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3.19 – Death watch

Flash-back, base navale de Norfolk

Le Seahawk est à quai : une jeune Lieutenant s’apprête à descendre et demande au « Chef » pourquoi l’officier de quart n’est pas là ; une ‘urgence’, il s’est absenté quelques instants ; le chef fait remarquer à la jeune femme qu’il est bien tard pour avoir quartier libre, le Commandant Holbarth ne retient jamais ses officiers aussi tardivement. Elle vient de terminer son tour de garde et signe le registre des sorties ; non, pas besoin qu’on l’accompagne, elle a fait venir sa voiture, elle lui sourit « Demande permission de quitter le navire ? » « Permission accordée » puis le salue, salue le drapeau, se retourne et lui demande combien il va toucher pour ce quart : 100 dollars, elle lui adresse un sourire éclatant et descend la passerelle pour s’éloigner sur le quai.

L’officier de quart revient précipitamment, il s’agit de Bud Roberts ; « ah ces fruits frais, du dîner…après 6 mois de mer, ça occasionne des dégâts ! » Survient un jeune lieutenant qui demande à son tour la permission de quitter le navire et sur le point de signer le registre, demande s’ils ont vu le Lieutenant Schonk partir, l’un dit ‘oui’ l’autre ‘non ; Bud est obligé d’avouer qu’il a quitté son poste quelques instants pour « une indisposition ». Le lieutenant s’éloigne en courant comme un dératé…

– Monsieur Roberts, après 17 ans de carrière, j’ai noté que nos officiers féminins ont souvent beaucoup de monde à leurs trousses ! »

Au petit matin, le Chef et Bud Roberts sont sur le quai ; ils discutent quand tout à coup ils s’étonnent de voir la voiture du Lieutenant Schonk, ils s’en approchent et découvrent, stupéfaits, qu’elle est au volant, une grande blessure à la poitrine : elle est morte. Ils appellent les secours.

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00h04 GMT Appartement de Harm

La pièce est dans l’obscurité, une musique nostalgique égrène ses notes et au dehors, une pluie diluvienne martèle les carreaux et le sol : Harm est assis dans le noir et regarde une photo de Diane, ses lettres sont étalées sur une table basse devant lui ; il regarde l’heure à sa montre et fume un cigare ; il se lève, va prendre un pistolet et y glisse un chargeur. Son visage est grave, fermé et dur, il soupire. On frappe à la porte, il cache le pistolet dans sa ceinture, regarde par l’oeilleton et ouvre de grands yeux en découvrant l’intrus : il ouvre la porte, Mac, trempée est sur le seuil.

– Salut ! … vous avez oublié ?

– Le Lieutenant Murphy, la Cour Martiale !

– Oui, vous deviez nous préparer à dîner et on devait revoir l’affaire…

– Désolé, Mac ! Va falloir qu’on remette ça…

– Ah, c’est très drôle !

– Non, c’est sérieux, il est arrivé quelque chose et j’allais partir. Tenez ! J’attrape ma veste et je vous raccompagne en voiture, dit-il en se retournant, laissant Mac découvrir son arme… un de mes vieux copains de bordée est en ville pour une soirée, je ne l’ai pas vu depuis des années, alors on va se faire une virée et on va fêter ça et…

Et comme il se retourne, il la voit : elle vient de découvrir sur la table une photo de Diane.

– Je comprends que vous ayez cru voir un fantôme quand vous m’avez vue pour la première fois ! On dirait vraiment moi !

Harm se rapproche d’elle, prend la photo la regarde :

– Pas tout à fait, Mac ; allez ! Venez, faut que j’y aille !

– Retrouver votre ami avec une arme ? Allez, expliquez-moi ça !

Elle s’assoit et il se tourne vers elle :

– Vous ressemblez à Diane, Mac mais vos personnalités sont aussi opposées que le jour et la nuit, dit-il en s’asseyant en face d’elle. Nous nous sommes rencontrés à l’Académie ; quand nous avons eu fini nos études, moi j’ai choisi l’Aéronavale et elle, crypto ; à poursuivre des carrières différentes, je pense qu’on se rate plus qu’on ne s’attache. Il y a deux ans, elle devait revenir après une mission de six mois en mer et nous devions passer une semaine ensemble, dans un chalet de ses parents, dans le Maine, pour parler de notre avenir ; et, elle a été assassinée.

Flash-back, Base navale de Norfolk

De très nombreuses voitures entourent le lieu du crime : le NCIS est déjà là ; un agent, qui semble commander, donne ses instructions, de tout fouiller, voitures, poubelles, tout et que des plongeurs aillent jeter un coup d’oeil au fond de l’eau, près du porte-avions, on cherche un pistolet. Une voiture du Jag arrive, se gare et Meg et Harm en descendent ; ils s’approchent de l’agent du NCIS

– Regardez ce qui arrive, le Jag !

– Capitaine de Corvette Rabb et Lieutenant JG Austin

– Brian Turkey (pendant un bon moment il y aura des sourires à ce nom qui signifie selon la prononciation anglaise soit ‘dinde’ soit ‘Turquie’) ; j’ai entendu parler de vous, Capitaine, on dit que vous êtes un enquêteur de première mais retenez une chose, ce meurtre a été commis dans ma juridiction, tout ce que vous apprendrez vous devrez me le communiquer

– Et tout ce que vous apprendrez… poursuit Harm

– On verra…

– Qu’est-ce que vous avez jusque là ? demande Meg pour calmer le jeu

– Femme de race blanche avec deux balles dans la poitrine, tirées presque à bout portant, elle était l’officier cryptographe à bord.

Et au moment Harm ouvre la housse dans laquelle est enveloppé le corps, l’Agent Turkey dit

– Lieutenant Diane Schonk.

Harm bouleversé, s’écarte tandis que l’Agent Turkey poursuit :

– Personne n’a rien vu, rien entendu !

Meg va voir son équipier. Il est au bord des larmes, effondré :

– On devait dîner ensemble hier soir, elle m’avait téléphoné vers 18 heures pour me dire qu’elle était coincée par son quart et ne descendrait que de bonne heure ce matin ; elle devait venir me rejoindre ; je n’aurais jamais pu penser qu’il s’agissait de Diane ! J’ai même laissé un mot pour elle sur sa porte !

Quand Harm revient vers l’agent du NCIS, celui-ci lui dit qu’il ne peut pas enquêter sur la mort de sa petite amie.

– et sur celui de ma sœur ? dit-il le visage mouillé de larmes,

– Diane Schonk était votre sœur ?

– C’est le seul mot qui me vient à l’esprit pour qualifier nos relations et je n’ai pas l’intention d’abandonner cette enquête à un type qui tire des conclusions aussi vite que vous venez de le faire !

Au Jag, dans le bureau de l’Amiral assis dans un des deux fauteuils face à son bureau, le Capitaine Krennick raconte l’affaire à l’Amiral, tout en bougeant dans la pièce : l’Amiral s’étonne, Diane Schonk était la petite amie de Rabb ? Le Capitaine explique qu’ils étaient ensemble à l’Académie et qu’Harm prétend que leurs relations étaient platoniques…

– Alors, elles devaient l’être, ponctue l’Amiral, sûr de son bras droit

– Les enquêteurs civils apprécieraient qu’il soit déchargé de cette enquête, l’Agent Turkey -et ils rient tous les deux de ce nom impossible qui a dû le faire souffrir pendant toute sa scolarité !-

– Jamais personne n’a enlevé une enquête à un officier du Jag, sauf moi ou Dieu ! Et nous n’en avons pas l’intention !

Krennick vient de s’asseoir en face de l’Amiral, c’est-à-dire sur son fauteuil : Oui, elle a une solution, elle mènerait l’enquête et prendrait Rabb comme assistant.

– En tant qu’avocate, vous êtes une pointure mais vous n’y connaissez rien dans les enquêtes criminelles

– On pourrait associer ses qualités à mon jugement ?

– Allez-y, vous êtes vraiment maligne, Allison et vous êtes assise dans mon fauteuil !

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Harm poursuit son récit ; dehors il pleut à verse :

– Tout le monde savait que le Capitaine Krennick avait été vue dans le fauteuil de l’Amiral.

– Bud dit que vous avez fait tout ce qui était en votre pouvoir pour la séduire…

– Bud parle beaucoup trop.

– Krennick était très attirante…

Harm regarde au dehors, il est debout près de la fenêtre, il parle d’un ton retenu, en confidence :

– Vous savez, Mac, je ne me serais jamais permis d’avoir une attitude, ne serait-ce qu’équivoque avec un supérieur… vous voulez encore un peu de café ? C’est donc le Capitaine Krennick qui a été chargée de l’enquête en un rien de temps et elle m’a fait tout de suite comprendre que c’était elle qui menait les choses, en me forçant dès le début à me tenir très poliment à deux pas derrière elle. Elle a même réussi à m’évincer d’un interrogatoire.

Flash-back

A bord du Seahawk, les interrogatoires ont commencé, celui du Lieutenant Lam ; il courait hier soir, parce qu’il avait rendez-vous avec elle pour dîner le lendemain et voulait fixer le lieu de rendez-vous. Meg est étonné : dîner avec lui ? L’Agent du NCIS lui fait remarquer qu’elle est là en tant qu’observateur et que c’est lui qui interroge. L’a-t-il rattrapée? Nin, il ne l’a pas vue. Etaient-ils amants ? Non, seulement amis.

Les enquêteurs du Jag se rendent auprès du Commandant Holbarth : Il était de quart cette nuit ? demande le Capitaine Krennick ; Affirmatif ! Harm remarque que c’est plutôt inhabituel pour un officier de son rang d’être de quart ; il explique qu’après six mois en mer, la majorité de l’équipage avait quartiers libres, le Pacha avait été appelé à Washington, donc il a pris le tour de garde, le Lieutenant Schonk était officier en second sur la passerelle, et le Lieutenant Lam aux transmissions ici. D’habitude au port, on fait sa garde sur la plage arrière mais le Lieutenant Schonk est restée avec lui, ici, non pas à bavarder pendant 4 heures, comme le suggère le Capitaine Krennick , mais ils ont parlé du navire, ils n’ont pas eu le temps de faire salon ! Harm lui demande si elle n’avait une attitude bizarre ? Non, elle était pressée de descendre, mais c’est pareil pour tous. Personne ne s’intéressait à elle de trop près ? La question est posée par Harm et l’Agent Turkey la reprend en interrogeant le Lieutenant Lam

– Si elle avait l’impression d’être épiée

L’Agent Turkey souligne qu’avec 5000 hommes à bord et jolie comme elle l’était…

– Vous voulez dire qu’elle était paranoïaque ?

– Non, s’exclame Meg

– Et pourquoi ? lui demande l’Agent Turkey

– Parce qu’elle a été tuée !

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– Lam mentait quand il disait avoir rendez-vous avec elle !

Tous les deux sont appuyés sur le rebord de la fenêtre, toujours dans le noir ; la lumière vient du dehors où l’orage redouble.

– Krennick refusait de me laisser le piéger ; elle voulait avoir assez de preuves.

– Oui, elle voulait étayer son dossier ; c’est ce qu’on fait normalement et vous, vous ne vouliez pas qu’il soit jugé…

2h16 GMT, Appartement de Harm

– Vous l’aimiez donc tant que ça ?

– Je ne m’en suis rendu compte que quand elle est morte… c’est souvent comme ça, j’imagine…

– Je ne suis pas sûre… je me demande ce qu’il y a de pire, tuer pour quelqu’un qu’on aime ou mourir pour la personne…

– Mac, je n’ai pas envie de rouvrir cette blessure, dit-il face à elle

– Est-ce que vous m’en voulez de ressembler à Diane, demande-t-elle doucement

– Bien sûr que non !

– Alors ne vous excusez plus quand parfois vous me reparlez de Dalton ! L’Agent Turkey pensait que c’était Lam qui l’avait tuée ?

– Je n’ai jamais su ce qu’il pensait ; il avait plus envie de se débarrasser de moi que de résoudre le meurtre…

Flash-back

Les interrogatoires se poursuivent, c’est celui du Lieutenant Williams: Harm arrive un peu en retard, s’excuse et en entendant son nom, Sarah Williams s’abat sur la poitrine de Harm en pleurant ; elle est contente qu’il soit là, sous le regard amusé de l’Agent Turkey qui interrompt leurs effusions. Elle connaissait le Capitaine Rabb ? Non, pas personnellement, mais Diane lui en avait parlé très souvent, ils étaient proches ! Proches comment ? Elle parlait du Capitaine comme d’un frère. Lui connaissait-elle d’autres amis, des relations amoureuses ?

Le Capitaine Krennick demande de sortir une minute avec Harm : oui, il sait que Turkey veut le provoquer, mais non il ne les débarquera pas de l’enquête comme ça, il promet.

Non, elle n’avait pas de liaison ! C’est interdit par le règlement ; oui, elle était très sollicitée… par le Lieutenant Lam dont elle avait repoussé les avances à plusieurs reprises et avait dû en référer à son supérieur ! Etonnement des enquêteurs !

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Harm continue de raconter à Mac :

– Lam harcelait Diane et elle s’était plainte au Commandant Holbarth :

Flash-back

Bud tente d’expliquer à Meg le code par signe qu’il a mis au point pour guider les invités à bord quand Harm les rejoint au moment où il lui demande ce qu’il veut dire en secouant le pied autour de lui :

– Marquez votre territoire ?dit Harm en souriant

Harm veut parler à Meg seule ; il lui apprend que le Lieutenant Lam n’arrêtait pas de harceler Diane ; pourquoi le Capitaine Holbarth n’a rien dit ?s’exclame Meg qui ajoute que le Lieutenant Lam n’est plus à bord, il est parti déjeuner, il revient pour son quart à 14h : Harm se précipite, il risque de s’enfuir ; ils vont demander un mandat, dans ce cas, dit Meg mais elle n’arrive pas à le retenir !

Le Capitaine Krennick et l’Agent du NCIS vont demander des comptes au Commandant Holbarth : non, il n’a pas enregistré la plainte, ce n’était pas une plainte officielle ; le Capitaine Krennick lui dit que c’est une violation des règles de la Marine pour un officier supérieur d’ignorer un rapport de harcèlement sexuel, formel ou informel ! Elle voulait qu’il parle au Lieutenant Lam ; ce dernier lui a répondu que le règlement était trop strict, les relations sociales entre sexes n’étaient plus possibles.

– ça peut détruire votre carrière

– Le Lieutenant Lam est un bon officier ; peu de temps après, le Lieutenant Schonk est venue me dire qu’il avait cessé de lui parler sauf dans l’exercice de ses fonctions.

– Vous a-t-elle dit qu’elle se sentait épiée ?

– Jamais à moi.

Dans le bar rempli de marins, Harm repère tout de suite au comptoir, le Lieutenant Lam : il s’approche de lui, il lui jette des regards furibonds, le visage fermé et dur :

– Elle ne méritait pas de mourir de cette façon, dit le lieutenant

– Elle ne méritait pas de mourir du tout !

– Oui, vous avez raison.

Il veut se lever et Harm le retient d’un ton ferme.

Que faisait-il à courir derrière elle à 4 heures du matin ? Il l’a déjà expliqué ; il avait rendez-vous avec elle pour dîner et voulait fixer un lieu de rendez-vous, il n’avait pas ses coordonnées.

– Quelle coïncidence ! Moi aussi j’avais déjà rendez-vous avec le Lieutenant !

– Vous la connaissiez ? En fait, j’espérais en avoir un…

– Vous avez fait une fausse déposition ! c’est vous qui la traquiez !

– Je n’y suis pour rien !

– Vous n’êtes qu’un sale menteur, dit Harm en lui envoyant son poing dans la figure.

Les hommes présents, dont le Chef, retiennent les deux hommes : Harm demande au Chef de mettre le Lieutenant aux arrêts et de faire un rapport sur son agression à son égard. Le Lieutenant Lam dit qu’il n’y a eu aucune agression et ajoute :

– Je comprends ce que pouvait éprouver quelqu’un qui l’aimait.

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– Vous n’êtes plus si sûr…

– Je continuais à le soupçonner..

– Mais le doute a commencé à s’insinuer… heureusement que vous n’êtes pas allé à ce dîner avec une arme ! C’est un innocent que vous auriez pu tuer !

Harm lui lance un regard noir.

3h37 GMT, Appartement de Harm

Pour Harm, Lam n’était pas innocent ; il demande à Mac de lui rendre son arme, ce qu’elle fait – il doit en avoir une autre -reprend son cigare :

– Je dois y aller !

– Vous me devez la suite !

– Je vous enferme dedans ou dehors ? dit –il en sortant

– Il faut me le dire parce que je suis votre équipière ! je n’ai pas envie de vous voir prendre la vie de quelqu’un et gâcher la vôtre du même coup !

– Vous ne savez même pas ce que je vais faire ; moi-même, je ne le sais pas encore !

Ils sont dans l’ascenseur et Mac l’interroge :

– Après l’agression sur Lam que s’est-il passé ?

– L’agressivité de Krennick envers moi n’avait rien de sexuel, elle n’avait comme but que le pouvoir ; au Jag, j’avais la réputation d’une tête brûlée, elle voyait en moi un rival potentiel…

– Elle a donc essayé de vous contrôler, c’est une approche plutôt masculine !

– Oui, ça c’est une réponse plutôt féminine !

– Touché !

– Après l’agression, le Capitaine Krennick avait une excuse toute trouvée :

Flash-back

Le Capitaine Krennick entre dans le bar où Harm se trouve devant un café :

– Y pas grand-chose à dire, remarque Harm

– Vous allez faire la Une du Navy Times « un officier supérieur, avocat du Jag agresse un témoin d’une enquête.. »

– Turkey va-t-il accuser Lam

– Pas assez de preuves ! Vous mentez quand vous dites que vous n’avez pas couché avec elle !

– Vous n’allez pas recommencer !

– Vous aller affronter le Capitaine Mast

– Il a donc porté plainte ?

– Non, c’est moi qui vais le faire pour perte de sang-froid ! Il faut que je me dissocie très vite de vous !

– Elle va ruiner ma carrière

– Je n’ai pas l’intention de risquer ma carrière parce que vous voulez jouer au justicier pour votre copine d’Académie !

Ils sortent du café, Harm se tient à quelques pas derrière elle, elle poursuit dans la même tonalité et il finit par s’exclamer :

– Mais, vous êtes jalouse !

– Jalouse d’une morte ?… et vous avez été parfaitement clair sur ce sujet, que nous n’avions aucun avenir ensemble !

– Ne faites pas ça, Allison !

– Si je ne vous accuse pas, l’Agent Turkey ou le Pacha qui rentre lundi le feront !

– Ça me laisse 24 heures pour prouver que Lam a tué Diane !

– Encore faut-il que vous obteniez ses aveux !

– Je les aurai !

– Il vaudrait mieux que ce soit sans coup de poings !

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– Je n’arrive pas à croire que vous poursuiviez ce criminel depuis deux ans et que je n’en ai rien su !

– Vous n’avez pas de secrets pour moi ?

– Krennick a-t-elle fait un rapport sur vous ?

– Cela a été le dernier de ses soucis ; elle venait à son tour d’être traquée :

Flash-back

Le Capitaine Krennick tente de se diriger dans le navire déserté, elle cherche son chemin, se trompe, revient sur ses pas et soudain, il lui semble qu’elle est suivie ; elle s’arrête, demande « qui est là ? » reprend sa marche ; trouve un téléphonez, appelle la sécurité , se fait donner le chemin, qui n’est pas simple, reprend sa route, arrive à un cul-de-sac, tente d’ouvrir une écoutille mais n’y arrive pas ; elle est apeurée, et paniquée quand elle s’ouvre ; un sergent la hisse à l’étage supérieur ; on la suivait, il faut qu’il aille voir ; bien ne trouve rien.

Sur la passerelle, en compagnie de l’Agent Turkey, elle évoque ce qui vient de lui arriver avec le Capitaine Holbarth.

Le Capitaine Krennick informe Harm qu’elle a été suivie ; ils décident d’aller voir Lam dans ses quartiers ; quand ils arrivent, il est assis devant son clavier d’ordinateur, la tête sur l’écran, un pistolet à la main droite : il s’est suicidé !

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– C’est ce que Turkey et Krennick ont noté dans leur rapport : le Lieutenant Lam s’était suicidé !

– Vous, vous n’y avez pas cru au suicide de Lam

– Mac, il avait été tué par l’assassin de Diane !

– Celui que vous voulez tuer à votre tour !

Ils sont tous les deux dans l’entrée de l’immeuble ; la pluie ne cesse de tomber pendant qu’ils discutent ; Harm court vers sa voiture et Mac le suit et arrive à y monter avant qu’il ne démarre:

– Rouvrez le dossier, prouvez-le !

– Je n’arriverai jamais à le prouver devant un tribunal !

– Vous voyez un juge et des jurés, ici ? Prouvez-le moi !

– Si je vous dis tout, vous allez devenir complice !

– Mais je le suis déjà et je vais même être obligée de dire que vous avez l’intention de tuer une personne !

– Objection : spéculation ! je suis certain que le Lieutenant Lam ne s’est pas suicidé : il n’y avait pas d’empreinte sur le clavier sur lequel il a rédigé sa lettre d’aveux,il a été tué avec une balle de 9mm alors que le 38 qui a tué Diane n’a jamais été retrouvé… Lam était gaucher, Mac, vous ne vous tuez pas de la main droite quand vous êtes gaucher ! je l’ai découvert il y a une semaine quand j’ai relu le dossier, c’était dans ses états de service.

– Mais comment se fait-il que tous les trois vous soyez passés à côté de ça ??

– On devait être tous les trois un peu trop occupés les uns par les autres…

Flash-back

Dans une coursive, au moment d’entrer dans ses quartiers, Harm aperçoit le Capitaine Krennick, d’abord surprise, elle s’arrête, ils se regardent, elle peu fière et lui hostile, elle poursuit son chemin en baissant la tête.

Quand Harm entre, il découvre des paquets de lettres entourées d’un ruban sur sa table et l’Agent Turkey sortant de sa salle de bains : il est en colère, qu’est-ce que ça signifie ? Il voulait lui restituer ses lettres, en privé. Il est un écrivain très prolifique ! Harm est furieux qu’il les ait lues. Officiellement, elles appartenaient à sa famille, mais il tient à les lui donner, parce que depuis le début ils ne sont pas bien comportés l’un avec l’autre et il lui tend la main qu’ Harm finit par prendre et lâche comme dernière réplique en se retournant vers lui au moment de sortir :

– A votre place, je l’aurais décalquée, moi aussi !

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– Comment expliquez-vous ce brusque changement d’attitude ?

– Ils avaient leur meurtrier, des aveux, il n’y avait plus de compétition…

– L’Agent Turkey était-il à bord du Seahawk ?

– Il m’a fallu deux ans pour comprendre alors qu’il vous a fallu à peine une heure ; lui aussi était à bord, durant toute la mission en mer ; il connaissait bien Diane, c’est lui, qui l’a tuée… J’ai même retrouvé une lettre… elle est à l’intérieur… je vais vous la montrer dit Harm en ouvrant la portière…

Mac sort à son tour, et il démarre en trombe, la laissant sous la pluie, stupéfaite.

Quartier Général du Jag, Bud arrive aussi vite qu’il a pu et Mac l’attend, elle n’arrive pas à obtenir des renseignements sur l’affaire du meurtre, elle n’a pas les bons codes ; il va lui débrouiller ça tout de suite. Le dossier Turkey l’intéresse.

– Major, vous gouttez sur mon ordinateur et vous pourriez prendre l’uniforme de rechange qu’Harriet a toujours dans son armoire…

– Je ne sais s’il me va..

– Peut-être pas en hauteur mais en largeur… fait-il en joignant le geste à la parole !

– Vous devez avoir des renseignements sur le Lieutenant Schonk ?

– Oui lorsque j’ai servi sur le Seahawk, j’assurais son intendance et arrangeait ses interviews … elle attirait beaucoup de monde..

– Comment était-elle ?

– Regardez-vous dans un miroir, Major !

– Vous ne me l’aviez jamais dit !

– Je crois que le Capitaine n’aurait pas aimé que j’en parle, vous êtes son portrait tout craché ! Cela dit votre voix est différente… mais elle était plus amusante ! Oui, enfin… je veux dire… elle était moins pointilleuse ! cela vient du fait que vous êtes un Marine, je suis sûr !

Bud trouve la fiche de Turkey : il n’est pas ici mais à Seattle, donc ce n’est pas lui que cherche Harm ! A quoi ressemblait-il : il lui faisait penser à un morse ! Quand Mac lui demande s’il l’a vu avec le Lieutenant Schonk, il lui répond que l’Agent Turkey n’était pas à bord

– Vous m’avez eue, Harm !

Pendant ce temps, Harm dans la nuit, fonce vers son but.

-En dehors de Lam, quels étaient les suspects à bord ? demande Mac

Bud tergiverse, ne veut rien affirmer :

– Bud, Harm est parti pour tuer quelqu’un depuis une heure, qu’il croit être l’assassin de Diane, je n’ai pas le temps de discuter ! Oui, il avait des soupçons :

Flash-back

Dimanche 18 h : on voit descendre le corps de Diane à quai ; l’Agent Turkey confirme au Capitaine Krennick qu’il ne va pas laisser le légiste s’en tenir aux simples apparences. Bud rejoint Meg et Harm : il a dans les mains les conclusions du légistes pour Turkey. Le Lieutenant Sarah Williams est là aussi, oui il assistera à son enterrement, cela la rassure, il n’y aura pas foule…

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– le Lieutenant Austin pensait qu’elle aurait pu être homosexuelle et avoir tué Diane par jalousie…

– Cela fait un peu cliché, commente Mac

– Il y avait aussi la carrière du Commandant Holbarth qui n’avait donné aucune suite à la plainte de Diane pour harcèlement… surtout que j’ai entendu distinctement une discussion qu’il a eue avec le Capitaine Krennick, sur la passerelle :

Flash-back

Le Capitaine Krennick a rejoint le Commandant Holbarth sur la passerelle : elle va se calmer maintenant, son enquête est terminée avec le suicide et la lettre d’aveux de Lam ? Pas du tout elle doit enquêter maintenant sur son suicide; oui mais c’est purement formel ; non, rien n’est purement formel dans la Marine. Le Commandant ajoute que deux de ses officiers sont morts et il s’inquiète pour sa carrière ; en réalité, remarque-t-elle, il s’inquiète pour la faute qu’il a commise en ne signalant pas le harcèlement ; elle n’en dira rien ; il la remercie.

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– Je le voyais transpirer, ajoute Bud

– Donc, nous restent Williams et Holbarth !

Harm est sur le quai à Norfolk, il passe le contrôle et voit se profiler dans le brouillard un bâtiment de guerre à quai et attend : des hommes quittent le navire par petits groupes, et en dernier descend un homme ; il descend de la voiture et va à sa rencontre, arme son pistolet :

– Toujours de quart, le premier soir au port ?

– Capitaine… Rabb, oui c’est ça ! Je suppose que le Capitaine Spencer n’existe pas…

– J’ai ici une lettre du Lieutenant Schonk…

– Oui, cela a été un regrettable incident et qui m’a coûté cher !

– Cela lui a coûté la vie !

– Oui, vous avez raison, j’ai tort de me plaindre !

– Cela fait longtemps que j’attends que vous rentriez au port pour pouvoir vous la donner

– Cette lettre ne m’est pas adressée ! dit-il en se rapprochant du navire pour lire l’adresse

– C’est une copie, l’original c’est vous qui l’avez ! Je l’ai retrouvée dans les lettres de Diane qui m’ont été restituées, il y a deux ans, j’ai découvert celle-ci depuis peu de temps, lisez-la , Capitaine : Diane écrit que « elle tient à informer les plus hautes instances du manquement à la règle dont il a fait preuve à son encontre, elle va déposer une plainte quand ils arriveront à Norfolk, à moins que lors de l’entretien qu’ils vont avoir il lui prouve le contraire… ce n’est pas pour elle, mais pour les autres femmes qui serviront sous ses ordres »

Le Capitaine Holbarth essaie de se défausser, parle du Lieutenant Lam, de plus ce n’est qu’une copie, ce n’est pas utilisable devant une Cour Martiale, il l’avait convaincue de retirer sa plainte ; non ! dit Harm il avait échoué, c’est pour ça qu’il a envoyé le Lieutenant Lam lui courir après, il est responsable de son meurtre puis il a tué Lam et a maquillé son meurtre en suicide !

– Ridicule ! On se moquera de vous avec des affirmations de cet ordre !

– je n’ai pas l’intention d’aller devant une Cour Martiale, dit Harm en pointant son arme vers lui !

– Non ! crie une voix de femme dans le brouillard

– C’est pas vrai ! Le Lieutenant Schonk, s’écrie le Capitaine Holbarth en reculant apeuré, je ne voulais pas, pardon !

Mac vient d’accourir auprès des deux hommes avec l’uniforme d’Harriet et le Capitaine Holbarth

tombe à l’eau ; les deux avocats s’approchent, son corps a été écrasé entre la coque et le quai

– Comment avez-vous su où j’étais ?

– Bus a servi sur le Seahawk, donc il ne restait plus que Holbarth ou Williams, comme le destroyer arrivait à quai ce soir…

– Il vous a prise pour le fantôme de Diane !

– Je n’y avais pas pensé, comme j’étais trempée, Bud m’a passé un uniforme d’Harriet

Harm tourne lentement son visage vers elle, elle lui demande doucement

– Vous l’auriez tué ?

– J’avoue que je l’ignore.

Harm se rapproche d’elle, il regarde ses lèvres, et il l’embrasse longuement, et quand ils se séparent :

– Oui, je sais, vous embrassiez Diane, murmure-t-elle doucement.

 

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