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Sujet: La tournée du Père Noël (Lu 3147 fois)
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brigitte
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pour samh de la part de toune ================= JAG Headquarters 24/12 Une certaine effervescence régnait dans l'antre du JAG. C'était la veille de Noël et l'Amiral avait donné l'autorisation de quitter les lieux à 16 heures sous réserve que tout soit mis à jour. Chacun vaquait donc à ses occupations de façon frénétique. Bud essayait de venir à bout d'un cas délicat qui lui avait été remis en début de semaine. Harriet finissait de classer les dossiers que le sergent Galindez, récent revenu d'Irak, lui passait. Sturgis traînait autour du fax attendant un rapport de  qui ne semblait pas vouloir arriver et pourtant il fallait que ça arrive vite, il avait rendez-vous avec Bobby... Harm et Mac discutaient des dernières mises au point concernant la court martiale du Lieutenant McCroy. L'Amiral était au téléphone avec le sous secrétaire d'état et la conversation semblait lui déplaire au plus haut point. C'est alors que Samh fit une entrée discrète dans le bureau général. Elle se racla la gorge quelques secondes pour se faire entendre. C'est alors que le sergent Galindez la remarqua... - Bonjour Mademoiselle, que puis-je faire pour vous ? - Eh bien, je viens voir ma cousine Lauren Singer, mais je ne l'ai pas prévenue de ma venue, savez-vous si elle est là ? Galindez considera la jeune fille et lui répondit que le lieutenant Singer avait été envoyée sur le Seahawk pour une affaire... Samh parut soudainement accablée par la nouvelle. Le sergent remarqua la pointe de déception chez la jeune fille et l'informa que le lieutenant ne serait absente que 2 à 3 jours. Cela ne remonta pas le moral de Samh pour autant, elle avait fait un long voyage en autobus pour venir et avait espéré pouvoir trouver une âme sympa pour la soutenir. Samh avait débarqué aux USA trois mois auparavant et faisait du baby-sitting dans une famille de Chicago. Sa famille l'avait libérée pour une semaine et Samh pensait qu'elle aurait pu profiter de ces quelques jours de congés pour rencontrer et renouer avec sa cousine, qui en fait était une cousine fort éloignée – cadeau d'une folle nuit d'amour lors d'un passage d'un grand tonton, avec sa tantine Alberte -. Visiblement l'idée n'était pas si bonne, puisqu'elle se retrouvait ici à Washington, toute seule et perdue dans cette grande ville, ne connaissant personne d'autre. Son anglais s'était certes nettement amélioré mais elle paniquait. - Que vais-je faire ? je ne connais personne ici et je ne sais pas où je vais aller dormir... Devant ce désarroi désormais palpable Galindez tenta de la rassurer. - Ne vous en faites pas nous allons arranger cela- dit-il d'un air sur. Il se rendit dans le bureau de Tiner et lui expliqua brièvement ce qui se passait. Tiner dit : "je vais essayer de lui trouver un hôtel dans le coin" et se mit aussi tôt à la recherche. Malheureusement, il semblait que tous les hôtels aient été pris d'assaut. Il se retourna alors vers l'Amiral, lui expliqua la situation... AJ dit qu'il n'avait guère de solution à proposer, de plus il prenait l'avion pour l'Italie dans deux heures. Il dit à Tiner de voir avec Harriet. Ce qu'il fit aussitôt. Harriet répondit à Tiner qu'elle était trop occupée à l'heure actuelle à aider Bud. Harriett, Bud et les enfants partaient en Floride pour les fêtes. Harriett lui dit de voir avec Mac. Tiner frappa à la porte du bureau de Mac, celle-ci était au téléphone avec Chloé et mettait au point les derniers détails de la soirée qu'elles avaient prévu de passer ensemble. Mac rappelait l'heure de son arrivée à l'aéroport. Tiner comprit de suite qu'il n'était pas nécessaire d'essayer de trouver une solution ici. Il prit la direction du bureau du Capitaine Rabb. Tiner en passant jeta un coup d'œil en coin à Samh, la pauvre jeune fille semblait complètement effondrée, il se dit qu'au pire il pourrait s'occuper d'elle si il ne trouvait pas de solutions. Elle semblait bien charmante. Tiner donna un petit coup sur la porte vitrée du Capitaine qui le pria d'entrer. - Monsieur, désolé de vous déranger, mais pourrais-je vous demander de rendre un service ? - De quoi s'agit-il Tiner ? - Eh bien, Monsieur, c'est au sujet de la jeune fille qui est assise là bas – désignant Samh du regard à Harm- - Oui, et alors dit-il Harm posant sur regard sur Samh. - C'est une cousine éloignée du Lieutenant Singer...-silence- elle est venue lui faire une visite surprise, seulement le Lieutenant, vous n'êtes pas sans le savoir, a été envoyée sur le Seahawk... - Tiner, venez en aux faits, dit Harm un peu amusé par le comportement embarrassé de Tiner. Tout de go, Tiner se lança. - Pourriez-vous héberger cette jeune fille pour la nuit ? Harm resta bouche bée devant la question de Tiner. - Voyons Tiner, il n'y a pas quelqu'un d'autre...je ne connais pas cette.... Samh ? et puis ....elle n'a pas une autre parenté ? avez-vous demandé à Mac...à Harriett....à l'Amiral ? Tiner hocha la tête positivement. - Vous êtes, Monsieur, le seul qui puisse la recueillir, juste pour ce soir... Harm était bien ennuyé, il avait prévu de passer une nuit tranquille, demain matin il devait prendre un avion pour San Diego et aller rejoindre ses parents. Auparavant, il devait aller rendre visite au "Mur". Il regarda Tiner et dans un long soupir lui dit : - OK, mais pas plus d'une nuit, je pars demain en Californie. - Merci, Monsieur, je vais informer Samh...enfin la cousine du lieutenant Singer. C'est presque en courant qu'il sortit du bureau et se dirigea vers Samh. Il avait réussi sa mission, il allait lui aussi pouvoir partir à 16 heures avec les autres. - Mademoiselle, ça y est, je vous ai trouvé un hébergement pour ce soir. - Merci, Tiner, et où vais-je aller ? - C'est le Capitaine Rabb qui va vous héberger pour ce soir. Samh leva les yeux et vit alors le capitaine et resta un instant bouche bée. "Waoh!" se dit-elle retrouvant rapidement ses esprits. - Merci, merci mille fois!! - Je pense qu'il serait bien que vous veniez avec moi pour que je vous présente au Capitaine. Il s se dirigèrent vers le bureau d'Harm. Tiner frappa doucement à la porte et introduisit Samh, qui visiblement était fort impressionnée par le beau Capitaine. - Entrez, bonjour, Mademoiselle. Capitaine Rabb, alors comme cela vous vous retrouvez seule dans notre grande ville, c'est pas de chance, de plus votre cousine est absente. Jamais là quand il faut!!. Dit-il un peu ironiquement et pour lui même, mais cela n'avait pas échappé à Samh qui lui répondit : - Ecoutez si cela vous pose un problème, je peux reprendre un train pour Chicago, ce soir ! dit-elle sèchement. - Désolé, je ne voulais pas être désagréable. lâcha Harm un peu bougon. - De toute façon, je repars demain, ne vous affolez pas, je ne prendrais pas beaucoup de place! - J'ai encore quelques petites choses à régler et nous irons chez moi. lui dit-il avec un sourire amical. L'appartement d'Harm une heure plus tard. -" Waoh ! super, l'appart". s'exclama Samh. Harm observait Samh tout en rangeant les achats qu'il avait fait pour le souper. Pendant le trajet vers son appartement, ils firent mieux connaissance et discutèrent de tout et de rien. Il était amusé par la naïveté de Samh. Et se demandait comment Singer pouvait être si différente d'une telle jeune femme. Mystère de la nature ?? Harm, lui trouva beaucoup de charme, avec ses yeux rieurs et malgré son anglais approximatif, ils purent échanger sans trop de difficulté. Ils semblaient être sur la même longueur d'onde pour bon nombre de sujets qu'ils abordèrent. La soirée tout compte fait s'annonçait franchement sympathique. Le courant passait entre eux deux. Harm, comme à chaque année, s'absenta pour se rendre au Mémorial et faire ses confidences à son père. Le temps avait tourné au froid et la neige se mit à tomber. Après s'être recueilli de longues minutes, il reprit la chemin de son appartement où il trouva Samh assoupie sur le canapé. Il ne fit aucun bruit pendant un bon moment pensant à tous ceux qui comme Samh aurait pu passer un Noël seul. Il pensa aussi à Mac...si proche et si loin... Il fut tiré de ses pensées par Samh qui sortait de sa sieste. - J'ai profité de votre absence, pour faire une petite sieste dit-elle la voix encore pleine de sommeil. "Mais avant j'ai dressé la table, comme je n'ai pas de cadeau à vous offrir, ça me semblait un minimum normal que je fasse cette petite tâche". Ajouta-t-elle avec un grand sourire. Harm n'avait pas remarqué, qu'en effet que le couvert avait été dressé et constata avec plaisir que c'était arrangé de façon agréable. - Oh! Samh c'est magnifique !! vous êtes douée pour faire un miracle avec des bouts de chandelles ! lui dit-il. Ceci réchauffa le cœur de Samh. Elle était toute chose devant le compliment. L'heure était venue maintenant de passer à table. Harm avait cuisiné son fameux pâté végétarien, dont Samh se régala. Le repas se déoula dans la bonne humeur. Puis, ils s'installèrent sur le canapé et burent un café. Ils continuèrent à échanger une foule d'anecdotes sur leur vie. La soirée était magique...Harm se sentait rempli de chaleur, de bien-être, la présence de Samh, sa gentillesse, sa douceur, sa bonne humeur avaient chassé la tristesse qui habituellement habitait son cœur à cette période de l'année. Une douce musique accompagna la soirée. Les douze coups de minuit résonnèrent au loin. Harm prit Samh par la main, la fit se lever, la conduisit vers le sapin de Noël qu'Harm avait installé et lui posa un doux baiser sur les lèvres. Samh resta un long moment les yeux fermés, ne croyant pas ce qu'elle venait de vivre. Quand elle ouvrit les yeux, elle vit Harm qui la regardait un incroyable sourire aux lèvres. - Merci, Samh, c'est le premier Noël depuis fort longtemps où j'ai la paix au fond de mon cœur. Rougissant un peu devant cet aveu elle lui répondit : - Merci Harm, grâce à vous j'ai, moi aussi, passé l'un de mes plus beaux Noël. Il la prit alors dans ses bras et sur la musique qui était en train d'être jouée la fit danser jusqu'au bout de la nuit... Joyeux Noël!!! =====================
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brigitte
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pour soize de la part de marji
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LE PERE NOEL EST UN PILOTE
L’esprit de Soize vagabondait en cette journée ensoleillée, un temps printanier pour une veille de Noël que l’on souhaite souvent plus blanc que bleu.
Les pâles lueurs hivernales avaient fait place à de lumineuses couleurs qui avaient attiré mon amie dans la campagne angevine. La longue marche à travers les coteaux de l’Aubance l’avait amenée au bord d’une large étendue herbeuse, la rivière était invisible et cependant présente par le bruit diffus de l’eau.
Fatiguée par sa promenade Soize s’octroya un moment de répit, assise sur une longue pierre plate elle ferma ses yeux fatigués et offrit son visage au vent léger. Les premières minutes de cette pause chassèrent progressivement la tension d’un trimestre fatiguant, un curieux kaléidoscope de moules à moustaches s’était dessiné derrière ses paupières closes. La caresse du soleil chassa bien vite cet incongru ballet.
Et son rêve revint la hanter.
Deux yeux gris bleus et un sourire magique,
le visage qui se penchait sur elle avait toujours les mêmes traits, mais il était soudain si proche qu’il lui semblait palpable, ce n’était plus une image mais un rêve vivant. Soize approcha la main de la bouche attirante et sursauta de sentir la chaleur et le moelleux de ses lèvres sous ses doigts. Ebahie elle regarda autour d’elle et remarqua un biplan jaune à l’extrémité du champ. Ses yeux écarquillés revinrent se poser sur le pilote qui l’observait mi amusé, mi étonné par cette jeune femme qui le regardait d’un air extasié.
Le son d’une voix chaude et profonde la tira de sa léthargie, ce n’était pas possible, après les images la voix, elle était donc si épuisée que ça pour plonger tout éveillée en plein rêve ? Et pourquoi le soleil encore chaud tout à l’heure donnait maintenant au ciel des lueurs roses annonçant le crépuscule, encore son rêve ou le réveil d’une sieste involontaire ?
L’homme la regardait, un peu inquiet maintenant de la réaction de la jeune femme. Il avait l’habitude de voir le regard des femmes fondre en croisant le sien, mais cette fois ci les yeux tendres et le sourire enfantin qui se dessinait peu à peu le touchèrent malgré lui, la retenue qui lui faisait commettre des maladresses ne se manifestait pas, il était sous le charme d’un regard angélique et ne voulait pas briser la magie du moment.
Soize peu à peu rassemblait ses idées, les mots et les sons prirent une signification, la voix lui demandait si elle allait bien, s’excusait de l’avoir dérangée un peu brutalement. Quelques secondes encore et cet écho allait disparaître se dit-elle en fermant les yeux très fort et en secouant la tête pour chasser de son esprit les restes embrumés de son songe.
Peine perdue il était toujours là et plus réel que jamais, fantasme de ses nuits et présence de ses jours. Elle se résolu à en avoir le cœur net :
- Harm ?
Le pilote la regardait étonné : - vous me connaissez ?
- il me semble bien, ne me demandez pas comment mais vous m’êtes familier, vos exploits sans doute
- et bien je ne pensais pas être reconnu de ce côté de l’atlantique, à vrai dire j’étais même venu ici dans le but de me faire oublier
Son ton amer et la dureté de son regard alarmèrent Soize, ce n’était plus l’homme de ses rêves mais un homme meurtrit qui lui faisait face.
- mais vous avez des amis fidèles et un métier que vous adorez, alors pourquoi fuir ?
- les choses ont changé, tout cela est derrière moi désormais, je suis ici pour me reconstruire mais même ma fidèle Sarah me joue des mauvais tours, dit-il en désignant son stearman.
- Je n’y connais rien en mécanique mais si je peux vous rendre service ça sera avec plaisir.
Il scruta le ciel de plus en plus sombre :
- vu l’heure tardive je crois que je suis coincé ici pour la nuit, vous pourriez peut être m’indiquer un hôtel dans les environs.
Leur quête resta vaine, les résidences aux alentours étaient fermées pour l’hiver et les quelques hôtels en activité étaient déjà bondés.
Quelques solutions de secours vinrent à l’esprit de Soize mais elle ne pouvait se résoudre à le laisser sortir de sa vie si vite, après tout se dit-elle personne n’en saura rien si je lui propose de l’héberger pour la nuit.
Harm ne s’offusqua pas de l’invitation, la jeune femme l’intriguait et il était ravi de cette opportunité de la connaître davantage.
Ils étaient à présent attablés et devisaient tranquillement échangeant des anecdotes, la conversation légère chassait l’humeur morose de Harm et son sourire retrouvait l’éclat que connaissait si bien Soize.
Les heures s’égrenaient et Harm n’en revenait pas de se sentir chez lui, sa vie d’avant lui paraissait lointaine, il lui semblait avoir toujours connu cette atmosphère paisible et sereine, cette douce présence le ravissait et il souhaitait prolonger cette rencontre. Elle n’avait rien fait pour l’éblouir et pourtant plus il se détendait en sa présence plus ses gestes s’animaient comme si elle se réveillait peu à peu d’un long rêve.
Et c’était bien de cela qu’il s’agissait, Soize prenait peu à peu conscience de la réalité, elle surveillait cependant l’horloge d’un œil, persuadée qu’aux douze coups de minuit il allait disparaître comme bien des personnages de contes de fées.
Mais minuit passa et Harm était toujours là, sous le charme, conquis par les accents sensuels de cette voix qui gardait pour lui parler un charmant accent français. Elle semblait le connaître depuis longtemps et comprenait ses doutes. Il lui avait raconté ses peines, son attachement à sa collègue et amie avec qui il avait souhaité poursuivre la route, les déceptions et les trahisons qui l’avaient conduit à l’exil, à la recherche d’un nouveau départ et d’autres horizons.
Et sans le questionner elle semblait tout comprendre, tout accepter.
Soize connaissait ce cheminement, elle savait que Harm ne laissait jamais voir sa détresse et pourtant il se confiait à elle sans qu’elle le sollicite. L’envie de le serrer dans ses bras se faisait de plus en plus forte, sans équivoque, juste pour le consoler de sa solitude.
Ses mains se rapprochèrent des siennes, caressant doucement les longs doigts, les blottissant dans ses paumes comme un chaton s’enroule sous la chaleur d’une caresse. Elle sentait enfin la douceur de sa peau sous la sienne et s’émerveillait de le voir répondre à ses gestes. Et ce qui avait commencé par un geste de réconfort se transformait peu à peu en caresses plus audacieuses, plus sensuelles.
Le souffle court, Harm se noyait dans les prunelles d’ambre, tombait dans ce regard sans chercher à se retenir, il l’avait cherchée toute sa vie et l’avait trouvée.
Soize se blottit contre lui, émerveillée de reconnaître les sensations mille fois imaginées. Il avait les mêmes gestes et le même accent rauque qui troublaient ses rêves. Les murmures et les caresses se répétèrent, sa main remonta le long de son torse, sentit les battements puissants de son cœur, longèrent une joue un peu râpeuse pour venir ébouriffer les cheveux dans sa nuque, le jeu cessa soudain car une bouche audacieuse couvrit la sienne et Soize perdit pied, le temps s’effaça.
Un miaulement à la fenêtre la tira du sommeil, son invité habituel réclamait son repas. En se redressant elle pris conscience d’une présence dans son lit, la bouche ouverte et les yeux écarquillés elle regardait la longue silhouette sans trop oser y croire.
Elle se souvenait bien de s’être endormie sur l’herbe moelleuse d’un champ, d’avoir rêvé d’un pilote dans son biplan jaune, d’une nuit magique …
La silhouette bougea, se tourna vers elle, un regard clair de petit garçon heureux lui sourit, c’était bien vrai, l’aube n’avait pas détruit le rêve et son cadeau de Noël lui tendait les bras pour mieux la convaincre de sa réalité.
Et Harm qui ne connaissait la douceur angevine qu’à travers les poèmes rendit les armes pour l’amour de sa belle.
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brigitte
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pour sylviane de la part de saku15 ================ Fallschurch Virginie Janvier 2002 Elle n'en croyait pas ses yeux. Tout était magnifique. Depuis le temps qu'elle rêvait de venir ici. De pouvoir marcher dans les rues lumineuses , de pouvoir voir de ses propres yeux les "Yellow car"! Même si elle ne restait qu'une semaine, elle avait l'intention d'en profiter un maximum. Cela faisait désormais deux jours que Sylviane occupait ses journées par des visites dans les musées de la ville. Pour le moment ses deux lieux préférés étaient "le mur" et le musée de l'aviation. Pourtant aujourd'hui elle avait décidé de ne pas être sage du tout, mais alors pas du tout! A quoi servait il de travailler et comment pourrait elle dire qu'elle avait profité de son séjour si comme toute touriste qui se respecte elle ne profitait pas du splendide centre commercial qui lui ouvrait ses portes. Après une matinée de shopping, son estomac commençait à chanter, elle décida de rentrer dans le premier restaurant qu'elle croiserait et laisserait faire le hasard. L'affamée se retrouva dans un petit restaurant très sympathique. Après avoir passé commande, elle se mit à bouquiner son livre favori : Du coté de chez Swann de ce cher Monsieur Proust. Plongée dans sa lecture, elle ne remarqua pas que le restaurant, s'était rempli. Il ne restait plus qu'une seule place, celle en face d'elle! Cela faisait à peine dix minutes qu'elle lisait que le serveur lui posa une drôle de question. - Excusez moi ,mais est ce que cela vous gênerait de partager votre table avec un de nos clients. Il avait réservé mais nous l'avons oublié et comme c'est un habitué...... -Hum, je vois...... Sylviane suivit du regard "le client » que lui montrait du doigt le serveur et elle ne fut pas longue à se décider. -Pourquoi pas. -Merci beaucoup Madame. A contre coeur, il décida de rester. Il avait faim et ne voulait pas rentrer au bureau, où il savait qu'il allait devoir lui parler, faire comme si tout allait bien alors qu'il n'avait qu'une seule envie:pouvoir regoûter à ses lèvres et se perdre dans ses bras. Wahou, pensa Sylviane, il a de la chance que je sois fidèle, sinon mon coco tu passerais vite fait à la casserole. Elle rougit d'avoir de telles pensées mais ne put s'empêcher de l'imaginer dans le plus simple appareil. -Bonjour Madame, je vous remercie de bien vouloir m'accueillir à votre table. Pour me faire pardonner je vous offre le repas. -Merci beaucul, heu beaucoup, excusez moi. Mais vous n'êtes pas obligé, ce n'est pas de votre faute. Pas la peine de vous excuser. -C'est ce que me dit toujours ma collègue. A l'évocation de cette "collègue", Sylviane remarqua immédiatement que son si fabuleux regard se voila. -Excusez ma curiosité, mais vous travaillez où? Par déduction, je pense que vous êtes un militaire et sûrement, un pilote vu que vous avez des ailes mais pour le reste? -C'est vrai que je ne me suis pas présenté. Harmon Rabb Junior, je travaille au J.A.G... -Au J.A.G?  Heu au risque de passer pour une inculte, c'est quoi?? -J.A.G ou judge avocat general. Pour simplifier, je suis avocat dans l'armée. C'est étrange mais vous êtes la première personne que je rencontre à me poser cette question. -Ben c'est normal, je ne suis pas d'ici. A mon tour, Sylviane, institutrice en Belgique. ma famille m'a offert une semaine dans votre superbe ville. -Ah bon , vous parlez très bien notre langue; - Enfin! J'ai quand même un accent.... -Sûrement mais je ne suis pas expert en langue, c'est Mac l'experte! -Votre petite amie? -....... -J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas. -Non vous ne pouvez pas savoir. Mac n'est pas ma petite amie. -Ah bon c'est peut être votre ex, alors? Il y a tellement de douleur dans votre regard... -Toutes les belges sont aussi curieuses que vous?  -Non, du moins je ne pense pas. Je n'ai pas envie de vous gêner mais je me demande comment un homme aussi beau que vous n'a toujours pas de femme? -C'est pas que vous me dérangez, seulement je n'ai pas l'habitude de parler de mes sentiments et encore moins d'en parler avec des inconnus. -Hum, je comprends, mais vous savez, ça fait du bien de parler, de dire ce qu'on pense. Et puis de tout me dire cela vous permettra peut être aussi d'y voir plus clair. -Je ne sais pas. C'est le seul problème que je ne sais pas résoudre. D'habitude je trouve toujours une solution, seulement là je ne vois vraiment pas comment faire. -Mon cher, je dirais que vous avez le complexe de Superman... -Le complexe de Superman??? -Oui, oui, le complexe de Superman. D'habitude vous trouvez toujours une solution. Votre phrase favorite est "Il n'y a pas de problème, que des solutions". Vous aimez aider les autres et vous avez le chic pour vous mettre dans le pétrin pourtant vous vous en sortez toujours. Mais là vous avez la trouille!!! Oui oui, vous êtes terrorisé. Harm on ne vous demande pas d'avoir toujours raison ni d'être parfait quand même. -Oui mais elle, elle est parfaite! Imaginez qu'un jour, je la déçoive, je n'en ai pas le droit. Et puis de toute façon c'est trop tard. -Ah bon pourquoi, c'est trop tard??? Elle est toujours en vie, non??? -Heureusement qu'elle est encore en vie, je ne pourrais pas vivre sans son regard, son sourire et même quand elle me reproche quelque chose, cela prouve que je compte encore un peu pour elle.... -Alors je ne comprends plus rien mais alors vraiment rien. Vous l'aimez, pas la peine de secouer la tête je sais que j'ai raison, elle est toujours en vie et je suppose toujours dans cette ville alors pourquoi c'est si compliqué que ça?  -Parce qu'elle l'a embrassé..... Alors que c'est moi qui ait tout perdu pour la retrouver elle l'embrasse lui, et qui plus est devant moi..... C'est trop tard je vous dis. Vous avez lu trop de livres à l'eau de rose pendant votre jeunesse. L'amour ce n'est pas comme dans les livres ou dans les films! C'est cent fois plus compliqué.... -Vous avez la trouille, vous avez la trouille, vous avez la trouille, vous avez la trouille, vous avez ........ -Bon d'accord peut être un peu. Mais vous ne savez pas toute l'histoire... -Alors racontez la moi. Nos plats ne sont pas encore arrivés nous avons donc le temps. Le si fier capitaine n'était plus qu'un homme perdu, alors après tout pourquoi ne pas tout dire à cette inconnue. Dans tout les cas elle repartirait en Belgique et le secret serait bien gardé. -Vous êtes toujours aussi acharnée??? Puisque vous tenez tant à tout savoir ouvrez grandes vos oreilles. C'est ainsi que Harm lui raconta toute sa triste histoire. Il commença par la mort de Diane pour finir en expliquant pourquoi il tenait tant à elle et à quel point il lui en voulait d'être avec Webb. Quand il eut enfin fini, ils en étaient au dessert. -Voilà vous connaissez toute l'histoire.. -Pfffiou, on dirait le scénario d' une très mauvaise série. Je dirais juste une phrase . Vous l'aimez et elle vous aime. -Comment vous savez qu' elle m'aime? -C'est simple elle a fait le pacte de faire un enfant avec vous, elle vous a suivi à l'autre bout du monde pour vous aider à retrouver l'homme qui comptait le plus pour vous, chaque fois que vous avez besoin de quelqu'un elle est toujours là. Et même après que vous lui ayez brisé le coeur sur ce fameux ferry, elle annule son mariage pour vous et accepte de repartir au point de départ. Quelles preuves voulez vous en plus. -Oui mais tout ça, c'était avant Webb maintenant ... -Elle vous aime toujours, un amour aussi fort que le sien ne peut pas s'effacer aussi rapidement. -......... -Donc.... -..... -Hum hum, vous êtes toujours avec moi?? -..... -Dites je ne vais quand même pas vous jeter un verre d'eau à la figure pour que vous réagissiez? Si? -........ -HARM.. -Vous m'avez appelé??? -Non pas possible??? Alors, vous faites quoi?? -Ben rien!!! -Ah non je n'ai pas passé mon déjeuner à jouer à la psychologue du dimanche et à vous écouter avouer votre amour pour Mac pour des prunes. Alors vous allez l'appeler et lui donner rendez vous. Une fois qu'elle sera là vous lui direz tout ce que vous m'avez dit. Sur ce au revoir. -Une minute, comment saurez vous que je vais faire ce que vous me conseillez? -Ah bon vous le prenez comme ça. D'accord puis je avoir votre téléphone j'ai un coup de fil à passer à mon hôtel. -Oui bien sûr. Sylviane après avoir trouvé le numéro qu'elle cherchait attendit patiemment que quelqu'un décroche. -Oui bonjour, vous serait il possible de me rejoindre dans le restaurant du grand centre commercial en face de l'hôtel "douce nuit." -...... -Non on ne se connait pas mais je rends service à un capitaine. -........ -Oui voilà c'est ça! C'est bien lui. -............ -Non non ne vous en faîtes pas. Il n'a rien... -..... -Non je ne suis pas sa dernière conquête, écoutez, il veut juste vous dire quelque chose mais il a tellement peur que je lui donne un petit coup de main. -... -Non, je ne peux pas vous le dire. Je peux seulement vous certifier que vous serez heureuse d'entendre ce qu'il aurait dû vous dire depuis longtemps déjà. -.... -D'accord, à tout de suite. Elle raccrocha et fixa Harm avec le sourire. -Vous êtes piégé mon Capitaine!!! Voyant que Harm ne réagissait pas, elle finit son dessert. Un ange passa et Il prit enfin la parole: -Non mais vous êtes vraiment malade. Mais qu'est ce qui vous a pris de faire ça. On ne se connait même pas. Mais qu'est ce que je vais faire maintenant??? -Ah non vous n'allez pas recommencer vous êtes assez grand pour lui dire que vous l'aimez..., la vie est courte Harm, trop courte Quand elle prononça ces mots il la foudroya du regard. -Ho pas le peine de faire les gros yeux Capitaine! Je ne dis que la vérité. Vous êtes fou amoureux du colonel Sarah Mackenzie.... -Hum hum Sylviane se retourna et se retrouva face à une femme qui pourrait être Mac. Vu sa tête, elle comprit que c'était bien elle. -Ohoho, je crois que j'en ai trop dit. Je m'en vais immédiatement .. de toutes façons vous ne pouvez plus reculer maintenant Sur ces belles parole elle quitta précipitamment le restaurant. -Maîtresse, maîtresse.... -Hein heu oui? - Alors vous avez fait un beau rêve maîtresse??? -Mais je ne rêvais pas.. Tous les élèves présents dans la classe éclatèrent de rire. -Oui bon d'accord peut être un peu... Quand vous aurez fini de vous moquer de moi. Vous me direz si vous avez fini de relire votre dictée. -OUUUUUUUUUUI Maîtresse!!! -Bon alors, Mathieu tu les relèves pendant que moi j'écris dans mon agenda que j'ai pleins de fautes à corriger pour Vendredi. Elle sortit son fidèle agenda et en l'ouvrant elle tomba sur le 26 Juillet 2003. Au stylo rose était écrit "Mariage de Harm et Mac" Oh mon dieu, c'est pas vrai tu as vraiment fait ça? Et sous les regards éberlués des élèves elle ne put s'empêcher de piquer un fou rire. Tous pensèrent "c'est bon la maîtresse, elle est folle!!!!!" Fin Joyeux noël!!! =================
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Un Noël Blanc
Un petit village de France 24 décembre 2033, 20.45 pm
« Oh mamie, s’il te plait… j’ai pas envie de dormir » La petite fille se coucha malgré elle, obéissant aux injonctions de sa grand-mère, bien décidée à ne pas succomber à la petite moue boudeuse de l’enfant. « Tu sais bien que tu dois te reposer pour être en forme demain. Et puis si tu n’es pas sage, le Père Noël le saura et… » « Pfff !!! » la coupa la fillette en soulevant les épaules « le Père-Noël, il existe même pas d’abord ! » « Quoi !! Mais bien sûr que si il existe ! Qui a osé te dire le contraire ? » « C’est Lucie, ma copine… Et elle est super intelligente Lucie… C’est toujours elle qui finit les exercices de math la première… Alors si elle dit que le Père-Noël n’existe pas, c’est que c’est vrai !! » La vieille dame sourit devant l’air sérieux et obstiné de la fillette. « Il faudra que tu me la présentes cette Lucie » fit-elle en la bordant. Elle lui caressa les cheveux et déposa un doux baiser sur son front. « Bonne nuit ma puce, dors bien ». Elle alluma la veilleuse avant de se diriger vers la porte. « Mamie ? » entendit-elle soudain. Elle se retourna pour trouver l’enfant assise dans son lit. « Tu veux bien me raconter une histoire pour m’aider à m’endormir ? » Comment aurait-elle pu résister à ces grands yeux clairs qui quémandaient avec tant de ferveur ? Elle revint vers elle et s’assit au bord du lit. « Bon d’accord, mais une seule. Laquelle tu veux ? » « Une histoire de Noël » répondit la fillette avec entrain. « Raconte-moi un de tes plus beaux Noëls, non…ton plus beau !! » La vieille dame réfléchit un instant. A ce stade de sa vie, elle comptabilisait un certain nombre de Noëls, mais il y en avait un auquel elle repensait systématiquement chaque année, comment aurait-elle pu oublier ? « Très bien, mais avant, rallonge-toi » La petite fille obtempéra et sa grand-mère vint s’installer plus confortablement à ses côtés. « Quand j’étais plus jeune, j’avais l’habitude de partir en vacances au moment des fêtes de fin d’année. Cette année là, je devais retrouver des amis aux Etats-Unis, dans la région de Washington. On avait loué un chalet pour y passer le réveillon. Mon avion avait atterri à New York et je devais prendre une correspondance pour Washington, mais c’était sans compter sur les caprices de la météo… »
*************** Agence de location de voitures LaGuardia Airport, New York City 24 décembre 2003, 17h10
« Quoi !!! Comment ça vous n’avez plus aucune voiture de disponible… Mais j’en vois plein sur votre parking là derrière » « Je suis désolée madame, mais toutes ces voitures sont déjà réservées. Nous venons de louer la dernière qui nous restait » La jeune femme soupira d’agacement devant l’air contrit de son interlocuteur. Elle jeta un coup d’œil au travers de la baie vitrée. La neige tombait encore à gros flocons. Quelle guigne ! Tous les vols avaient été suspendus jusqu’à nouvel ordre mais elle se refusait catégoriquement à passer le réveillon de Noël seule, dans une chambre d’hôtel quelconque, même si la compagnie aérienne se chargeait de la facture. Un coup de téléphone à la gare lui avait appris que les trains pour Washington étaient tous complets. La route restait désormais sa seule option, il fallait qu’elle trouve une voiture, coûte que coûte ! « Excusez-moi… J’ai cru comprendre que vous deviez vous rendre à Washington, si vous vous voulez, je peux vous emmener » Elle sursauta au son de la voix masculine qui venait d’interrompre ses pensées. Elle tourna la tête et se trouva face à face avec le plus fantastique des sourires qui lui avait été donné de voir. Elle resta interdite quelques secondes puis laissa son regard naviguer sur ce qui entourait ce sourire : des mâchoires bien dessinées, un nez effilé, des pommettes saillantes, et de superbes yeux bleus gris qui la fixaient avec interrogation, dans l’attente d’une réponse. « Alors, ça vous intéresse ?… On pourrait partager le prix de la location » « Je… Oui, bien sûr que ça m’intéresse » répondit-elle en reprenant soudain le contrôle de son esprit. « Mais, comment avez-vous réussi à obtenir une voiture ? » Il sourit encore un peu plus, tout en soulevant le trousseau de clés que le loueur venait de lui remettre. « Je suis le petit veinard qui a loué la dernière voiture disponible » fit-il d’un air enjoué. « Petit, petit… C’est vite dit » pensa-t-elle « Ce type doit sûrement mesurer plus d’un mètre quatre vingt dix… et ce sourire… Mon Dieu, ce sourire… » « Vous avez des bagages ? » A nouveau, il la tirait de sa rêverie. Elle se ressaisit rapidement et désigna la valise qui trônait à quelques centimètres d’elle, contre le mur. « Juste cette valise ». « Très bien, je vais chercher la voiture et je vous retrouve devant la porte » « D’accord, je vous attends » s’entendit-elle répondre. Elle ne maîtrisait rien de ce qui s’était passé. En moins de 5 minutes, elle était passé de l’abattement le plus total à un état léthargique qui l’avait amenée à accepter un voyage de près de 6 heures avec un parfait inconnu. Elle le regarda s’éloigner en direction du parking. Ce n’est qu’à cet instant qu’elle remarqua qu’il s’agissait d’un militaire, son grand manteau noir cachait son uniforme et elle n’avait pas prêté attention à la casquette qu’il portait jusqu’alors à la main. « Au moins, se dit-elle, je ne devrai rien avoir à craindre d’un officier »
Sur la route vers Washington DC Même jour, 18h20
« Eh bien, je pensais que nous mettrions plus de temps à sortir de New York… Si tout se passe bien, nous devrions être à Washington vers minuit, la route a l’air d’avoir été bien dégagée… Vous avez un endroit pour dormir ? » Elle tourna la tête et l’observa un instant. Etait-ce une proposition ? Aussi beau soit-il, ce type ne manquait pas d’air ! « Oui, fit-elle d’un ton un peu sec, j’ai réservé une chambre d’hôtel » « Parfait » répondit-il d’une voix neutre avant de se concentrer à nouveau sur sa conduite. La neige tombait toujours et rendait la visibilité médiocre. Mais l’homme donnait l’impression de parfaitement dominer la situation : ses gestes étaient calmes et assurés, son visage paraissait serein et détendu. « Il doit avoir l’habitude de ce genre de situation » pensa-t-elle.
« C’est mignon comme surnom Tigrette, ça vient d’où ? » Pourquoi lui avait-elle donné son surnom ? Elle aurait dû se contenter de le renseigner sur son prénom au lieu de lui déballer tous ses secrets. Ils avaient de longues heures de trajet à partager et elle pensait qu’il valait mieux instaurer un climat sympathique et bienveillant. Elle avait cependant cru voir ses yeux pétiller de malice quand elle lui avait avoué que ses amis l’appelaient « Tigrette » et se demandait maintenant si le climat n’allait pas devenir trop familier. « Oh et après tout, se dit-elle, il ne cherche qu’à se montrer aimable et à faire la conversation » « Une héroïne de série télé que j’aimais bien quand j’étais enfant… » répondit-elle « L’autobus à impériale ? » « Oui, c’est ça, vous connaissez ? » « Oui, j’adorais aussi cette série, je me prenais un peu pour Prof, ajouta-t-il en riant, je passais mon temps à inventer et à bricoler plein de trucs quand j’allais en vacances dans la ferme de ma grand mère » Décidément, ce bel officier était plein de surprises ! « Et Harmon, ça vient d’où ? Ce n’est pas un prénom très commun » demanda-t-elle pour prolonger la conversation. « Appelez-moi Harm, je préfère. C’était le prénom de mon père. Il était pilote de chasse. Son avion a été abattu pendant la guerre du Vietnam, il a été porté disparu. » « Je suis désolée » fit-elle, sincère, en remarquant la soudaine crispation de son visage. « Mais vous avez suivi ses traces apparemment » continua-t-elle en désignant l’insigne doré qu’il portait au revers de sa veste. Il baissa rapidement les yeux et sourit. « Oui, mais je ne suis plus en service actif, aujourd’hui je travaille au service juridique de la marine, je suis avocat » « Un pilote avocat…curieux mélange » dit-elle d’un ton espiègle qui ramena la gaieté sur le visage de son compagnon.
Ils poursuivirent ainsi leur conversation, parlant de choses et d’autres pour passer le temps. Au bout de 3 heures, ils s’arrêtèrent pour faire le plein d’essence, se restaurer et boire un café puis reprirent leur route. Entre-temps, le vent s’était levé et l’averse de neige avait redoublé d’intensité. Harm semblait plus inquiet, ses mains se crispaient sur le volant et c’était déjà la troisième fois qu’il récupérait un dérapage du véhicule. Ils circulaient en rase campagne, et les tourbillons de neige, accentués par l’obscurité, rendaient la visibilité quasi nulle. La tension qui émanait de lui était palpable. Tigrette non plus n’était pas rassurée mais tentait de ne rien laisser paraître. Elle s’abstenait de tout commentaire pour ne pas le déconcentrer. Elle distinguait à peine le tracé de la route qui disparaissait progressivement sous une épaisse nappe blanche.
« Tigrette, je crois qu’il serait plus prudent que l’on s’arrête » déclara l’officier après une quatrième embardée. « La route va devenir impraticable et je n’ai aucune envie d’avoir un accident » « Vous avez raison, on n’a qu’à s’arrêter au prochain village » « Vous n’avez pas vu le panneau ? Le prochain village est à 17 kilomètres, on n’y arrivera pas dans cette tempête » Elle le regarda, soudain plus inquiète « Mais alors, où voulez-vous qu’on s’arrête ? » Il décèlera et stoppa le véhicule sur le bas-côté de la route. « Ici » fit-il en enclenchant le frein à main. « Ici ? Mais vous êtes fou, on va geler ! » Harm lui adressa un sourire rassurant. « On a suffisamment de carburant pour laisser tourner le moteur, ça nous permettra de conserver un peu de chauffage, et je vais appeler le service de la voirie pour qu’on envoie un engin de déblaiement qui nous ouvrira la route » « Vous croyez que ça va marcher ? Ils doivent être débordés avec ce temps » « Je dirai que je suis en service commandé » répondit-il avec un clin d’œil. Il semblait si sûr de lui qu’elle n’éprouva aucune difficulté à lui faire confiance.
Au bout de quelques minutes, elle le vit raccrocher son téléphone portable, un sourire satisfait sur le visage.
« Un chasse-neige sera là dans deux ou trois heures, on n’a qu’à attendre là bien gentiment !! » annonça-t-il en la regardant droit dans les yeux. La jeune femme se tendit sur son siège. Elle se demanda ce qui la gênait le plus : le fait de manquer le rendez-vous prévu avec ses amis à Washington ou bien la perspective de se retrouver, bloquée au milieu de nulle part, en compagnie d’un homme dont la proximité ne la laissait pas insensible. Harm sentit son embarras, sans en percevoir vraiment l’origine. « Vous devriez appeler vos amis pour les prévenir » suggéra-t-il en lui tendant son téléphone. Elle ressentit une vague de chaleur se répandre comme une traînée de poudre dans son corps quand sa main frôla celle de l’officier au moment où elle saisit le portable. Elle s’obligea à garder le contrôle de ses émotions et avertit ses amis de son retard.
Les minutes s’égrenaient lentement, chacun d’eux ayant depuis longtemps épuisé tous les sujets de conversation. Harm s’était plongé dans l’un des dossiers qu’il devait plaidé la semaine suivante alors que Tigrette tentait de tuer le temps en dormant. Bien qu’épuisée, le sommeil la fuyait inexorablement. La maigre chaleur produite par le système de chauffage ne suffisait pas à la réchauffer, elle ne cessait de trembler. « Harm…j’ai vraiment froid, il n’y a pas moyen d’augmenter le chauffage ? » Son compagnon leva les yeux de son dossier. Il se maudit intérieurement de n’avoir pas prêté plus d’attention à la jeune femme : son visage était pâle et ses lèvres commençaient à prendre une teinte bleutée. Il lui prit la main : elle était glacée. « Mon Dieu, mais vous êtes complètement gelée… Pourquoi ne me l’avez vous pas dit plus tôt ? » « Je ne voulais pas vous déranger, répondit-elle tremblante, vous aviez l’air occupé. Alors, vous pouvez pousser un peu le chauffage ? » D’un air las, il secoua la tête négativement . « Impossible d’obtenir une meilleure température sans rouler. Mais attendez, j’ai une idée » Il actionna la manette de son siège pour l’avancer, élargissant le passage vers l’arrière du véhicule et suggéra à Tigrette de s’installer sur la banquette. Il la rejoignit quelques instants après, puis, empoignant son long manteau, il l’utilisa pour les couvrir tous les deux. Il saisit ensuite alternativement les mains de la jeune femme dans les siennes et les frictionna pour les réchauffer. Tigrette se laissait faire, éprouvant un certain plaisir à sentir ses doigts retrouver leurs sensations grâce au massage expert qu’Harm lui prodiguait. Elle ne s’opposa pas davantage quand il passa le bras sur ses épaules pour la serrer contre lui. Au contraire, elle se pelotonna contre son torse pour mieux se laisser envahir par sa chaleur. « Ca va mieux ? » demanda-t-il en ajustant le manteau pour lui éviter de glisser. Elle leva la tête vers lui et rencontra son regard. Elle eut soudain l’impression de se noyer dans le bleu de ses yeux. Il lui souriait…de ce même sourire éclatant qui l’avait chavirée quelques heures plus tôt. « Indéniablement, vous savez comment réchauffer une femme ! » répondit-elle d’un ton malicieux. Il leva un sourcil, surpris… et visiblement amusé. « La chaleur humaine, il n’y a que ça de vraiment efficace » argumenta-t-il sur le même ton. Sur ce, il la serra davantage contre lui, comme pour confirmer ses dires. Elle sentait son souffle chaud sur sa joue et se demanda s’il était vraiment inconvenant d’éprouver une envie presque incontrôlable d’être embrassée par un inconnu. Ressentait-il la même chose ? Toujours est-il qu’elle fut à peine surprise en sentant ses lèvres douces se poser à la lisière de ses cheveux et descendre lentement le long de sa tempe. Elle ferma les yeux et inspira difficilement sous l’effet de cette caresse pourtant insignifiante. Elle les rouvrit quand elle sentit la bouche de son compagnon s’éloigner de sa peau. Elle en éprouva une telle déception qu’elle leva vers lui un regard interrogateur. Le trouble se lisait dans ses yeux. Elle lui adressa un sourire rassurant et posa délicatement la main sur sa joue, attirant lentement son visage vers le sien. Le frisson qui traversa alors son échine n’avait plus rien à voir avec le froid. Les lèvres qui épousaient les siennes maîtrisaient l’art du baiser à la perfection et c’est une sensation de manque qui l’envahit quand elles s’éloignèrent. Leurs regards, voilés par l’émotion, se croisèrent à nouveau. Du bout du doigt, Harm lui caressa doucement la mâchoire avant de descendre le long de son cou. « Joyeux Noël, Tigrette » dit-il d’une voix rauque Elle tourna la tête et vit que l’horloge digitale du tableau de bord indiquait minuit. Elle sourit et se concentra à nouveau sur le beau visage qui lui faisait face. « Joyeux Noël Harm » fit-elle à son tour « Désolée, je n’ai pas prévu de cadeau pour vous » Il sourit, un éclat pétillant dans les yeux « Moi, non plus…mais on va trouver » ajouta-t-il en approchant à nouveau sa bouche de la sienne
Dehors, la neige recouvrait progressivement le paysage de son épais manteau blanc.
*************** « Et après ? Raconte ? Qu’est-ce qui s’est passé ? » demanda la fillette qui n’avait pas du tout envie de dormir « Après ? Rien ! Le chasse-neige est arrivé et nous avons repris notre route. On est arrivé à Washington au milieu de la nuit et on est chacun reparti de notre côté » « Et tu l’as revu Harm ? » « Non, jamais… mais je ne l’ai jamais oublié non plus » « Tu crois qu’il se rappelle encore de toi ? » « J’en sais rien, j’espère que oui » répondit la vieille dame en riant. « Allez, maintenant il est temps de dormir, à demain » fit-elle en embrassant la petite fille.
Elle avait posé la main sur la poignée de la porte quand elle entendit l’enfant appeler « Mamie ? ». Elle soupira, puis se tourna, ne laissant rien paraître de sa légère exaspération. « Oui, ma puce ? » « Tu sais, je crois bien qu’elle a tort Lucie… J’y crois moi au Père-Noël » Une vague de tendresse et d’émotion l’envahit. « Moi aussi j’y crois, répondit-elle avec un sourire lumineux qui en disait long, et depuis bien longtemps !!! »
FIN
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Brigitte =========  Bannière par Marie931
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brigitte
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pour toune de la part de althea
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Toune a écrit : « Mais s'envoler ou naviguer ne serait-ce qu'une fois avec Harm, quel pied ! » Désolée, mais en fin d’année la production n’a plus le budget pour. En compensation, je te livre le Capitaine Harmon Rabb Junior dans toute sa splendeur… Bon voyage et…
CHAMPAGNE !
Dulles - Virginie - U.S.A Hampton Inn Hôtel- Chambre 118 14 février 2004 - 20 heures
Revigorée par une douche qui avait effacé la fatigue de son long voyage transatlantique, Toune sortit de la salle d’eau enveloppée dans une épaisse serviette de bain. Fort contrariée quand son vol pour Montréal avait été dévié vers Washington à cause des fortes chutes de neige responsables de la fermeture des principaux aéroports de la région, elle s’était fait à présent une raison. Elle avait décidé de descendre dîner au Chantilly’s Restaurant quand elle entendit un grand remue-ménage dans la chambre voisine. La porte de communication, qui n’était pas verrouillée, s’ouvrit brusquement sur une belle femme aux grands yeux chocolat, dans la même tenue que Toune. Elle semblait visiblement paniquée, et désagréablement surprise de trouver quelqu’un dans la 118.
_ Excusez-moi ! Je m’appelle Mac. Mon compagnon et moi sommes officiers dans l’armée et si on nous trouve ensemble ici, ce sera catastrophique ! Notre amiral arrive, je ne sais pas comment il a su mais… S’il vous plaît, aidez-nous Bien qu’ébahie, Toune ne douta pas une seule seconde de la véracité des propos de la jeune femme tout en se demandant de quelle façon elle pourrait secourir les deux tourtereaux. « Décidemment, pensa t-elle, cette journée recèle bien des surprises ». Elle sourit amicalement à son interlocutrice qui, entendant des coups secs frappés dans la chambre 119, la prit par le bras et lui fit passer sans plus attendre la porte de communication.
_ Prenez ma place ! Je vous en prie… Vite ! lui chuchota Mac en refermant prestement la porte derrière elle.
Avant même de pouvoir ouvrir la bouche pour protester, Toune se retrouva plongée dans une semi obscurité. Une ombre s’affairait à cacher sous le lit ce qui devait être les vêtements de Mac pendant que les coups redoublaient sur la porte d’entrée de la chambre.
_ Bonsoir ! Je m’appelle Harm, lui souffla l’homme en se couchant dans l’immense lit. Vous êtes ?
_ Stupéfaite ! Si je m’attendais à…
Dans le couloir, une voix cassante ordonnait à un garçon d’étage d’ouvrir sans délai.
_ Merci pour votre aide. Venez à côté de moi… lui murmura la voix basse de l’officier dont les chaudes intonations accentuaient encore la persuasion.
Malgré une certaine réticence, Toune ne résista pas à un tel argument et se glissa sous les draps en prenant garde à conserver une tenue correcte. « Si tant est qu’une serviette de bain soit une tenue correcte », songea t-elle, amusée finalement par cette situation vaudevillesque, « Et puis cet amiral qui joue les parangons de vertu mérite bien cette mise en scène ! ». Une seconde elle se demanda si elle ne cherchait pas un prétexte à son attitude… dans cette coopération très particulière ! Il était temps, un mince rayon lumineux pénétra dans la pièce, laissant place à une silhouette carrée se découpant dans l’encadrement de la porte.
Toune sentit son compagnon se rapprocher et passer avec douceur un bras autour de ses épaules nues. Sa peau exhalait une senteur suave de fougère, de sous-bois. Elle écarquilla les yeux, essayant de le distinguer dans la pénombre et se surprit à retenir sa respiration, quand une jambe ferme et musclée la frôla malencontreusement. C’en était trop ! Elle s’apprêtait à sauter hors du lit mais une voix forte anéantit sa tentative de retraite, au moment même où la lumière crue du plafonnier se déversa sur eux.
_ J’exige une explication ! Capitaine Rabb ! Colonel Mackenzie ! Je veux… je…
Celui qui devait être l’amiral stoppa net. Ses yeux et sa bouche s’arrondirent sous l’effet de la surprise
_ Je … me suis trompé.
_ Amiral, sauf votre respect je ne comprends pas ce que vous faites dans notre chambre !
_ Une énorme boulette assurément. Madame, Capitaine, veuillez m’excuser. Madame ?
_ Appelez-moi Toune. Amiral ?
_ A.J Chegwidden. Toune, croyez-moi, il n’est pas dans mes habitudes de pénétrer ainsi dans les chambres d’hôtel. Vous nous aviez caché que votre amie est française Rabb ?
_ Eh… oui, non, enfin…
_ Québécoise alors. Elle a un délicieux accent…
_ A vrai dire…
_ J’habite en France mais je suis née au Québec, répondit Toune d’une voix mal assurée.
_ Voilà l’explication ma chère. Dites, il n’a pas l’air d’être au courant, ajouta l’amiral d’un ton moqueur en désignant le capitaine de la tête.
Elle se tourna vers son compagnon avec un sourire narquois mais se révéla incapable de répliquer quoi que ce soit. L’officier qui la tenait amoureusement dans ses bras était un splendide spécimen d’homo erectus ! Brun, des magnifiques yeux bleus, un visage séduisant en diable ! Elle enregistrait tous ces détails à grande vitesse. Baissant les yeux, elle aperçut le torse musclé d’un homme au mieux de sa forme. Le trouble l’envahissait, elle se sentit rougir alors qu’une question aussi incongrue que cruciale prenait forme dans son esprit : « Est-ce qu’il est nu sous les draps ? »
_ Vous êtes un petit plaisantin Amiral ! finit t-elle par dire après avoir dégluti avec difficulté.
« Si ce pantin figé au pied du lit et cette trop jolie fille dans la pièce à côté pouvaient se volatiliser, je croirais bien au Père Noël moi ! » méditait Toune avec envie… Finalement, elle n’avait plus vraiment hâte de sortir de ce lit, somme toute très douillet… Elle se blottit contre Harm en lui adressant un sourire enjôleur. « Quelle idée d’avoir un prénom si peu approprié! Il ne doit faire que du bien à ses partenaires… » Sa main, faisant fi de sa volonté, se posa, en frémissant par anticipation, sur son abdomen dont elle sentit la musculature jouer sous sa peau veloutée.
_ Il est grand temps que je me retire, annonça A.J, embarrassé. Passez une bonne soirée ! « Quoique cette recommandation me semble totalement superflue ! Arrête de t’enfoncer mon vieux, tu as l’air complètement sénile ! songea amèrement l’amiral. Quelqu’un va devoir me payer cet affront ! »
_ Bonsoir Amiral, lui retourna Harm d’un air entendu.
La porte de la chambre se referma. Harm soupira de soulagement, se laissant aller contre l’oreiller, entraînant involontairement sa complice. Sa hanche effleura celle de Toune et elle obtint enfin la réponse à la question qui la hantait … Il lui adressa un sourire renversant qui lui donna le vertige. Elle pensa qu’elle devait partir de toute urgence avant que des instincts primaires ne prennent définitivement possession de son esprit et ne dirigent ses actes.
_ Je crois que vous êtes sauvé Harm. Eh bien je vais…
On frappa à la porte. L’amiral entra à nouveau, l’air confus.
_ Je passe en coup de vent, juste quelques secondes…
Il laissa passer le garçon du room service qui apporta à côté du capitaine une desserte sur laquelle se trouvaient deux coupes de champagne.
_ Encore toutes mes excuses et Bonne Saint Valentin à tous les deux !
Enfin seuls, Harm et Toune éclatèrent du même rire joyeux.
_ Je crois que vous avez amplement mérité une coupe, non ?
_ En effet, mais gardez là plutôt pour votre « Valentine »…
_ Oh, elle n’en boit pas.
Il s’empara adroitement des verres et porta un toast.
_ À vous Toune ! Merci de tout cœur.
_ Merci à vous Harm.
_ Merci pour quoi ?
_ Ne cherchez pas… une lubie… lui répondit t-elle avec une lueur malicieuse au fond du regard.
Ils savourèrent en silence le pétillant breuvage les yeux dans les yeux. La situation lui semblait si irréelle que Toune se demanda si elle ne rêvait pas. Jamais elle ne se serait imaginée en tenue légère dans un lit immense en train de partager une coupe de Champagne avec un parfait inconnu à la beauté du diable, un soir de Saint Valentin. Elle goûta alors intensément l’instant présent, comme un cadeau inattendu et précieux que lui ferait l’existence.
Puis elle se leva en tenant fermement sa serviette de bain plaquée sur elle, et toqua à la porte de communication qui s’ouvrit presque aussitôt. La jeune femme lui adressa un regard rempli d’angoisse.
_ Tout va bien Mac, je vous le rends, plaisanta Toune. Mais à l’avenir, ne le confiez pas à la première venue, on ne sait jamais sur qui on peut tomber…
Elle regarda la jeune femme, à présent rassurée, rejoindre son compagnon et referma doucement la porte sur les amoureux.
« Bon, qu’est-ce que j’avais prévu déjà avant cet intermède? réfléchit Toune. Ah oui, le dîner ! Je meurs de faim ! Mais avant je vais prendre une bonne douche froide, pour me remettre les idées en place… Ce fichu voyage m’a perturbée plus que je ne le pensais ! Beaucoup plus ! Surtout ses yeux… son sourire… Je sais ce que je vais demander à Noël prochain…Oui c’est tout vu ! Le même… »
FIN
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Journalisée
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Brigitte =========  Bannière par Marie931
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brigitte
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Et voilà, tous les paquets sont au pied du sapin qui brille de mille feux, le tilleul pétillant ( c'est la meme couleur que le champagne  ) coule à flots .... je vous laisse vous livrer aux jeux des spéculations et aux commentaires Comme je ne suis pas aussi sadique que certains le croient, et sans même avoir la certitude que le Harm non cloné promis par Samh sera bien au pied de mon sapin jeudi prochain, j'ajouterai les noms des auteurs des cadeaux demain soir ..... non, je ne suis pas généreuse, c'est juste que certains m'ont dit qu'ils partaient pour la semaine de Noel, et que si par miracle je pouvais ne pas être aussi cruelle que d'habitude Félicitations à tous ceux qui ont joué avec nous, j'ai eu un très grand plaisir à vivre avec vous cette aventure, j'espère que tout le monde est ravi d'y avoir participé, et devant cette réussite, je pense que nous lancerons un challenge de fics sur le forum pour la St Valentin .... hug
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Journalisée
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Brigitte =========  Bannière par Marie931
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coloradospace
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Merci Brigitte, on va avoir de saines lectures pour Noel!  Maintenant, tachons de trouver qui est notre "bienfaiteur"  :scratch: :harm2: :navy1: :navy2: :navy3: :cloud: :heart: :harm: hug (ca c'est la preuve qu'on peut cloner notre Harminou et qu'il est toujours aussi top!)
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Journalisée
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Saku15
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Coucou Ben alors là ... c'est pire que les dissertes, de devoir trouver qui a écrit notre FF. :scratch: En tout cas elles sont toutes superbes :cloud: Mais celle écrite pour moi ben c'est celle que je préfere :heart: Sisi, je vous jure Heu j'ai le droit ou pas de marquer ça On as droit à des indices saku15
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Journalisée
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Lotte
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De belles idées, des récits qui font rêver et croire au Père Noël............. Félicitations à tous et à toutes. Je viens de finir de lire vos histoires et j'y ai pris beaucoup de plaisir. Je pense que c'est un joli cadeau de Noël pour nous tous...même pour ceux qui ne sont pas directement concernés.
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Journalisée
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krolinef
Matelot

Hors ligne
Messages: 20
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Olala... Et dire que j'avais peur d'être en pénurie de lecture pendant les vacances ! lol C'était vraiment une superbe idée, j'ai commençé à lire mais j'en ai encore pour un certain temps avant d'arriver au bout... Toutes ces histoires sont super touchantes. J'ai vraiment adoré la mienne ! Merci Brigitte.
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Journalisée
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 thanx Marie931 Mac: You're just this way with me aren't you. Harm: Yeah. Only with you. Mac: I suppose I should be flattered. Harm: You should Sarah.
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loulou
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Super Brigitte !!! Alors là, je crois que l'on peut être fier(e)s de nous !!! Toutes les histoires sont superbes ( surtout celle où je rencontre Harm !)... Maintenant je veux savoir QUI a écrit mon histoire, qu'il se dénonce !!! Je sais déjà qui ne la pas écrit (ben oui celle ou celui à qui j'ai envoyé mon cadeau !!!) Allez un indice, please !!!!! Loulou Ps: pourquoi on ne mettrai pas chacun un indice sur la fic que l'on a écrite 
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Journalisée
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Même le blues m'abandonne, Nobody knows you, when you're down and out...
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coloradospace
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Oups, dans ma précipitation de remercier Brigitte et de lire les fan fictions, j'ai oublié de remercier tous les auteurs . Quand à celui ou celle qui m'a fait mon cadeau, sache que depuis je suis au 7ème ciel :cloud: . Le coup du genou à beaucoup fait rire mes amies, mais certaines d'entre elles étaient vertes de jalousie (il exauce vraiment tous les voeux le Père Noel? :scratch: En tout cas, Harm m'y fait croire à nouveau  :heart: )
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Journalisée
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brigitte
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Je sais déjà qui ne la pas écrit (ben oui celle ou celui à qui j'ai envoyé mon cadeau !!!)
Ca c'est pas sur du tout, le tirage au sort peut faire des choses étonnantes, vous savez Courage, promis juré demain entre 19h00 et 20h00, je mets les noms en ligne Mais continuez donc à jouer au petit jeu du qui a écrit quoi, certains ont des idées intéressantes .... pas toujours justes, mais intéressantes .... et moi ca m'amuse tellement de vous faire lanterner 
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Journalisée
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Brigitte =========  Bannière par Marie931
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Phoenix628
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Brigitte, une questionne, est-ce que ensuite ces fanfics seront publiées sur le site ?
Sinon la mienne m'a fait super plaisir, j'ai bien aimé le "Phoenix" à la place de "Mathieu" c'était sympas, je n'ai pas pu m'empêcher de sourire.
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