Piège de métal de Andrew Stevens
Le vendredi 20 janvier dernier sur AB3 (une chaîne belge), un film avec Catherine Bell a été diffusé. Il s’appelle
Piège de métal, et a été réalisé en 1996 par Andrew Stevens pour ceux qui connaissent. Je n’ai pas vu les 20 premières minutes parce que j’étais occupée à regarder
NCIS : enquêtes spéciales, mais comme il dure environ 1h30, j’ai quand même tout compris.
Selon les critiques, le film est une pâle reprise de
Piège en haute mer et autre
Piège de cristal et se distingue par des effets spéciaux assez réussis mais aussi par un absolu manque d’originalité.
Mais laissons tomber les points négatifs pour s’intéresser à Catherine Bell, toujours superbe, dans le rôle d’un capitaine de la Navy, Lisa Stark, attachée au Pentagone et chargée de dialoguer avec les terroristes et de transmettre leurs demandes à l’amiral Pendleton (Frédéric Forrest). Evidemment, CB joue son second rôle à la perfection, et même si sa voix est beaucoup plus mielleuse que dans Jag, ce qui ne lui va pas du tout et qui semble assez bizarre au début, c’est plutôt dommage qu’on ne la voit que taper sur son clavier ou draguer le héros du film (Michael Dudikoff) venu sauver le monde.
Quant à l’histoire, elle est assez banale et met en scène les désaccords et les conflits entre les USA et la Russie, sujets assez prisés aux Etats-Unis et qui commencent à lasser à force de voir les mêmes scénarios réécrits encore et encore jusqu’à satiété. Andrew Stevens fait reposer toute son histoire sur un sous-marin. Ainsi, tout débute lorsque l’équipage d’un sous-marin nucléaire recueille à son bord les rescapés d’un naufrage, qui se révèlent être en réalité des terroristes et qui, en s’emparant du bâtiment, menacent de tirer des missiles sur la ville de Washington. James Carter (Michael Dudikoff), ex-soldat d’élite et concepteur du submersible, est alors chargé de désactiver les têtes nucléaires et de mettre les terroristes hors d’état de nuire…
Histoire courante en somme, mais rehaussée par le jeu d’acteurs authentiques et talentueux.
Finalement, le film n’est pas un chef d’œuvre cinématographique et n’a sûrement jamais été nommé pour une quelconque récompense (à vérifier), et pour tout vous avouer, si en zappant je n’étais pas tombée sur Catherine Bell dans l’uniforme bleu de la Navy, je ne l’aurais sans doute jamais regardé. Pourtant, le réalisateur Andrew Stevens et son équipe ne laissent rien au hasard et signent, non pas un road-movy drôle et tendre sur les hasards de la vie, un drame d’une descente aux enfers cruelle et poétique, une comédie culte truffée d’humour désabusée ou encore un thriller fantastique, mais bien un nouveau film d’action aux scènes parfois violentes mélangé à un conte de fée à l’américaine, certes convenus, mais qui n’en reste pas moins un agréable moment de cinéma.
Film américain, action, 1996, 1h27, interdit aux moins de 12 ans.
Réalisation : Andrew Stevens.
Avec Michael Dudikoff : James Carter

Frédéric Forrest : l’amiral Pendleton

Raynor Scheine : Richter

Jay Acovone : Murphy

Clay Greenbush : Macdonald

Catherine Bell : Lisa Stark

Michael Cavanaugh : le capitaine Lange

Cyrus Farmer : Wager.