Découvrir l'ex-femme d'A.J et les raisons de leur divorce est intéressant, et c'est pour moi le seul point positif de cet épisode

où tout me dérange.
De la complaisance du capitaine Rabb envers les "dérapages" de l'amiral

aux clichés sur la mafia en passant par l’indifférence totale

envers les morts violentes de l’enquêteur italien et du beau-père de Francesca (qui même s’il était une crapule avait manifestement assuré à la fille d’A.J une jeunesse heureuse

) , de cette justice un peu trop facile à rendre soi-même au shopping fait à l'armurerie par ces deux gros fanfarons d’Harm et d’A.J

qui veulent faire prendre des vessies pour des lanternes au marin les servant (On se croirait dans Tartarin de Tarascon !

Mais cela ne m’a pas amusée, je suis pourtant bon public côté comédie…

). Gageons que ce dernier serait plus regardant s'il n'avait en face de lui un amiral

Bref voilà deux cow-boys prêts à dégainer sur tout ce qui bouge.

Je n'apprécie pas du tout cette attitude

, pas loin d’être caricaturale.

Du coup je me pose depuis la question suivante : est-ce une maladresse du scénario et de la réalisation, ou bien est-ce carrément volontaire ?
J’ai repensé à « Death Watch » et à la réflexion très juste de Mac à propos de l’incident au snack-bar entre Rabb et l’officier qu’il tenait pour le responsable de la mort de Diane, celui que l’on a suicidé ensuite. Mac faisait remarquer à Harm que si ce jour-là il s’était rendu armé voir le suspect, il aurait alors tué un innocent. Je me suis dit qu’une fois encore DPB faisait entendre la voix de la raison au travers du colonel, et aussi que cela ressemblait à un début de réquisitoire contre la détention d’armes à feu (débat récurrent chez nos amis d’outre-Atlantique).
De plus dans l’épisode 3.22 « Clipped Wings », qui se déroule aussi en Italie, Francesca essaie d’expliquer à Harm l’image donnée par les militaires américains aux italiens, elle emploie les termes de « cow-boys » et de « gendarmes du monde ». Et de nouveau DPB fait intervenir une femme
Les racines européennes de notre cher Don parviendraient-elles de temps à autre à s’exprimer

et à tempérer un parti pris souvent complaisant envers les choix politiques des U.S.A ? Je préfère croire en cette attitude, qui expliquerait lse rôles caricaturaux du capitaine Rabb et de l'amiral, qu’en une apologie maladroite de la « self-justice », rendant grotesques ces personnages que j’aime tant habituellement.
