a appris à se connaître et on s’est découvert un objectif commun, nos rapports ont changé. »
Je souris à cette remarque.
Audrey : « Le fait d’essayer de rapprocher ta sœur et son père. »
Chloé sourit à son tour.
Chloé : « Pour, je ne sais plus j’ai perdu le compte, la énième tentative, c’est exact. »
Puis un homme vêtu d’un long manteau noir, pantalons assortis, très bien habillé, s’avançait vers nous. Je ne me rappelais pas avoir déjà vu un canon pareil. Il était grand, brun avec de léger cheveux grisonnant qui lui donnait un certain charme. Quant à ses yeux, bleus mais d’un bleus glaciers d’une pureté à faire fondre un radiateur. Je suis restée scotcher sur mon siège, la bouche ouverte, Chloé le remarqua et rigola.
Chloé : « ça fait toujours ça la première fois, ferme la bouche quand même. »
Ce que je fis par reflex mais mes yeux restaient grands ouverts.
Audrey : « Tu veux dire que c’est lui Harm ? Comment ta sœur peut-elle résister à un canon pareil. »
Chloé : « Crois-moi c’est une longue histoire. »
En arrivant à notre hauteur, Harm prit Chloé dans ses bras.
Harm : « Comment vas-tu Chloé ? Tu as fait un bon voyage ? »
Chloé : « Et ton super couvre chef il est où ? »
Harm : « Si je veux qu’il reste super je ne le mets pas sous la neige et si je ne suis pas obligé. C’est elle ton amie ? »
Chloé : « Oui et elle s’appelle Audrey. »
En français Harm me salua.
Harm : « Bonjour Audrey, bienvenue à Washington. »
Audrey : « Merci, merci beaucoup de m’accueillir pour Noël. »
Harm : « De rien, Noël c’est une fête pour tout le monde. »
Chloé resta sans voix.
Chloé : « Vous venez de dire quoi ? J’en reviens pas, tu parles français ? »
Harm éclata de rire, il était fier de son effet.
Harm : « Il n’y a pas que ta sœur qui a des dons pour les langues. »
Je souris.
Harm : « Venez les filles, allons-y parce que s’ il me faut autant de temps pour rejoindre les autres on est pas arrivé. »
Je suivais ce beau gosse, je n’en revenais toujours pas. En tout cas c’était plutôt bien parti.
Effectivement nous avions mis du temps à cause des conditions climatiques,  pour arriver à destination. C’était une grande maison, une très belle maison recouverte d’un beau manteau neigeux. C’était magnifique malgré la tempête de neige. Un Noël en blanc.
Harm : « Je vous laisse les filles, je reviens avec Sturgis après le travail, désolé mais nous ne sommes pas en vacances, j’ai perdu pas mal de temps et je n’ai pas mangé. »
Chloé : « Désolé Harm, fais attention sur la route et prends ton temps. »
Harm : « Promis »
Audrey : « Merci beaucoup monsieur. »
Harm : « Harm, s’il te plait pas de monsieur. »
Audrey : « D’accord Harm »
Harm : “A toute à l’heure les filles.”
Chloé et Audrey : « A toute à l’heure. »
Chloé frappa à la porte de la maison. Une jeune fille nous ouvrit, elle était plus jeune que nous.
Chloé : « Bonjour Mattie »
Mattie : « Salut Chloé, comment vas-tu ? »
Chloé : « Bien et toi ? »
Mattie : « Super »
Chloé : « Je te présente Audrey, une amie… d’aéroport. »
Mattie : « Salut »
Audrey : « Salut »
Je me présentai sommairement à Mattie et je lui racontai mon histoire.
Mattie : « T’as eu raison Chloé. Tu verras tout le monde est cool, on va bien s’amuser. On était en train de préparer pour demain avec ta sœur et l’amiral. »
Audrey : « L’amiral ?? »
Chloé : « Oui, ici c’est chez Meredith et l’amiral A.J. Chegwidden, c’est un ancien commando des Seals. »
Mattie : « C’est maintenant le boss de Papa, Mac et d’un peu tout le monde. »
Audrey : « Mais ils sont tous militaires ? »
Chloé : « Je ne te l’avais pas dit ? »
Audrey : « Non »
Chloé : « Oups, mais c’est pas grave, ça ne te gêne pas ? »
Audrey : « Un peu quand même, une maison remplie de militaires et moi je suis française, j’ai un peu peur d’être mal vue. »
?? : « Voilà pourquoi je n’aime pas les journalistes, ici tu es la bienvenue mademoiselle, je ne tolérerai pas sous mon toit un quelconque écart de conduite envers mes invités. Je suis l’amiral A.J. Chegwidden. »
Je lui serai la main, j’étais touchée et intimidée par l’homme, qui malgré l’âge avait un certain charme.
Audrey : « Bonjour monsieur, merci beaucoup pour votre accueil et votre hospitalité. »
A.J. : « De rien, alors comme ça tu es la correspondante de Chloé ? »
Chloé : « Heu… pas exactement, d’ailleurs si vous pouvez m’aider avec Mac en fait j’ai un peu arrangé la vérité, à ma façon. »
Mac arriva au même moment dans la pièce.
Mac : « Qu’est-ce que tu as arrangé mademoiselle ? »
Mac était une superbe femme, très féminine, assez grande avec de magnifiques yeux noisettes et de cheveux châtains légèrement dorés à plusieurs endroits sur quelques mèches. Définitivement, je ne comprenais pas pourquoi Harm et Mac n’étaient pas ensemble.
Chloé avait fini d’expliquer ma situation et sa sympathie pour moi.
A.J. sourit, regarda Mac qui faisait de grands yeux à Chloé. Mattie se retenait de rire et moi j’ai été rouge comme une tomate, très gênée. Mac se détendit.
Mac : « Et tu ne pouvais pas m’expliquer ça depuis le début ? J’aurais compris tu sais. »
Chloé : « Je voulais être sure qu’elle ne passe pas Noël toute seule. »
Mac secoua la tête. A ce moment, une femme entra dans la maison. Elle se débarrassa, puis elle embrassa A.J.
Chloé : « C’est Meredith, la femme de l’amiral, attention ouragan en vue. »
Meredith : « Bonjour les filles vous allez bien ? Chloé as-tu fait un bon voyage ? »
Une bonne ambiance s’installa entre nous, je racontais avec un peu plus de détails ce qu’il m’était arrivé à l’aéroport. On discutait de tout et de rien, on raconta nos vies, j’ai remarqué que Harm revenait souvent dans la conversation. En fin d’après-midi j’ai fait la connaissance de la famille Roberts. Des personnes adorables, leurs enfants étaient trop mignons, Jimmy et A.J. Junior.
Mac se dirigea vers la cuisine, elle s’arrêta un moment devant la fenêtre pour regarder dehors, il neigeait sur le porche. Puis elle se dirigea de nouveau vers la cuisine. Chloé et moi avions observé la scène et pendant que Mattie berçait le petit Jimmy, Chloé alla rejoindre sa sœur.
Chloé : « ça ne va toujours pas ? »
Mac : « Chloé ! Tu m’as fait peur, j’étais perdue dans mes pensées. »
Chloé : « Je vois ça, un penny pour tes pensées. »
Mac sourit puis soupira et son visage s’assombrit.
Mac : « C’est … compliqué encore. »
Chloé : « C’est … Clay, je me trompe ? »
Mac : « Oui. Il n’est pas là et je … »
Chloé ne voulait pas parler de Clay, elle n’était pas d’accord avec sa sœur mais ça restait sa sœur. Elle essaya de la rassurer.
Chloé : « Ne t’inquiète pas, avec la neige, il ne devrait pas tarder, il mettra juste plus de temps. »
Mac : « Non Chloé, il ne viendra pas du tout et je … »
Chloé craqua et ne put se retenir.
Chloé : « Stop ! Je ne veux pas entendre la suite, écoute-moi jusqu’au bout, j’ai fait un effort pour Mic, mais là non. Tu fais la même erreur tout ça pour fuir un règlement que Harm et toi aviez par le passé contourné, outrepassé, interprété et vous n’êtes pas capable de vous parler franchement sur vos sentiments. Je sais pas si tu t’es rendue compte du sacrifice qu’il a fait. Tu connais Harm mieux que personne, son geste valait tous les mots du monde et toi t’as eu peur de ça. Et maintenant tu essaies de me faire croire depuis un petit moment que t’as une relation avec James Bond, je vais te dire je connais déjà la fin de cette histoire c’est du déjà vu. Désolé mais j’ai choisi mon camps en ce qui concerne cette histoire, alors t’écouter te plaindre parce que Clay n’est pas là parce qu’il est en mission le jour de Noël, ça m’est égal.
Chloé sortit de la cuisine avec les larmes aux yeux, elle adorait sa sœur et ça lui faisait mal mais elle voulait lui ouvrir les yeux et lui dire ce qu’elle pensait. Mac ne put se justifier. Ma curiosité me perdra mais j’avais tout entendu, je jetai un œil dans la cuisine et ce que je vis me déchira la cœur.
Audrey : « Madame ? »
Mac : « Mac, s’il te plait Audrey, appelle moi Mac. Ce n’est sûrement pas ce que tu attendais, encore moins de la part d’un lieutenant colonel des marines. »
Audrey : « Sauf votre respect Mac, je ne savais pas que vous étiez lieutenant colonel des marines. Ce que je vois moi, c’est une femme qui souffre le jour de Noël. »
Mac : « C’est une habitude chez moi. »
Audrey : « Et si vous me racontiez votre version des faits pour commencer. »
Mac : « Pourquoi pas … »
Mac me raconta toute son histoire, sa relation avec Harm, son histoire avec Chloé. Cela lui faisait du bien.
Mac : « Maintenant ce que je voulais dire à Chloé au sujet de Clay c’était qu’il … »

Sur la route Harm se maudissait, déjà qu’il avait du rattraper le temps perdu. Il remplaçait l’amiral, en vacances, maintenant il se battait avec les intempéries. Il n’était pas prêt d’arriver. Il prit son téléphone pour appeler Mac, mais celui-ci sonna au même moment.
Harm : « Rabb »
?? : « Rabb, c’est moi Webb. »
Harm : « Bonsoir Clay, comment allez-vous ? »
Clay : « Là où je suis c’est déjà Noël. Vous avez vu Sarah ? »
Harm : « Joyeux Noël Clay. Je l’ai eu au téléphone un peu avant midi. »
Clay soupira à travers le téléphone.
Clay : « C’est fini Harm, je l’ai laissé tomber. »
Harm soupira à son tour.
Harm : « Pendant la période des fêtes, Clay vous n’avez pas de cœur décidément. »
Clay : « Si vous croyez que j’ai choisi le moment. Harm, je voulais vous dire en fait que si vous pensiez encore à elle, il n’est pas trop tard et laissez votre orgueil de côté. »
Harm : « Comment en êtes-vous si sûr ? »
Clay : « C’est simple, Sarah se sert de moi pour essayer de vous oubliez mais apparemment ça ne fonctionne pas, car je ne m’appelle pas Harm et elle fait les mêmes cauchemars, elle pense encore au Paraguay, les tortures, … elle était heureuse que vous soyez venu pour la sauver mais elle n’a pas su vous le montrer et elle a eu peur donc… voilà où nous en sommes »
Harm ne dit rien, il n’avait rien à dire, il la comprenait ils étaient pareils tous les deux de toute façon.
Clay : « Et pour être honnête Harm, mon métier ne me permettait pas d’avoir une relation honnête avec Sarah. »
Harm : « Ne dites pas de bêtises, depuis que vous fréquentez Mac, vous avez changé. »
Clay : « Il y a des choses qui ne changent pas, cette nuit j’ai couché avec une femme pour lui soutirer des informations. Pour son pays on n’a plus d’état d’âme. »
Harm : « Je vois, …, désolé, je comprends. Heureusement que vous m’avez viré de la CIA. »
Clay : « Vous n’étiez donc pas fait pour ce métier. Je ne pouvais pas faire ça à Sarah de toute façon. Et je n’ai pas le même courage que vous, je ne peux pas démissionné. En plus je sais et j’ai toujours su que c’était vous le premier dans son cœur. Vous êtes plus chanceux que vous ne le pensez Harm. »
Harm : « Depuis que j’ai Mattie dans ma vie, plus je m’en rends compte, il ne me manque que … Mac. »
Clay : « Alors allez y foncez, je suis bien placé pour savoir ce qu’elle veut, et un conseil, arrêtez de l’appeler Mac, avec vous c’est son point faible. »
Harm : « J’imagine que ça doit dur pour vous de me dire ça. »
Clay : « Vous n’avez pas idée. »
Un ange passa.
Harm : « Joyeux Noël Clay et prenez soin de vous. »
Clay : « Nous sommes quittes maintenant et pour une fois Joyeux Noël Harm. »
Harm : « A plus tard Clay »
Clay : « Au revoir Harm. »
Harm raccrocha, son téléphone s’éteignit.
Harm : « Et zut, j’ai plus de batterie, comme ça je peux prévenir personne. »

Maintenant je comprenais mieux pourquoi Harm et Mac n’étaient pas ensemble. Mais tout n’était pas perdu.
Mac : « Donc voilà où ça nous a amené tous les deux. »
Audrey : « Ne vous inquiétez pas, après tout c’est Noël, les miracles peuvent arriver, regardez-moi j’aurais dû attendre toute seule dans un aéroport. Je me retrouve ici avec des personnes sympathiques et agréables. Mac vous savez ce que vous voulez mais vous le fuiez pour une raison que j’ignore et apparemment pour Harm c’est la même chose. Et en plus vous n’êtes pas synchro. Il aurait fallu lui donner une chance et vous laissez aller. C’est encore possible je pense. Retournons avec les autres avant qu’ils ne se posent trop de questions. »
Mac m’avait parlé librement or elle ne me connaissait pas et je pense que c’est pour ça aussi qu’elle a pu le faire car elle pouvait enfin tout raconter sans retenu. Elle se sentait mieux maintenant, elle était prête à se donner une autre chance avec Harm. Clay pour moi n’était qu’une façade tout comme cet australien, un moyen de cacher ses sentiments.
On rejoignit les autres. Sturgis et son père arrivèrent. Je me présentais, son père était aumônier. Mac demanda si Harm le suivait mais Sturgis répondit par la négative.
Sturgis : « Il est parti juste après moi, je lui ai conseillé de me suivre mais il a préféré prendre la voie rapide mais avec ce temps là , c’est dangereux. »
Harriet : « Il suffit de l’appeler pour savoir ce qu’il fait. »
Bud prit son téléphone.
Bud : « Répondeur »
Meredith : « Peut-être qu’avec la neige, les communications sont mauvaises. Il doit être sur la route mais il doit être en retard comme d’habitude. »
Tous sourirent mais Mac avait des doutes cela se voyait.
A.J. : « Commençons l’apéritif, ça le fera venir. »
Chloé se dirigea vers Mac et lui prit la main.
Chloé : « Mac je voulais m’excuser pour tout à l’heure. Je sais que tu es inquiète. »
Mac : « Ce n’est rien Chloé, j’avais besoin que me l’on dise certaines choses, j’avais pas imaginé que cela viendrait de ma petite sœur de 16 ans. Pour Harm je serai toujours inquiète tant que je ne le verrai pas à … »
Chloé : « … la maison. »
Elles sourirent toutes les deux.
Mac : « Je me comporte comme … »
Chloé : « … sa femme, c’est mignon tout plein. Et puis c’est un peu vrai quelque part non ? »
Mattie essaya à son tour de réconforter Mac.
Mattie : « T’inquiète pas, vu ce qu’il t’a acheté pour  Noël, il ne voudrait pas manquer ça pour rien au monde. Oups. »
Mac : « Comment ça ? »
Mattie : « J’ai rien dit. »
Chloé sourit, moi aussi. Chloé avait raison c’était une famille, une famille particulière mais c’était une vraie famille.
Un peu plus tard Harm arriva enfin, couvert de neige. A.J. junior coura vers lui et lui attrapa une jambe enneigée.
A.J. Junior : « Tonton ! »
Le petit garçon voulut sortir  construire un bonhomme mais il fut toute de suite arrêter par sa mère.
A.J. : « Capitaine, vous arrivez directement d’Alaska ? »
Harm : « Amiral, j’ai fini à pieds le chemin, je ne pouvais plus avancer même en 4x4. En plus je n’ai plus de batterie dans mon portable. »
L’inquiétude de Mac se dissipa comme neige au Soleil c’est le cas de le dire. Harm le remarqua.
Meredith : « Capitaine vous êtes trempé, allez dans la salle de bain vous changer, je vais vous chercher des affaires d’A.J. »
A.J. et Harm se regardèrent et firent une drôle de tête.
A.J. : « Ne discutez pas capitaine, c’est un ordre, ça vaut mieux pour vous. »
Harm : « A vos ordres amiral ! »
Il se mit au garde à vous et le salua. A.J. rentra dans son jeu.
A.J. : « Rompez capitaine. »
Cette scène me fit rire, je n’avais pas l’habitude. L’ambiance était bonne depuis que Harm était arrivé.
Harm revint en civil et prit place à côté de sa fille et de Mac, il était en face de moi, il me sourit. J’étais définitivement sous le charme de cet homme.
Audrey : « Chloé, est-ce que Harm a un petit frère ? »
Chloé s’étouffa et rigola.
Chloé : « Oui mais la liste d’attente est longue. »
Audrey : « Ho je vois, c’est donc de famille. »
Chloé : « Exactement »
Harm s’adressa à moi en français, exprès pour épater l’assembler et surtout Mac.
Harm : « ça va Audrey ? Tu passes un bon moment ? »
Audrey : «  Oui, excellent, d’ailleurs je remercie tout le monde. »
Harm traduit et cette scène entraîna une série de questions. Le reste du repas de la veillée de Noël se passa dans la bonne humeur.
A la fin, Harm voulut prendre l’air un moment. Dehors les flocons tombaient toujours aussi fort.
Mac : « Vous arrivez encore à me surprendre matelot. »
Harm se retourna et sourit.
Harm : « Un autre de mes talents cachés, vous n’êtes plus la seule à parler plusieurs langues. »
Mac : « Je vois ça. »
Harm baissa la tête.
Harm : « J’ai eu Clay au téléphone avant d’arriver. Je sais qu’il a rompu avec vous. Il est parti en mission et … »
Mac : « Je connais la nature de la mission et c’est pour ça qu’il a rompu. »
Harm : « ça va ? Vous tenez le coup ? »
Mac : « Vous êtes incroyable, je sais que vous êtes jaloux de ma relation avec Clay et vous vous souciez tout de même de moi. »
Harm : « Je suis comme ça marine je m’inquiète pour vous et je ne veux que votre bonheur après tout. »
Mac : « Justement flyboy, inquiétez-vous car je ne suis pas heureuse. »
Harm : « Que se passe-t-il ? »
Mac : « Il me manque l’homme de ma vie, s’il veut bien me pardonner de mon comportement. »
Harm s’approcha de Mac et l’embrassa, elle se laissa faire, il la prit dans ses bras et ils restèrent comme ça.
Harm : « Je vais faire mieux que ça Sarah, je vais te dire les mots que tu voulais entendre. Je t’aime Sarah Mackenzie. »
Mac le regarda droit dans les yeux.
Mac : « Moi aussi je t’aime. »
Harm : « Alors tout le reste n’a plus d’importance. »
Ils s’embrassèrent. La neige s’arrêta de tomber. Mattie et Chloé étaient heureuses et n’avaient rien raté. Quant à moi j’étais contente, simplement heureuse d’être là juste pour voir cela, le miracle et la magie de Noël.
L’aumônier Turner s’avança dans la pièce et il s’adressa à l’assemblée.
Aumônier Turner : « Puisqu’il s’est arrêté de neiger, on peut peut-être essayer d’aller à l’église avant minuit. »
Cette idée fut approuvée par tout le monde, les filles allèrent prévenir Harm et Mac.
Cette messe fut spéciale pour moi, elle était en anglais et célébrée par un aumônier de la navy, mais surtout  tout le monde avait l’air heureux.
A la fin de la messe, nous nous sommes séparés et donnés rendez-vous pour le lendemain de nouveau chez l’amiral.
Il restait , Harm, Mattie, Mac, Chloé et moi, je devais dormir chez Mac et Chloé.
Mattie : « On va voir grand-père papa ? »
Harm : « Oui, c’est l’heure. »
Mac : « On se voit demain, Harm passe lui le bonjour de ma part. »
Harm et Mattie, s’apprêtèrent à y aller quand Harm se retourna.
Harm : « Viens avec nous Sarah, venez toutes les trois. »
Mac sourit, Harm lui rendit son sourire et l’embrassa. Nous étions toutes les trois heureuses pour eux, oui c’était devenu une vraie famille.
Une fois arrivé, Harm y alla seul un moment, puis il nous fit signe de venir. Sur le mur on pouvait lire les différents noms des victimes de la guerre du Vietnam, parmi eux on pouvait lire « Lieutenant Harmon Rabb ». Harm me présenta en français.
Harm : « Papa voici la nouvelle amie de Chloé, un signe du destin, elles se sont rencontrées par hasard ce matin, comme si elle était le signe de mon bonheur actuel. C’est Audrey. »
Audrey : « Bonsoir Lieutenant Harmon Rabb, enchantée de faire votre connaissance, votre fils est une personne très gentille et très séduisante. »
Je me suis mise à rougir, puis à sourire.
Chloé raconta notre journée, Mattie lui parla de sa vie avec son père et qu’elle le remerciait chaque jour d’avoir un papa comme Harm. Puis se fut le tour de Mac. Mac avait de l’émotion dans la voix.
Mac : « Bonsoir monsieur Rabb, je voulais simplement vous dire merci pour ce magnifique cadeau de Noël qu’est votre fils, car pour la première fois depuis longtemps je suis heureuse le jour de Noël. Merci de me l’avoir confié. »
Elle se tourna vers moi.
Mac : « Et puis c’est vrai qu’il est séduisant. »
Je lui souris. Puis après un dernier au revoir et un dernier baiser qui semblait ne plus en finir, nous rentrâmes nous coucher.

Le lendemain chez l’amiral, comme l’avait annoncé Chloé se fut assez folklorique. C’est Meredith qui mettait l’ambiance, j’ai appris aussi que Harm était pilote de chasse et qu’il pilotait des F14 appelés aussi Tomcat.
Audrey : « Vous êtes vraiment pilote ? Comme dans Top Gun ? »
Cette remarque fit rigoler tout le monde et il se fit mousser au près de tout le monde.
Puis vint le moment des cadeaux. Mac offrit une très belle montre à Harm pour qu’il ne soit plus jamais en retard. Cette montre était un véritable bijou. Harm lui offrit un pendentif en forme d’ange qui tenait une émeraude dans ses petites mains.
Ensuite la porte sonna et entra un autre militaire en uniforme de la Navy avec …
Audrey : « C’est Morgan Art Tiner !!! »
Le marin était son cousin, Jason Tiner un autre collègue, assez mignon je devais l’avoué.
Le jeune joueur de base-ball me regarda et me sourit. Incroyable !
Harm se dirigea vers moi accompagné de Mac alors que je discutais avec Morgan.
Harm : « Il me semble que pour toi le père Noël n’est pas encore passé mademoiselle. »
Audrey : « Non pas encore »
Harm : « Alors joyeux Noël Audrey »
Il me tendit un petit écrin.
Je le remerciai et lui disant qu’il n’était pas obligé de faire ça, quand j’ouvris la boite je n’en cru pas mes yeux, il y avait une paire d’ailes dorées représentant les ailes de pilotes de la Navy.
Audrey : « Non Harm  je ne peux pas accepter ça, c’est trop. »
Harm : « C’est un cadeau Audrey, je n’en aurai plus besoin à partir de maintenant il y a une personne qui compte plus que ça et je ne veux pas en plus qu’elle s’inquiète. J’ai fait mon choix. Et puis tu auras un super souvenir de nous tous comme ça. »
En entendant ceci, Mac oublia toutes les personnes présente et pour la première fois depuis qu’elle connaissait Harm, elle se laissa aller et l’embrassa avec passion.

Voilà, voilà comment je m’étais retrouvée à l’endroit où tout ceci commença, dans le hall d’embarquement de Dulles, mais cette fois-ci je n’avais plus du tout envie de rentrer chez moi, Chloé et moi nous nous étions promises de rester en contact. Moi je me suis dit que personne ne me croirait, que j’avais vu le plus beau gosse qui existe, un pilote de la Navy, un amiral commando des Seals et mon joueur de base-ball préféré, j’ai même eu le temps de voir un agent de la CIA à Dulles justement avant de partir, non personne ne me croira et je m’en fiche.
C’était le meilleur Noël de ma courte existante.

===================
Journalisée

Brigitte

=========



Bannière par Marie931
brigitte
Administrator
Loup de Mer
*****
Hors ligne Hors ligne

Messages: 5 339



WWW
La tournée du Père Noël
« Répondre #4 le: Décembre 18, 2003, 05:07:53 »

Pour caline
de la part de  krolinef


================


Ici ou ailleurs

Avant de lire, RDV sur ce lien.
http://www.wtv-zone.com/trgarchive/midis/You_Take_My_Breath_Away.mid
C’est la musique d’ambiance...
A apprécier sans modération !
Joyeux Noël !



« -Alors, ça te plaît ?
-Génial ! Mais j’espère que tu es aussi doué pour les sensations fortes sur la terre ferme !
Harm était au volant du Stearman, il essayait de le stabiliser après une belle série de loopings.
« -Fusée Rouge Mademoiselle ! »
Une fois que l’avion eut enfin récupéré une allure raisonnable, Caline voulut se retourner pour admirer le sourire légendaire de son pilote.
-Harmon Rabb, vous êtes si... »
Mais l’avion ne semblait pas décider à arrêter ses péripéties et elle se sentit basculer.


Aïe ! fit machinalement la jeune femme en se frottant la tête. Elle était assise par terre entre son lit et sa table de chevet. Son réveil-matin continuait de sonner et elle mit un certain temps à comprendre le réveil brutal qu’elle venait d’expérimenter.
Elle s’étira, regarda par la fenêtre la neige qui tombait à gros flocons et sourit,
Joyeux Noël quand même, pensa-t-elle.
Elle se leva et se dirigea vers la cuisine. Sur la table trônaient encore les cartes de vœux qu’elle avait reçues la veille ; cela lui rappela la matinée palpitante qui s’annonçait.
Les festivités de Noël avaient instauré un drôle de bazar chez elle ; Caline était contente d’avoir organisé la fête chez elle cette année, mais elle devait se rendre à l’évidence, les inconvénients techniques qu’elle avait préféré négliger méritaient une place dans la balance...
Elle commença à dresser une liste de ce qui allait occuper sa matinée.
-la vaisselle à faire,
-les restes à trier,
-le salon à ranger,
-les ordures à descendre,
-l’aspirateur à passer...
Elle soupira et entreprit de déjeuner tranquillement en pensant que laisser son réveil branché le matin de Noël devait être un acte manqué.
Elle s’amusait à relire ses cartes de vœux en croquant dans une tartine beurrée quand elle remarqua celle de Brigitte ; elle ne se rappelait pas l’avoir lue la veille.
« Joyeux Noël Caline ! Puisse la réalité être digne de tes rêves... »

La matinée fut aussi redondante qu’elle l’avait imaginée mais elle passa finalement assez vite et à 11h, Caline put s’installer confortablement dans son canapé avec la musique en sourdine.

Oooh oooh take it take it all away
Oooh ooh take my breath away
Oooh ooh yoooo take my breath away

Look into my eyes and you'll see I'm the only one
You've captured my love stolen my heart
Changed my life
Every time you make a move you destroy my mind
And the way you touch
I lose control and shiver deep inside
You take my breath away

You can reduce me to tears with a single sigh
Ev'ry breath that you take
Any sound that you make is a whisper in my ear
I could give up all my life for just one kiss
I would surely die if you dismiss me from your love
You take my breath away

So please don't go
Don't leave me here all by myself
I get ever so lonely from time to time
I will find you anywhere you go
I'll be right behind you
Right until the ends of the earth
I'll get no sleep until I find you
To tell you that you just take my breath away

I will find you anywhere you go
Right until the ends of the earth
I'll get no sleep until I find you
To tell you when I've found you
I love you

Take my breath take my breath ... away


Elle se réveilla brutalement et mit quelques instants à s’apercevoir que quelqu’un sonnait à la porte. Elle se leva et alla ouvrir ; à sa grande surprise il n’y avait personne. Elle soupira se demandant qui pouvait être désespéré au point de ne rien avoir de mieux à faire que ce genre de blague le jour de Noël. Elle s’apprêtait à refermer la porte quand son regard se posa sur une enveloppe blanche, abandonnée sur son paillasson.
Elle se baissa pour la prendre, revérifia machinalement qu’il n’y avait personne sur le palier, puis elle rentra.
L’enveloppe était tout à fait banale mais elle lui semblait particulièrement familière, sans savoir pourquoi ; elle l’ouvrit et en sortit une feuille blanche, pliée en quatre. Elle l’ouvrit et y trouva juste quelques mots griffonnés à la hâte.
«Je suis en bas, je t’attends.»
Elle sourit et se souvint ; l’année dernière, à la même époque, elle avait reçu le même mot. Elle ne parvenait pas à se rappeler d’où lui était venu ce message, ni ce qu’elle en avait fait, elle savait juste que c’était important.
Elle se sentit un peu étourdie, sa mémoire semblait vouloir lui dire quelque chose mais tout restait flou.
Elle posa la feuille et l’enveloppe sur le canapé, respira longuement puis elle attrapa son manteau et sans réfléchir, elle dévala les escaliers quatre à quatre.


La jeune femme sortit de l’immeuble en courant presque, elle se sentait étrange, elle ne savait pas trop où elle allait mais elle était sûre de son chemin. Elle sentait la neige fouetter son visage mais elle continuait sa course. Dans la rue déserte, le vent soufflait fort, elle passa la boulangerie fermée pour les fêtes ainsi que l’épicerie inconditionnellement ouverte sans y prêter attention, elle tourna à gauche et commença à monter.
« -Joyeux Noël !
Elle tourna la tête vers son interlocuteur, plongea son regard dans ses superbes yeux bleus, et lui répondit en souriant,
-Merci, toi aussi.
Elle continua de marcher et il lui emboîta le pas.
-J’ai eu peur que tu ne viennes pas.
-...
-Tu aurais pu oublier...
-Je n’ai pas envie d’y penser Harm.
Elle glissa sa main dans la sienne.
Ils continuaient d’avancer, la neige se faisait de plus en plus rare et les arbres prenaient des couleurs.
Ils entrèrent dans un parc, le bruit du vent s’était tu pour laisser place aux chants des oiseaux.
Il cueillit une rose rouge et la lui tendit.
-En quel honneur ?
Il s’était arrêté devant elle et ses yeux pétillaient.
-Il faut des excuses maintenant pour offrir des fleurs ?
Il lui sourit et elle se souvint, le Stearman, son sourire...
-Harm, je ne me rappelle pas bien...
Elle approcha la rose de ses lèvres.
Il la lui prit des mains, lui glissa derrière l’oreille puis il la prit dans ses bras.
Elle enfouit sa tête dans le creux de son cou et respira son odeur, elle connaissait ce parfum.
Il lui caressa les cheveux et murmura,
-Je sais que ce n’est pas facile mais  c’est tout ce que nous avons Caline...
Il desserra son étreinte et ils repartirent enlacés.
Elle sentait son regard posé sur elle.
-Tu devrais regarder où tu mets tes pieds Harm, c’est dangereux ce que tu fais !
-Tu sais que tu es belle quand tu réfléchis ?
Elle tourna la tête vers lui et lui rendit son sourire.
-J’ai une drôle de sensation, j’ai l’impression d’être ailleurs... Loin de tout...
-Mais tu es près de moi.
-Je sais. Ca te dit de faire un tour sur le lac ?
-En barque, pourquoi pas ?
Quelques instants plus tard, elle était confortablement installée dans ses bras et ils flottaient sur l’eau.
-Je me rappelle vaguement d’un tour en avion... Tout est si flou dans ma tête...
-Caline, s’il te plaît, n’essaie pas de te souvenir. Je n’aime pas te voir si préoccupée...
-Je croyais que j’étais belle quand je réfléchissais ?
-Tu es toujours belle... Oui c’est vrai, j’aime bien te regarder froncer les sourcils mais là, je n’ai pas envie qu’on se prenne la tête... On est bien là, tous les deux, non ?
-Oui mais...
-Ce qui compte c’est que tu sois dans mes bras maintenant.
Elle sentit son étreinte se resserrer autour de sa taille.
Bercée par le clapotis de l’eau, elle finit par s’endormir.


Elle sentait le soleil se balader sur sa peau, elle ouvrit les yeux et le vit  allongé près d’elle.
-Bien dormi ?
Elle plongea ses pieds dans le sable fin et soupira.
-Pas mal, oui...
-Tu ne veux pas aller te rafraîchir un peu ? On cuit ici ?
Elle se leva et lui tendit la main ; il l’embrassa tendrement et elle se sentit quitter le sol.
-Harm ! Pose-moi tout de suite !
Il l’avait attrapée par la taille et il la portait en direction de l’eau.
-Harm ! Ce n’est pas drôle, je ne plaisante...
Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase car il l’avait déjà balancée dans une énorme vague.
-Tu vas me le payer ! dit-elle en émergeant.
-Ah oui ?
Il s’approcha d’elle avec un sourire séducteur.
-Et comment tu comptes t’y prendre ?
En guise de réponse, elle lui envoya plein d’eau dans la figure.
-Je pensais que tu avais trop chaud, j’ai juste fait ça pour toi, tu sais...
Il avait le sourire aux lèvres.
-Oh, merci Harm ! Quel touchant geste !
-J’ai une idée pour me faire pardonner...
-Vraiment ?
Il la prit dans ses bras et posa ses lèvres sur les siennes ; une énorme vague s’abattit sur eux.


Les feuilles des arbres virevoltaient, portées par une légère brise.
Ils étaient assis sur une terrasse  autour de deux tasses de thé.
Il était en train d’observer le paysage.
-Harm,
-Oui ?
-Qu’est-ce que tu penses de Tom Cruise ?
-Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? répondit-il en haussant légèrement trop le ton.
-Non, je disais juste ça comme ça ; il a sorti un nouveau film... Hey ! Mais tu es jaloux ?
-Moi ? Jaloux ? Je ne crois pas avoir quoi que ce soit à lui envier...
-Je n’arrive pas à comprendre comment tu peux être aussi sûr de toi...
-Tu ne sais pas ce qu’on dit au sujet des uniformes blancs et des ailes dorées ? »



Oooh oooh take it take it all away
Oooh ooh take my breath away
Oooh ooh yoooo take my breath away

Look into my eyes and you'll see I'm the only one
You've captured my love stolen my heart
Changed my life
Every time you make a move you destroy my mind
And the way you touch
I lose control and shiver deep inside
You take my breath away

You can reduce me to tears with a single sigh
Ev'ry breath that you take
Any sound that you make is a whisper in my ear
I could give up all my life for just one kiss
I would surely die if you dismiss me from your love
You take my breath away

So please don't go
Don't leave me here all by myself
I get ever so lonely from time to time
I will find you anywhere you go
I'll be right behind you
Right until the ends of the earth
I'll get no sleep until I find you
To tell you that you just take my breath away

I will find you anywhere you go
Right until the ends of the earth
I'll get no sleep until I find you
To tell you that you just take my breath away

I will find you anywhere you go
Right until the ends of the earth
I'll get no sleep until I find you
To tell you when I've found you
I love you

Take my breath take my breath ... away


La musique se répandait dans le loft blanc alors qu’ils dansaient.
Il lui murmurait les paroles à l’oreille.
Lorsque la chanson arriva à son terme, ils allèrent s’asseoir sur le canapé ; par la fenêtre, ils pouvaient voir la ronde des flocons de neige qui tombaient du ciel.
« -J’ai un cadeau pour toi.
Il lui tendait un petit paquet rectangulaire.
Elle le prit, l’ouvrit et y découvrit une jolie montre dorée.
-Harm, elle est superbe, merci !
Elle la regarda de plus près.
-C’est quoi ces deux petits cadrans sur les côtés ?
-Celui de gauche indique les secondes, l’autre voit les années s’écouler.
-L’aiguille fait un tour par an ? C’est original ça !
-Oui, j’ai pensé que ça pouvait être utile...
-Merci Harm, je l’aime beaucoup ! J’ai quelque chose pour toi moi aussi, tiens Joyeux Noël ! »
Avant même d’ouvrir son cadeau, il prit son visage entre ses mains et l’embrassa tendrement.



La jeune femme ouvrit la porte et s’engouffra chez elle rapidement.
Quel temps de chien ! pensa-t-elle.
Elle déposa ses paquets par terre, retira ses gants et les envoya valser sur le canapé où traînaient une enveloppe et un papier blancs.
Zut, j’avais oublié d’éteindre la chaîne, remarqua-t-elle.
En effet, le bouton power était encore enfoncé.
Elle appuya sur play et s’écroula dans son canapé.
J’ai l’impression d’avoir couru un marathon, pourtant je reviens juste de mes courses...
Quelle heure est-il au fait ?
Après un coup d’œil sur son horloge murale, elle décida d’aller se détendre dans un bain chaud.
Elle se déshabilla et rentra doucement dans l’eau brûlante.
Ce ne fut qu’une fois immergée dans l’eau qu’elle remarqua la montre à son poignet.
Elle la regarda attentivement, essayant de la reconnaître mais rien ne lui vint ; elle n’avait pas le souvenir d’avoir reçu une montre la veille...
Elle l’ôta et la laissa tomber près de la baignoire en soupirant.
Il faut vraiment que je dorme plus...
Elle ne vit pas ce qui était gravé au dos de la montre.
Dans un an...
Pour Caline
Harm.
Et elle ne remarqua pas non plus l’aiguille du petit cadran de droite qui venait de se mettre à la verticale.



Oooh oooh take it take it all away
Oooh ooh take my breath away
Oooh ooh yoooo take my breath away

Look into my eyes and you'll see I'm the only one
You've captured my love stolen my heart
Changed my life
Every time you make a move you destroy my mind
And the way you touch
I lose control and shiver deep inside
You take my breath away

You can reduce me to tears with a single sigh
Ev'ry breath that you take
Any sound that you make is a whisper in my ear
I could give up all my life for just one kiss
I would surely die if you dismiss me from your love
You take my breath away

So please don't go
Don't leave me here all by myself
I get ever so lonely from time to time
I will find you anywhere you go
I'll be right behind you
Right until the ends of the earth
I'll get no sleep until I find you
To tell you that you just take my breath away

I will find you anywhere you go
Right until the ends of the earth
I'll get no sleep until I find you
To tell you that you just take my breath away

I will find you anywhere you go
Right until the ends of the earth
I'll get no sleep until I find you
To tell you when I've found you
I love you

Take my breath take my breath ... away

=================
Journalisée

Brigitte

=========



Bannière par Marie931
brigitte
Administrator
Loup de Mer
*****
Hors ligne Hors ligne

Messages: 5 339



WWW
La tournée du Père Noël
« Répondre #5 le: Décembre 18, 2003, 05:10:57 »

Pour cerise
de la part de sylviane


===================

Une tempête bénie des dieux…

PORTE - AVION PATRICK HENRI
Jeudi 15h27


L’enquête sur le navire avait été longue et pénible.
Les marins du porte–avions avaient mal pris les interventions et les questions des avocats, en particulier celles de Mac.
Une enquête pour trafic de stupéfiants sur leur bateau et les mettant en doute eux… et surtout ces interrogatoires, menés par « une » colonel des marines!
Pour certains de ces marins, cela avait été ressenti comme une attaque pour leur corps.
Mac et Bud avaient été confronté à beaucoup d’hostilité, surtout elle.
Nombreux étaient ceux qui se souvenaient d’elle comme celle qui avait tenté de faire tomber Skate et d’autres lui en voulait encore pour la mise au sec de X-Men.
Seuls le commandant et Skates qui la connaissaient mieux ainsi qu’ une jeune informaticienne-météo lui avait montré un peu de sympathie.
Alors qu’ils attendaient l’avion qui devait les ramener vers Norfolk, Sarah regrettait la présence de Harm.
Lorsqu’il était là, tous les membres de l’équipage l’accueillaient avec chaleur et sympathie. Il était chez lui ici, il était une vedette et par sa présence, elle se sentait à l’abri de toute cette hostilité. Connaissant leur attachement, personne n’aurait osé être désagréable avec elle en sa présence.

Bud aimait ce navire, mais l’état de santé d’Harriet l’inquiétait et il était pressé de rentrer.

-   Je pense que cette enquête aurait été plus facile avec le Capitaine à bord, Madame, dit Bud en clôturant son dossier.
-   Pourquoi, Lieutenant, vous ne m’avez pas trouvée à la hauteur? demanda Mac l’air faussement vexé.
-   Oh non, Madame, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, c’est que le capitaine est une vedette ici, et vous…aussi…mais pas pour les mêmes raisons…
Sarah éclata de rire, et elle ajouta : « Je sais Bud, je voulais vous tester un peu…
Moi aussi, j’ai regretté sa présence… c’est étonnant n’est-ce pas ? »
-   Pas tant que cela… dit une voix claire, chaleureuse et bien connue.
Mac sursauta et Bud se leva pour serrer la main de son interlocuteur.
-   Capitaine ! s’écria Bud, comme je suis heureux ! Mais que faites-vous ici ?
-   Oui, Capitaine, que faites-vous ici, je vous croyais sur le Seawook pour une mission d’urgence, reprit Mac légèrement rougissante d’avoir été prise en flagrant délit d’avouer le regret de son absence, mais tellement heureuse de le revoir entier et plus tôt que prévu. Elle se leva pour le serrer dans ses bras. Il profita de cette étreinte en la serrant un peu plus fort que nécessaire.
-   J’en reviens…mais une méchante tempête se dirige droit vers nous et vu ma dernière expérience vers ce genre de déchaînement climatique, le chien jaune du Seawook m’a détourné vers le Patrick Henri. J’en suis ravi dit-il en la lâchant et en la regardant dans les yeux puisque je vous y retrouve.
    Il paraît que vous avez mené cette enquête de mains de maître… et ce                                            malgré l’hostilité de l’équipage…
-   C’est le colonel qui a coincé ce lieutenant, Monsieur, elle a été magistrale.
-   Cela ne m’étonne pas, Bud, dit Harm en posant un regard lourd de sens sur elle.
-   J’ai eu un excellent assistant et une jeune informaticienne de génie pour m’aider, dit-elle afin de partager le compliment.
   Je serai contente que tout ceci soit terminé et de rentrer chez moi ce soir,  dit-elle pour changer de sujet.
-   Ce ne sera pas pour aujourd’hui, Madame, dit le jeune quartier maître Bell, je suis désolée, Colonel, mais une tempête se dirige droit sur nous et tous les vols sont annulés.
-   Quartier maître… ne me dites pas… c’est pourtant vous qui faites la pluie et le beau temps…
-   Il n’y a rien à faire, Madame… Les vents et les éclairs sont beaucoup trop violents pour faire décoller le moindre avion…
-   Cerise… je vous en prie….
La jeune fille sourit.
-   Je resterai intraitable, Colonel, cela me permettra de passer encore un peu de temps avec vous…
Harm sourit à la jeune fille avant de s’adresser à Mac :

-   Je vois que vous ne vous êtes pas fait que des ennemis, Mac.
-   Je vous présente le quartier maître Cerise Bell, notre responsable de la lecture informatique des informations météo.
-   Vous me semblez bien jeune pour être déjà quartier maître, mademoiselle Bell, lui dit Harm avec admiration.
-   J’ai 18 ans, monsieur, presque 19…
-   Et surtout un petit génie de l’informatique… ajouta Mac en lui souriant.
Elle nous a été précieuse pour cette enquête, Capitaine.
-   Vous êtes le Capitaine Rabb ? demanda t-elle tout excitée. C’est vous qui avez sauvé le Seawook et Skates et… Vous savez, on m’a raconté tous vos exploits… surtout le colonel, elle n’avait pas assez de mots pour décrire comment vous l’avez…
-   C’est bon, Quartier maître, merci l’interrompit Mac gênée une nouvelle fois d’être prise en flagrant délit d’admiration pour son coéquipier.
-   A votre avis, quand pourrons nous partir demanda Mac en évitant de bégayer.
-   Pas avant demain midi, Madame et là, je suis optimiste. Je vous promets de vous tenir au courant.
Le commandant m’a chargé de vous dire que vous pouviez réintégrer vos quartiers. Je dois me renseigner pour connaître ce qu’il en est des vôtres, Capitaine.
-   Ne vous inquiétez pas Quartier Maître, nous nous débrouillerons. Merci, lui répondit-il avec un sourire conciliant.

Quartier des officiers
Chambre de Mac, 18H37

Mac était épuisée, mais soulagée de savoir Harm à bord. Il était allé faire son rapport de vol et elle s’octroyait quelques moments de détente plongée dans son bouquin abandonné depuis trop longtemps.
Bud était allé prévenir l’amiral de ce contre temps et prendre des nouvelles d’Harriet dans la salle des communications.
Le bateau commençait tout doucement à tanguer ce qui signifiait que les vents étaient déjà arrivés. Elle avait appris à reconnaître tous ces petits signes lors de son séjour sur le Guadalcanal, et bizarrement, elle n’en éprouvait plus aucune angoisse. Elle allait s’endormir sur ce livre qu’elle lisait sans en fixer l’histoire, lorsqu’on toqua à sa porte.
Désespérée à l’idée qu’on ne la laisserait décidément pas tranquille sur ce navire, elle ouvrit.
Cerise était plantée là, devant la porte, les yeux écarquillés de curiosité et d’excitation.

-   Alors, c’est lui hein ! Qu’est-ce qu’il est beau ! Je ne me trompe pas, hein colonel! L’homme dont vous m’avez parlé c’est lui !
Mac, gênée à l’idée que quelqu’un puisse l’entendre, la tira dans la chambre et ferma la porte.
-   Cerise qu’est-ce que…
-   N’essayez même pas de le nier, c’est écrit en lettres de feu dans vos yeux, comme dans les siens !
-   Mon Dieu… j’aurais mieux fait de me taire ce soir là…
-   Je le savais ! vous allez super bien ensemble…
-   Cerise, si…
-   Ne vous inquiétez pas, Colonel, je resterai muette comme un agent de la CIA…
-   Voilà qui n ‘augure rien de bon… lui répondit Mac avec le sourire.
-   Il est amoureux, ça se voit !
-   Tu crois ? demanda t-elle tout de même d’une petite voix.
-    Quand il vous regarde, on dirait un enfant devant un magasin de bonbons… Et vous, c’est pire ! Mais qu’est-ce que vous attendez ?!
-   Ce n’est pas si simple, nous travaillons ensemble, il y a des règlements… en tant qu’officiers nous nous devons de les respecter…
-   Pff ! Ça, ce sont des excuses à quatre sous ! Les règlements, ça se contournent, ou alors on agit pour faire changer les choses…
     Ne me regardez pas comme cela Colonel ! Vous allez attendre votre pension pour être heureux ?
-   Tu es jeune, tu ne comprends pas…
-   Oui, et vous vous êtes sans doute vieille et pleine d’expérience….Moi je vois que vous vous gâchez la vie ! Et même « si je suis jeune » je ne vois pas ce qu’il y a d’autre à comprendre !

C’est le moment que choisit Harm pour frapper à la porte.
- Mac, je vous dérange ?
- OUHHH, c’est lui, je vous laisse ! Et ne perdez plus de temps !
La jeune fille ouvrit la porte et décocha son sourire le plus coquin en disant :
- Je vous laisse, vous avez tellement de choses à vous dire !

Il la regarda disparaître dans la coursive et se retourna vers Mac surpris.
-   Qu’est-ce qu’elle a voulu dire ?
-   Rien… je ne sais pas…. Elle est parfois incompréhensible…elle a dû être contaminée par un de ces virus informatiques… répondit-elle rouge de confusion.
Il remarqua sa gêne et pour une fois, ne releva pas.
-   On ne m’a toujours pas attribué de quartier, et je meurs d’envie d’une douche. Puis-je squatter la vôtre ?
-   Mais pas de problème, Vous avez tout ce qu’il vous faut ?
-   En fait, à part mon linge, je n’ai rien.
Elle ouvrit son paquetage et en sortit sa trousse de toilette.
-   Voilà, servez-vous, dit-elle, en lui tendant avec un sourire.
Il disparut dans la salle de bain et elle s’installa à nouveau sur sa couchette pour continuer son livre, mais lorsqu’elle entendit l’eau couler, elle ne put s’empêcher de l’imaginer ruisselant sous le jet d’eau et elle ferma les yeux s’imaginant l’y rejoindre.

Harm était lui aussi fatigué par cette mission et ce long vol.
Alors qu’il se lavait avec ‘son’ savon, un étrange sentiment de bien-être l’envahi. Son parfum s’emparait de la pièce et le berçait d’une étrange sérénité. Il se surprit à renifler le flacon et à l’imaginer près de lui.
Lorsqu’il sortit, il ne put s’empêcher d’ouvrir le petit flacon ambré, couché dans le fond de la trousse et un long frisson lui traversa le corps.
Tout dans cette femme l’obsédait… Il en avait assez de le nier, il fallait lui dire, lui faire comprendre.
Alors qu’il quittait de la salle de bain, son regard se posa sur elle.
Elle était allongée, les jambes légèrement repliées vers elle, laissant ainsi découvrir ses genoux et une partie de ses cuisses. Son visage reposait sur les pages de son livre ouvert et quelques mèches de cheveux cachaient ses yeux mettant ainsi ses lèvres rouges et pulpeuses en valeur. Il la regarda dormir ainsi quelques minutes, se demandant comment il avait fait pour rester si souvent auprès d’elle sans la serrer dans ses bras. Il ne résista pas à l’envie de lui caresser la joue en dégageant les mèches brunes de ses yeux. Comme elle était belle, comme elle lui manquait dès qu’il ne la voyait pas tous les jours. Cette mission, aussi excitante qu’elle pouvait l’être, lui avait fait comprendre comme son absence lui pesait, et aucun vol de F-14 n’avait pu changer ce fait.
Ses doigts dévièrent vers ses lèvres, Comme elles étaient douces… et pour les avoir déjà goûtées, il savait que leur saveur était la seule qu’il n’avait jamais pu oublier.
La caresse de ses doigts froids sur son visage finit par la réveiller, et lorsqu’elle ouvrit les yeux et croisa son regard, les paroles de Cerise lui revinrent immédiatement aux oreilles : « Quand il vous regarde… quand cesserez-vous de vous gâcher la vie… »
-   Harm..
-   Chut, fit-il en plaçant un doigt sur ses lèvres, laissez-moi encore profiter de ce moment de pur bonheur, Sarah…
-   Je…
-   Chut, reprit-il, laisse-moi encore te regarder avant de te le dire…
-   Me dire quoi, Harm ? demanda t-elle la voix hésitante.
-   Quelle question ! Mais que je t’aime Sarah Mac Enzie et que je ne veux plus garder ce secret pour moi…
-   Que tu … Alors laisse-moi te confier mon secret aussi, Harmon Rabb, je t’aime… et elle attrapa ses lèvres qu’il lui offrait sans plus se soucier des conséquences de ce baiser.

Jamais une tempête n’était si bien tombée, sauf peut-être celle qui les avait empêchés de faire l’une des plus grosses erreurs de sa vie, il y avait plus d’un an déjà. Elle épouser un homme qu’elle n’aimait pas, lui la laisser faire.

===========
Journalisée

Brigitte

=========



Bannière par Marie931
brigitte
Administrator
Loup de Mer
*****
Hors ligne Hors ligne

Messages: 5 339



WWW
La tournée du Père Noël
« Répondre #6 le: Décembre 18, 2003, 05:12:29 »

Pour coloradospace
de la part de samh


================




                                           Rencontre avec le Père Noël





Washington DC
Holiday Inn Hôtel
24 décembre 2003, 14h30

Coloradospace se réveilla dans ce grand lit moelleux et mit quelques secondes pour se souvenir de quel côté de l'Atlantique elle se trouvait. Elle avait décidé sur un coup de tête de prendre l'avion pour les Etats-Unis pour y passer Noël et la Saint Sylvestre.

Elle n'était plus en mesure de mettre en pratique le dicton « l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt » mais elle comptait bien profiter du reste de sa journée pour visiter un peu Washington et s'imprégner de l'ambiance de Noël.

Une heure plus tard, elle déambulait aux alentours de son hôtel avec un plan
de la ville dans les mains pour éviter de se perdre. Les rues étaient bondées mais les gens, contrairement à l'habitude ne semblaient pas pressés. Non, ils prenaient simplement le temps de flâner et admirer toutes ces vitrines, plus belles les unes que les autres, aux couleurs des fêtes de fin d'année.

Elle s'installa à l'intérieur d'un salon de thé, juste derrière la large baie vitrée, pour continuer ainsi à observer l'effervescence de la foule, tout en étant au chaud. La neige tombait abondamment et elle recouvrait rapidement l'asphalte, rendant plus délicat les déplacements. Elle se surprit à regarder un Père Noël sur le trottoir d'en face prenant les enfants dans ses bras et posant pour des photos avec eux. Et voir le visage de ces chérubins illuminés simplement par le fait d'avoir croisé le Père Noël, lui rappela sa propre enfance et le plaisir de grimper sur les genoux du vieil homme.
 
Elle avait plongé le nez dans son chocolat chaud, fermant les yeux pour mieux savourer la délicieuse odeur quand une voix grave la fit sursauter.

_   Oh, oh, oh… Que souhaiterait cette jeune femme très sage pour Noël ?
N'hésitez pas mademoiselle, le Père Noël est à votre entière disposition !

Elle releva doucement la tête et croisa un regard d'un bleu intense qui semblait lui être dévoué.
Ces yeux ...
Ils la troublaient alors qu'elle n'avait pas l'habitude d'être déstabilisée pour un rien. Sans qu'elle ne l'y invite l'homme s'installa en face d'elle tout en commandant un café.

Coloradospace faillit éclater de rire quand il manqua de renverser toute la table en voulant s'asseoir, oubliant son ventre proéminent. Il portait avec une grâce évidente un vieil uniforme de Père Noël, rapiécé ici et là. Pour rentrer complètement dans son rôle sans doute, il arborait une énorme bedaine et une barbe blanche qui ne laissait entrevoir de son vrai visage que ses yeux. Mais quels yeux !

Surprise par tant d'aplomb de la part de cet homme, elle resta d'abord sans voix, puis finit par se reprendre.

_   Vous savez, j'ai passé l'âge de croire au Père Noël !

Elle n'était pas très satisfaite d'elle même, souhaitant lui dire que la moindre des  politesses aurait été de lui demander son avis avant de s'inviter à sa table. Mais ses yeux…
Son regard l'en empêchait, et une petite voix intérieure lui soufflait de ne pas le rejeter.

_   Et moi je n'ai pas encore l'âge de jouer au Père Noël, pourtant ...

Coloradospace apprécia la note d'humour de ce compagnon inattendu et décida de rester dans la même atmosphère en ajoutant un sourire aux lèvres :

_   Ah bon, vous avez pourtant déjà la barbe blanche !

Se penchant vers elle, l'homme tira avec malice sur sa barbe pour lui offrir un sourire franc et séducteur. Mais alors qu’il allait lui répondre, il fût coupé par l'intervention d'un lutin vert déboulant en courant.

_   Monsieur vous êtes là ! L'amiral vous cherche, c'est au sujet de ce soir.

S'apercevant soudain que son supérieur n'était pas seul à sa table, le lieutenant Sims, sourit à Coloradospace.

_   Bonsoir ! Mademoiselle ?

_   Coloradospace, bonsoir madame.

_   Monsieur je dois y aller, Bud est assaillit par des dizaines d'enfants, il a besoin de mon aide.
   Mais n'oubliez pas, l'amiral veut vous voir.

Le lutin aux cheveux dorés repartit aussi vite qu'il était arrivé. Coloradospace, de plus en plus intriguée par son compagnon, décida d'être curieuse, contrairement à son habitude.

_   L’amiral ?

_   Oui, quand je ne joue pas les Pères Noël, je suis avocat militaire à mes heures perdues. J'appartiens à l'aéronavale. Je me présente : Père Noël Harmon Rabb Junior, Harm, pour vous servir… et exaucer tous vos souhaits Coloradospace…

S'emparant de sa main, il y déposa un léger baiser, tel un chevalier. Elle commença à rougir, autant pour le baise main que pour sa dernière phrase « exaucer tous vos souhaits », qu'entendait t-il par là ?


_   Je ne voudrais pas que vous ayez une remontrance par votre supérieur par ma faute.

_   Il est juste à quelques mètres d'ici, voulez vous m'accompagner ?

_   Pourquoi pas…

En se levant Coloradospace se cogna un genou contre la table et jura intérieurement, sa maladresse lui faisait fichtrement mal !

Dehors la nuit était tombée, mais la neige tombait de plus belle et le vent froid lui brûlait le visage. Son Père Noël lui avait pris le bras et ils marchaient serrés l'un contre l'autre, essayant de se frayer un passage dans la foule. Harm fût stoppé par un enfant lui courant après, tout en l'appelant.

_   Père Noël, Père Noël !

Il se retourna vers sa compagne et lui dit en souriant :

_   Accordez moi cinq minutes, le devoir m'appelle.

Elle l'observa, prenant le petit garçon dans ses bras et lui parlant avec une voix grave. Le rôle de Père Noël lui allait comme un gant et elle avait quelques difficultés à l'imaginer dans un tribunal en uniforme de la Navy ! Patiemment il attendit que le garçonnet lui raconte tout ce qu'il avait fait dans l'année et la longue lettre qu'il lui avait écrite un mois plutôt, pour lui dire :

_   Eh bien jeune homme, tu peux être fier de toi, et ce soir je n'oublierais pas ta cheminée, je
   te le promets.

L'enfant reparti, Harm s'approcha de Coloradospace et s'aperçut qu'elle se trouvait sous une branche de gui qui ornait un lampadaire de la ville. Se laissant porter par son envie, il prit délicatement son visage entre ses mains et déposa un doux baiser sur ses lèvres.

_   Vous êtes sous le gui, Coloradospace, précisa t'il, les intonations de sa voix trahissant le
trouble qu'elle lui procurait.

N'ajoutant rien, Coloradospace enlaça le cou d'Harm, l'attirant à elle, tout en lui enlevant cette barbe, devenue encombrante, de son autre main.

   _   Vous m’avez bien promis d’exaucer tous mes souhaits Père Noël ?
Haaarm…
                              
Washington DC
Holiday Inn Hôtel
24 décembre 2003, 22h30

Dans un demi sommeil Coloradospace saisit sa couverture et la remonta jusque sous son menton. Sentant soudain un courant d'air froid, et entendant un grand bruit, elle maugréa tout en se levant pour aller fermer cette fichue fenêtre qui s'était ouverte toute seule.

Elle réalisa soudainement que c'était la nuit de Noël et qu'elle était au fond de son lit à dormir !
Les évènements de la journée lui apparaissaient dans un certain brouillard. Elle se souvenait seulement de bribes. Des yeux, un magnifique regard d'un bleu indescriptible. Un Père Noël…  
Elle ne savait plus si elle avait rêvé, si elle était même réellement allée, ou non, dans ce salon de thé.

Au moment de fermer la fenêtre elle sentit une douleur au niveau du genou. Soulevant son pyjama, elle se rendit compte qu'elle avait un bleu…
C’est alors que la jeune femme entendit un lointain «  Oh, oh, oh ! ».

Levant la tête, Coloradospace aperçut le traîneau du Père Noël, le vrai, reprendre sa longue route …

===============
Journalisée

Brigitte

=========



Bannière par Marie931
brigitte
Administrator
Loup de Mer
*****