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9.18 – What if

9.18 -What if…? – Et si…?

9.18 What If… ? Et si… ?
Autour d’une table ronde, dans un restaurant chinois se trouvent réunis, l’Amiral, le Capitaine Harmon

Rabb Junior, le Colonel Sarah MacEnzie, le Capitaine Sturgis Turner, les lieutenants Harriet et Bud

Roberts et le Quartier-maître Jennifer C Oates :

« Nous sommes ici pour célébrer la promotion du Quartier-maître 1ère Classe Jennifer Coates, votre

promotion sera effective le 1er Mai, félicitations ! » dit l’Amiral

Tout le monde lève son verre, tout sourire quand un serveur apporte un petit panier garni de gâteaux

chinois :

– Oh, des gâteaux, on devrait les servir par grade, Amiral ?

– Non, les gâteaux chinois je n’aime pas trop ça !

– On devrait faire ça par ordre alphabétique, suggère Sturgis

– Mais vous seriez le dernier, objecte Harriet, « T » pour Turner !

– Je propose par la taille, dit Mac, en souriant et en se tournant vers son voisin de droite

– Excellente idée, dit l’Amiral, soulagé, Capitaine, choisissez votre avenir !

Harm pioche, on entend une petite musique, guillerette, comme amusée qui s’égrène…

– Il faut le lire, Monsieur, dit Bud

– Haut, c’est la règle, disent en chœur les deux Lieutenants !

« Votre-désir-le-plus-secret-est-la-route-que-vous-n’avez-pas-empruntée-! Prenez-la ! » lit Harm pour

lui-même

Harm regarde vers Mac, puis dit :

– Euh… je…je ne crois pas à ce genre de choses !

– Je pense que vous ne voulez pas le dire, remarque Mac, parce que vous y croyez au contraire !
Harm tourne les yeux vers l’aquarium à sa gauche ; parmi les poissons exotiques, dans le clapotis d’une

eau où d’énormes bulles font un glouglou qui attire son regard tout en remontant à la surface, son

imagination se met à vagabonder, tandis qu’une petite musique égrène quelques notes simples et enjouées

– Ce sera, tout au long de l’épisode, le signe que Harm se met à rêver, tout éveillé !
Harm est au Jag dans son bureau quand un garde vient le prévenir d’une visite :

– Excusez-moi, Capitaine, votre femme est ici !

Entre une Mac nouvelle : en civil, vêtue d’un pantalon et d’un chemiser de soie jaune vif, à manches

courtes, ajusté à la taille, les cheveux longs et lâchés :

– Oh, en voilà, une surprise ! Sans uniforme ?

– J’ai une affectation temporaire au service du briefing à l’annexe du Jag
De la place de Harm, on distingue sur son écran des poissons qui tournent dans un aquarium…

-Je passai pour que l’Amiral signe mon congé définitif…

– Tu vas quitter le service ?

– Dès demain soir ! C’est pour ça que je voudrais que tu signes les papiers de divorce aujourd’hui !

Harm lève les yeux au ciel, comme s’il ne comprenait pas, puis fronce les sourcils et reste sans voix ;

devant son écran, les bulles bouillonnent dans l’aquarium !

– Je vais signer les papiers du divorce

– Ça fait un mois que tu remets ça au lendemain !

– Pourquoi se précipiter ?

– Il vaudrait mieux que je divorce avant de me remarier, je crois!

– Te remarier ??? mais quand ?

– Ce week-end ! John a prévu un petit voyage romantique en train jusqu’au Colorado, il a trouvé une

petite chapelle avec vue sur les Montagnes Rocheuses…

Harm, alors se lève et va vers elle :

– Qui…Qui est John ??? et quand est-ce que c’est arrivé ??!!! Mais qu’est-ce qui se passe dans ta vie,

Mac ??? dit-il, tout en faisant non de la tête

– Si tu m’avais écoutée de temps en temps quand on était marié, tu connaîtrais la réponse ; je ne veux

pas me retrouver ici, cinq ans plus tard, toute seule, sans enfant, encore à me disputer avec toi !!!

Pourquoi est-ce qu’on a cru que ça marcherait ? dit-elle soudain en baissant la voix, presque avec

tendresse

– Parce que…. Parce que, dans le port de Sydney, il y a quatre ans, nous avons compris que nous nous

aimions !!!

– L’amour ne suffit pas, Harm, répond-elle doucement, alors qu’ils sont tout proches

– Mais n’est-ce pas une condition préalable pour le mariage ?

– Tout comme la considération, le temps passé ensemble et un million d’autres choses ! notre mariage est

toujours passé en dernier !
Harm s’assoit sur le bureau, ils sont les yeux dans les yeux, il incline la tête vers elle, tendrement

quand on vient le prévenir que l’Amiral le demande ; à regret, il s’esquive et se dirige vers le bureau

; quand il entre, l’Amiral retourne son fauteuil vers lui et l’on reconnaît A. Krennick !

– Vous voulez me voir, Amiral ? dit Harm

– Je suppose que vous avez vu le dossier du Colonel des Marines Sutter ? Qu’en pensez-vous ? dit-elle en

se tournant vers lui

– Eh bien, le Colonel a tiré par deux fois à quelques centimètres de la tête d’un détenu irakien pour

obtenir certaines informations de sa part, c’est une infraction manifeste, dit Harm

– Mais ?

– Mais il a soutiré des renseignements cruciaux, il a sauvé la vie de nombreux Américains !

– Ça ne change rien à la loi ! J’ordonne une audience préliminaire, et je vous charge de l’accusation

– A vos ordres, Madame !

L’Amiral vient alors près de lui, s’assoit sur le bureau et croise ses jambes, ostensiblement devant lui

– Madame… ?dit Harm, – dont on voit qu’il vient d’avoir une idée-, le Colonel Sutter est un héros de

guerre, hautement décoré, à la tête dure qui marche au rythme de son propre tambour, il va falloir une

main ferme pour assurer sa défense !

– Donnez-moi un nom !

– Le Colonel MacEnzie est temporairement affectée au Jag, que pensez-vous de lui confier l’affaire ?

L’Amiral rechausse ses lunettes quand au moment de répondre, on frappe à la porte :

– Veuillez pardonner mon interruption, Amiral, dit Mac, à propos de mon congé définitif…

– Le Capitaine et moi étions en train d’en discuter…

Mac lance un regard plein d’interrogations à Harm :

– Changement de plan, dit l’Amiral, vous allez défendre le Colonel Sutter !

– Je vous remercie de la confiance que vous me faites, Amiral, mais je vous rappelle que je serai en

congé définitif dès demain matin !

– Je n’ai pas encore signé les papiers, Colonel, dit A.Krennick en regagnant son fauteuil

– J’en suis consciente, Amiral…

Pendant cet échange, Harm, assis sur le fauteuil, garde la tête baissée mais n’en perd pas une miette,

absent-présent en quelque sorte !

– Une toute dernière affaire, il ne s’agit que d’une audience préliminaire, votre congé ne sera repoussé

que d’un ou deux jours, au plus, rompez !

– A vos ordres, Madame

Mac se retire, lance un regard peu amène en direction de Harm et sort. Harm se lève et gagne la porte ;

il a la main sur la poignée quand la voix de l’Amiral le rattrape :

– Capitaine, j’espère que vous savez ce que vous faites ?

– Oh, je crois que oui, dit Harm dans un grand sourire ; puis, il sort.
Une fois la porte refermée, l’Amiral reste songeuse, mais on sent qu’elle n’a pas renoncé à sa proie !
Dans la salle de réunion, Mac toujours en civil interroge son client :

– C’est très simple, Colonel, dit-il, j’ai interrogé un détenu irakien qui avait des renseignements sur

une embuscade concernant des marines, mes hommes, et il m’a donné l’heure et le lieu et dénoncé ses

acolytes ! Il n’y a pas d’attaque ni la moindre action dans mon secteur, depuis, fin de l’histoire!

– Est-il vrai que vous l’avez escorté personnellement en dehors de sa tente et que vous avez tiré deux

coups de feu près de sa tête ?

– Je voulais lui éclaircir les idées !

– La menace et l’intimidation, quelles qu’elles soient, sont des infractions au règlement

d’interrogatoire !

– Vous savez qui m’a dénoncé ? une femme juge avocate qui venait de passer dix heures avec le détenu en

question sans parvenir à quoi que ce soit !

– J’avoue ne pas voir le rapport, dit Mac

– Des marines d’opérettes, voilà le rapport, Colonel ! dit-il d’un ton virulent, voire méprisant : les

femmes qui ne sont jamais allées au combat sont incapables de comprendre ce qui est en jeu ! Vous

n’aimez pas ce que je dis ?

– Le Marine d’opérette que je suis sait ce qui est en jeu actuellement ! Vous êtes accusé d’agression

caractérisée et d’avoir employé des menaces, vous risquez un renvoi et l’emprisonnement ! Donc, à mon

avis, votre personnalité est la clé de votre défense ! Alors, dites-moi si vous aimez ce que je dis,

Colonel ?
Harm vient de descendre au niveau des bureaux, quand l’Amiral le « cueille » à la volée : elle lui

touche l’épaule :

– Je vois, à l’expression de votre visage, Capitaine, que vous vous demandez pourquoi j’ai accepté de

confier cette affaire au Colonel ? Vous pensez que je me ramollis, dit-elle en empruntant le couloir.

Harm la suit, la regarde et dit, amusé :

– Mais, il n’y a pas une once de graisse sur vous, Krennick !!! Amiral, se reprend-il

– A mon avis, dit-elle, vous allez devoir l’oublier pour aller de l’avant et trouver la compagne qu’il

vous faut !

– Vous n’abandonnez jamais, hein ?

– Vous avez besoin d’une femme forte, ambitieuse

– Impitoyable !

– Ça aussi ! une femme qui saurait vous donner le vertige, lui dit-elle, alors qu’ils sont les yeux dans

les yeux, elle levant son visage vers lui

– Je vous rappelle que j’ai déjà encaissé 9 G et demi !

– Ah, alors peut-être êtes-vous enfin prêt pour moi !
Elle le quitte, prend l’ascenseur, Harm hausse les sourcils : c’était chaud !
Mac le rejoint un carton dans les bras et ils se dirigent vers le bureau de Harm:

– C’était dans mon coffre ! la liquidation de nos biens et de la maison était facile ! Reste encore à

diviser nos petits souvenirs ! J’ai emporté quelques objets par erreur quand je suis partie !

Harm sort un objet du carton, un rétroviseur, tout rafistolé :

– Je me demandais où il était ! je me rappelle quand tu l’as amputé de ma Corvette ! C’était un coup de

cric si je me souviens bien ?

Ils arrivent dans le bureau :

– Oh, je me souviens d’une promesse d’échange pour un véhicule plus pratique ! « l’heure est venue de

ranger ses jouets », as-tu dit et tu es revenu de chez le concessionnaire avec une voiture de course !

– Dans le bon vieux temps, on rompait pour mieux se rabibocher ! dit-il d’un ton badin

– Je ne veux pas rompre avec un homme pour le forcer à faire attention à moi ! Oh, et si tu crois

qu’aujourd’hui, un petit mélodrame au tribunal nous réunira, Rabb, tu perds l’esprit !

– Oh, mais tu te méprends sur moi, Madame Rabb ! dit-il la main sur le cœur. Le Colonel Sutter mérite le

meilleur avocat de la défense et il se trouve que c’est justement toi !

– Hmmh, ça empeste le piège !

– Je ne devrais pas le dire, mais en tant que procureur, je soutiens la conduite du Colonel ; je suis

prêt à passer un marché, dit Harm, tout près de son visage et la main toujours sur le cœur
Un homme apparaît dans l’embrasure de la porte :

– Farrow !! s’exclame Harm

– Oui ! ça fait un bail ! La dernière fois que je vous ai vu, j’avais la tête sur le billot à côté de

celle de Sarah !

– Que faites-vous là, Colonel ? demande Harm

– Oh, appelez-moi John ! Oh, j’ai pris ma retraite au bout de 20 ans pour entamer une nouvelle vie,

sourit John Farrow en regardant Mac, et le prochain chapitre qui commence bientôt – il lui prend les

mains

– John, s’exclame Harm, c’est « ton » John!! Je crois que les félicitations sont de rigueur !

Farrow explique alors à Mac qu’il l’a attendue pour le déjeuner, une heure ; elle lui dit alors que

l’Amiral vient de lui confier une nouvelle affaire, mais qu’il ne s’inquiète pas, le Capitaine assure

que le problème sera résolu très rapidement . Pendant tout cet échange, Harm se tient les bras croisés,

un demi-sourire aux lèvres :

– Oh, vous représentez l’autre côté, dit John Farrow

– Comme au bon vieux temps, John ! réplique Harm

– Sauf que cette fois, les débats resteront dans le tribunal, souligne John

– Oh, j’ai une idée, dit Harm, rompons le pain ensemble !

– Non, merci, s’empresse de dire Mac

– On pourrait discuter de l’affaire…. renchérit Harm

– Cela nous permettrait peut-être de prendre le train ? dit John Farrow
On les retrouve tous les trois dans un restaurant chinois ; le serveur prépare leur table pendant qu’ils

discutent, debout : Harm demande comment ils se sont revus ? Mac explique que leurs chemins se sont

recroisés il y a quelques mois sur la côte est ; c’est vrai, ils se connaissent !

-Fraternisation !!! dit Harm, à Okinawa, vous étiez son supérieur ; on a évoqué ça lors de votre Cour

martiale ! et qu’est-ce que vous faites, maintenant, John, à part épouser ma femme ? demande Harm, le

regard moqueur

– ex femme, corrige Mac

– Je dirige une petite affaire de rafting, dans le Colorado !

– Au Colorado, dit Harm, très à l’aise, la main sur la hanche

– Oui, dit Mac, calmement, tu sais, à côté de l’Utah ! Il nous construit une cabane en forêt

– Et tu es sûre de savoir à quoi tu t’engages ? dit Harm

– Et ce qu’elle quitte, renchérit John Farrow

– Tous seuls, au milieu de la forêt, ça ne vous inquiète pas qu’elle ait tué son premier mari ?

– Et vous ?

– Je vous avoue qu’à la maison, j’avais toujours un pistolet chargé, dit Harm dans un grand sourire
Quand ils s’installent, John, très galant, écarte la chaise du milieu pour Sarah ; Harm saute sur

l’occasion, s’y assied en disant merci, et nonchalamment écarte les chaises à sa droite et à sa gauche

pour Mac et John !

-Alors, comme ça, vous vous mariez ce week-end ? et où est-ce que cela se passe exactement ?

-Tu n’es pas invité !

– Nous prenons le « Zéphyr » au départ de Chicago, précise John, c’est un des plus grands périples en

train des Etats-Unis, à travers les Rocheuses, dit John en prenant les mains de Mac, à travers la table

et il s’arrête dans une petite ville, du nom de Unity…

– Où se sont mariés les grands-parents de John et où nous allons nous dire « oui »

– Et, si on parlait de notre affaire Sutter ? dit Harm en se tournant résolument vers Mac, tournant

presque le dos à John Farrow

– Tu disais que tu étais prêt à un compromis ?

– Jusqu’à un certain point, dit Harm, ce délit est très grave…

– Délit présumé, dit Mac

– Etant donné la valeur du personnage et ses états de service sans tâche, le gouvernement est prêt à

accepter un renvoi sans peine d’emprisonnement…

– Mais s’il accepte ce marché, il perd sa pension et ses prestations !

– S’il va devant la Cour martiale, il risque 8 ans à Leavenworth !

– Décidément, tu ne changeras pas ! dit Mac avec une certaine tendresse (ils se sourient, les yeux dans

les yeux) et c’est ça que tu appelles un marché ???

– C’est une dure à cuire, John ! mais je suis sûr que vous le savez déjà, non ?

– Oh, elle sait se montrer forte quand il le faut !lui répond John. Comme quand elle défend un Marine

qui mérite une médaille, au lieu d’une Cour martiale !

– Pas au regard de la loi !

– Je ne suis pas avocat, Capitaine, mais je sais ce qui est juste !

– Ecoute, dit Mac, demain, nous monterons dans ce train, alors offre-moi quelque chose de valable !

– Bon ! Le Colonel Sutter est un héros qui a reçu de multiples décorations, il n’a fait que commettre

une erreur et nous en commettons tous n’est-ce pas ?

– Tu en es la preuve vivante !

– On coupe la poire en deux, retraite anticipée…

– A quel prix ?

– Pas de condamnation judiciaire, il prend sa retraite immédiatement, il conserve toutes ses prestations

– Pour un vieux Marine ce serait vendre son âme, dit John

– Avec l’âge, on remet les choses en perspective, n’est-ce pas, dit Harm, doucereusement

– Vous avez entièrement raison, dit John et il prend la main de Mac !
Harm, jauge la situation, en clignant légèrement des yeux.

– Mais ça revient tout de même à baisser les bras, Harm, relève Mac

– Oui, c’est vrai, en effet, certaines personnes jettent l’éponge dès que ça se complique un peu, dit-il

de façon appuyée

– J’irai voir le Colonel et s’il est d’accord, marché conclu !
Une furie ouvre la porte du bureau de Harm :

– Tu m’as piégée, Harm

– Quoi ?? demande l’ingénu en se retournant vers elle, sur son fauteuil à roulettes

On revoit son écran bleuté avec l’aquarium et les bulles.

– Tu savais que le Colonel refuserait ton offre ; il semblerait que son commandement lui a fait tenir la

même proposition, il y a une semaine, et qu’il l’ait déjà refusée ! Tu savais qu’il voulait aller devant

la Cour !

Un petit ballet débute : Mac courbée pour lui parler parce qu’il est assis et lui qui fait avancer son

fauteuil vers elle, grâce aux roulettes :
– ça ne te manque pas ? demande Harm en pensant à eux manifestement

– Tout ce qui me manque, c’est mon train !

– Une lune de miel express, dit Harm, moqueur

– Tu es un sale menteur !

– Eh, c’est toi qui as ouvert le feu ! Il ne fallait pas parader au Jag, tu n’avais qu’à dire à l’Amiral

de te faxer tes papiers de décharge !
Le visage à 5 cm du sien, elle murmure

– Je vais te mettre en pièces !

– Je suis impatient de voir ça ! dit-il en suivant très clairement son postérieur des yeux !
Quand elle est partie, content de lui, il incline son fauteuil vers l’arrière.
Retour au restaurant du début, c’est le tour de l’Amiral qui renvoie la balle sur Bud ; Bud et Harriet

tirent en même temps leur papier et le lisent à l’unisson «

Votre-désir-le-plus-secret-est-la-route-que-vous-n’avez-pas-empruntée-! Prenez-la ! »

– Vous êtes toujours avec nous, Capitaine ? demande l’Amiral

– Oui, Monsieur… j’étais… en train de réfléchir

[Harm tourne les yeux vers l’aquarium à sa gauche ; parmi les poissons exotiques, dans le clapotis d’une

eau où d’énormes bulles font un glouglou qui attire son regard tout en remontant à la surface, son

imagination se met à vagabonder, tandis qu’une petite musique égrène quelques notes simples et enjouées]

Harriet est chez elle, un manoir aux dimensions gigantesques ; elle donne des ordres pour que les

déménageurs portent les cartons ici ou là ; elle prévient une femme de chambre qu’elle s’absente pour

aller faire une course et on la retrouve se garant et entrant dans un magasin ; Bud est là ; il est

plombier ! Ils se saluent et :

-Harriet !! Comment tu te sens ?

– Riche !
Elle explique alors que ses parents sont morts dans un accident de bateau et qu’elle est devenue très

riche ; malgré tout, elle a un problème : sa salle de bain n’est pas terminée, elle ne connaît que lui

qui pourrait faire les travaux pour vendredi, jour où elle pend sa crémaillère.

– Pour vendredi ? pas de problème, dit Bud

– Salut, dit Mickey qui arrive alors, vêtu d’un bleu de travail tout comme Bud, tu as l’air en forme ;

c’est vrai que je ne t’ai pas vue depuis le jour où tu l’as planté devant l’autel !

– C’est du passé cette histoire, dit Bud

-Alors pourquoi on en a encore parlé hier soir ?

– Enfin, bref, dit Bud, c’est bon, je m’en occupe !
Procès du Colonel Sutter : dans le public on voit John Farrow, et le juge est une vieille connaissance,

il s’agit du Juge Sebring !

Harm interroge le Major Clayton, la juge avocate affectée à l’unité du Colonel Sutter, c’est à elle que

le détenu est venu se plaindre de la conduite du Colonel ?

– C’est exact, le détenu m’a appris que le Colonel avait fait feu par deux fois à 10 cm de son oreille

dans le but avoué de le contraindre à donner des informations

– Les règles de combat ne condamnent-elles pas le mauvais traitement des prisonniers ?

– Oui, absolument !

– Concernant le Colonel Sutter avez-vous une opinion…

– Objection, dit Mac, le Procureur semble également avoir des difficultés à observer le règlement !

(sourire en dessous) Les règles d’interrogatoire n’acceptent pas les opinions !

Harm, dos à elle, bras croisés, sourire au coin des lèvres comme s’il s’attendait à son objection :

– C’est pour établir le profil du comportement de l’accusé, Votre Honneur ! la défense devrait pourtant

comprendre !

– Je l’autorise, dit le Juge Sebring, le témoin peut répondre à la question !

– C’est un cow-boy, Monsieur, il estime que la fin justifie les moyens !

– Je n’ai plus de question, Votre Honneur, dit Harm qui se tourne vers Mac et sourit

– Major, reprend Mac, est-ce que nos ennemis irakiens respectent les règles de la guerre ?

– L’ennemi ne nous affronte pas de façon régulière, Madame, mais on ne juge pas les feddayin irakiens

que je sache ?

– C’est pourtant ce qu’on devrait faire, intervient le Colonel Sutter de sa place

– Si vous intervenez encore une fois, Colonel, vous serez jugé pour outrage à la Cour, c’est compris ?

– Est-ce que la conduite du Colonel Sutter a sauvé de nombreux américains ? poursuit Mac

– Fort heureusement ! néanmoins, si le règlement existe, c’est pour une bonne raison !

– Oh, je vois, dit Mac, donc d’après vous, les lois et règlements sont plus importants que les soldats

américains ?

A cette intervention de Mac, Harm hausse les sourcils, intéressé et admiratif ; il est assis de façon

assez décontractée, on sent qu’il apprécie cette remarque de la défense !

– Plus de question, Votre Honneur !

Au « Bud’s Hot Tub », magasin de Bud, on le retrouve avec Harriet :

– Tu as une sorte de magasin et la Marine, Bud ? Tu rêvais de devenir avocat un jour ?

– Eh bien disons, que cela a perdu de l’intérêt le jour où tu as cessé d’en avoir pour moi

– Ce n’est pas du tout ce qui s’est passé !

– Alors pourquoi tu n’as pas voulu m’épouser ? Ne me dis pas que c’est parce qu’une strip-teaseuse

enceinte m’a assommé la veille du mariage ?

– Non, à l’époque, je croyais que tu n’étais pas assez mûr, maintenant je ne crois pas que le problème

venait de toi, il venait de moi !
Harm et Mac sont à l’appartement, elle réunit des affaires à emporter, lui est assis sur le canapé :

– C’est du grand art ce que tu as réussi à faire aujourd’hui au Tribunal !

– Merci dit Mac qui range des affaires dans un carton pendant que Harm contemple une pendule

– Tu veux cette pendule ?

– C’est toi qui l’as achetée !

– C’est un beau souvenir de notre lune de miel !

– Tu sais le souvenir que j’ai de notre lune de miel (sourires) Il pleuvait et tu as passé une tonne de

coups de fil sur ton portable !

– Je travaillai sur une grosse affaire…

– Oui, mon affaire ! Enfin, jusqu’à ce que je t’épouse et que je sois forcée de partir du Jag et que

l’Amiral Chegwidden la confie à un autre !

– Tu te rappelles notre premier Noël ensemble ? Le sapin était juste là !

– Moi ce dont je me rappelle c’est d’avoir jeté un arbuste desséché à la Saint Valentin

– Tu es toujours aussi amère ?

– T’aimer a été comme marcher sur un clou rouillé !
Pendant toute cette scène, chez « eux », ils se parlent comme en se ménageant, comme attendris.

Harm extirpe alors leur album de photos ; il feuillette : photos sur la plage et baiser, devant le

sapin, la photo s’anime, il la prend par la taille et ils s’embrassent ; Mac se dirige vers la chambre :

– Tu vas garder le lit ?

– Inutile, John va m’en fabriquer un en cerisier avec un baldaquin en soie !

Harm arrive sur le seuil de la chambre et s’appuie sur le montant de la porte :

– C’est d’un goût !

– Un baldaquin, c’est très bien !

– Ah, oui ! ça protège quand la toiture fuit !
Mac ouvre un placard dans le salon, d’où tombe tout un fatras d’objets :

– J’aimerais faire visiter ce petit musée de l’adolescence !

Harm s’approche et dit doucement :

– Je me suis dit que tu pourrais vouloir garder ça (album) ?

– Oh, non ! J’ai mes propres souvenirs !

– Oui, j’ai les miens, aussi ! Il tourne son alliance entre ses doigts.

– J’espère que tu ne vas pas me rendre ton alliance, dit Mac, en le voyant faire

– Depuis combien de temps as-tu cessé de porter la tienne ?

– Longtemps ça a été comme un fil autour de mon annulaire, dit-elle en prenant des vêtements dans la

penderie, un fil qui m’empêchait de me retourner !

– Nous avons eu de bons moments, dit Harm en s’approchant d’elle ; tu crois à la fatalité (Mac sort

alors un panier, avec des gâteaux chinois), au karma, au destin ? demande Harm qui dépose l’album sur le

dessus d’un carton

– Non

– Ici, aujourd’hui, avec toi, je me demande ce qui arriverait si je te disais (il roule son alliance

entre ses doigts) que nous sommes faits l’un pour l’autre ?

– Je te répondrais que tu es cinglé !

– Je sais que les choses n’ont pas très bien marché…

– Alors là ! c’est le moins qu’on puisse dire !

– Mais si on était fait pour être ensemble : et qu’on s’y soit seulement mal pris !

– Ce n’est pas avec des si qu’on réussit un mariage, lui dit-elle d’un ton doux

– Faut croire que je pensais qu’on avait le temps….

– L’amour n’attend pas, dit Mac, presque en murmurant

Ils sont tout près l’un de l’autre et se regardent les yeux dans les yeux.

– …et le juge non plus ! on doit être au tribunal dans 20 minutes ! dit-elle en s’en allant.

Quand elle passe devant le carton, elle regarde s’il la voit faire et dans la négative, prend l’album.
Chez Harriet, Varèse Chesnut chante devant Harriet et Sturgis ; elle doit animer la pendaison de

crémaillère. Elle la trouve fabuleuse et applaudit.

– Varèse m’a dit que nous avions quelque chose en commun, dit Harriet, j’ai travaillé au Jag, moi aussi,

c’était il y a des siècles !

– J’ai démissionné depuis peu, dit Sturgis

– Nous devons parlé affaire vous et moi !dit Harriet
On sonne et Harriet s’excuse, elle croit que son plombier est arrivé.

Sturgis et Varèse se retrouvent seuls, il lui prend les mains, l’a trouvée géniale ; elle le remercie et

s’inquiète de leur prochain voyage de noces à Paris ; tout est prêt qu’elle ne s’inquiète de rien ; ils

s’embrassent tendrement.

Derrière Harriet, Bud et Mickey montent les marches du grand escalier quatre à quatre : au passage,

Mickey lit une signature sur une grande toile dans la montée

– Broque ?

– Braque, le corrige Bud, qui ajoute, sa place est dans un musée !

– Je vais le léguer au Musée d’Art moderne, c’est la « femme à la guitare »

– On dirait plutôt un accident de la route, dit Mickey

– Il y a pour deux millions d’accident de la route, a joute Harriet, mais qui s’en soucie !
Au procès du Colonel Sutter, Harm interroge le Général Montrose :

– En tant que commandant de bataillon du Colonel Sutter, pensez-vous que sa conduite a enfreint la

convention de Genève ?

– Techniquement, oui

– Oui ou non ?

– Oui !

– Merci ! Le témoin est à vous !

– Général, est-il exact que vous ayez attendu qu’un juge avocat du Jag sous votre commandement porte

plainte pour que vous informiez vos supérieurs de ce qui s’était passé ?

– C’est une façon de voir !

– Estimez-vous que le Colonel doit être puni ?

– J’estime qu’il mériterait une médaille, la guerre est un enfer ! On ne peut pas jouer selon les règles

quand l’ennemi est fourbe et sournois

– C’est certain, s’exclame Mac

Mac jette un regard à Harm.

– Objection ! la défense donne son opinion, Votre Honneur !

– Ce n’était qu’un murmure, réplique Mac, et moi aussi j’objecte, Votre Honneur, l’accusation s’en prend

à moi !

– Attention, vous flirtez avec l’outrage, Colonel ! dit le juge Sebring

– Je ne flirte pas, Votre Honneur, vous pouvez me croire, dit Mac qui roule de grands yeux, excédée ; je

n’ai plus de question !

– Contre interrogatoire, lance Harm : la conduite du Colonel Sutter est en infraction notoire avec le

code de Justice militaire, ne croyez-vous pas qu’il doit être tenu pour responsable de ses actes comme

toute personne qui porte l’uniforme devrait l’être ?

Harm fait alors face à Mac, et se montre insistant.

– Si, dit le Juge

– La défense tente de brouiller les cartes, dit Harm, en s’en prenant aux autres, elle s’en prend au

Major Clayton, elle s’en prend même à vous, mais peut-être devrait-elle aussi, dit Harm face à Mac, être

tenue pour responsables de ses actes !

– Où l’accusation veut-elle en venir, Votre Honneur ? demande Mac

– Je serais curieux de le découvrir, dit le Juge

– Mon opinion, dit Harm, est que nous pouvons reprocher aux autres leurs propres égarements, mais comme

on fait son lit, on se couche, n’est-ce pas ?

Mac se lève en fureur, proteste puis objecte

– Il n’a jamais fait le lit une fois en deux ans !

Sur le bancs des accusés, le Colonel Sutter se demande ce qui se passe

– Tâchons de retourner à nos moutons, Colonel ! dit le Juge

Harm s’approche du banc de la défense à un mètre de Mac et tape du doigt sur sa table :

– Si tu avais convaincu ton client d’accepter l’offre préalable, tu pourrais déjà être dans le « Zéphyr

» ! Sauf si tu ne veux pas vraiment le prendre

– Objection !!!

– Je ne faisais que murmurer !

Le juge explose :

– J’ai perdu le fil de votre argumentation !!! Je suspends l’audience sur le champ dit-il en prenant son

marteau quand Harm se rassoit et dit :

– L’accusation se retire, Votre Honneur ! Je pense que ma position est établie !

Mac range ses affaires dans son cartable, la tête baissée, blanche de colère et, la voyant partir sans

un mot Harm murmure « Voilà, c’est bien joué, ça ! »
Retour au restaurant chinois où Bud dit à l’Amiral que c’est son tour ; ce dernier esquive et renvoie la

balle à Mac

– Allez-y, Colonel !

– On évite le destin ?

– Seulement les gâteaux rassis !

– Je le ferai, dit Jen, si vous le faites, Monsieur, juste pour s’amuser !

Ils tirent ; Harm arbore un sourire goguenard pendant qu’ils lisent la fameuse phrase « votre

désir-le-plus-secret-est-la-route-que-vous-n’avez-pas-empruntée ; prenez-la ! » !

– La même prédiction, on peut dire qu’ils sont constants et sûrs !

– Et encore, vous n’avez pas choisi le poulet, dit Mac en riant !

– Je vous avais dit que c’était stupide, dit l’Amiral

– Je n’en sais rien, dit Jen, avez-vous déjà pensé à la route non empruntée ? dit-elle en regardant vers

Harm. Vous l’avez fait, n’est-ce pas ?
[Harm tourne les yeux vers l’aquarium à sa gauche ; parmi les poissons exotiques, dans le clapotis d’une

eau où d’énormes bulles font un glouglou qui attire son regard tout en remontant à la surface, son

imagination se met à vagabonder, tandis qu’une petite musique égrène quelques notes simples et enjouées]
Un pub à la télévision où l’on voit Bud dans un jacuzzi entouré de jolies filles attire l’attention de

Meredith en robe de chambre ; elle appelle AJ, qu’il vienne voir, tout de suite, c’est le jeune

Lieutenant du Jag qui était venu dîner chez eux ! AJ arrive, oui c’est lui en chair et en os ! I l’avait

prévenu qu’il commettait une erreur en quittant la Marine ! il est en retard et quand son portable

sonne, peste après un certain Wong qui a perdu la trace de quelqu’un, pas d’excuses ! Il doit mettre la

main sur l’intermédiaire, qu’il mette tous les hommes qu’il a !

– Tu es avocat, AJ, pas chasseur de primes ! Quand tu as quitté la Marine, j’ai cru que tu allais

souffler un peu ! Cette jeune fille, dit-elle en prenant le dossier sur la table, a l’ air angélique !

– Loin de là ! Pendant mon service, au moment de Noël, il y a deux ans, le quartier-maître Jen Coates a

déserté ! Elle fait maintenant partie d’une organisation de voleurs d’objets d’art ; ils reçoivent des

ordres de riches collectionneurs asiatiques et les exécutent en pillant les musées et les collections

particulières !

– ‘Alias Catwoman’ !

– C’est comme ça que la presse l’a baptisée ! c’est absolument ridicule !

– Crois-tu qu’elle est toujours dans le secteur ?

Je sais qu’elle y est ! elle cherche un rare in-folio de Shakespeare, pour un client de Singapour !

– De Shakespeare ? On dirait que tu vas avoir besoin de moi !

– NON !!!
Quand il est parti, Meredith s’assoit devant son ordinateur et commence ses recherches ; elle finit par

retrouver l’adresse du dernier acquéreur, Harriet Sims.
Jen Coates a rendez-vous avec son intermédiaire ; elle lui explique comment se faisant passer pour une

assistante de cuisine chez un traiteur, elle a pu faire les repérages dans le manoir Sims, hier ; des

choses intéressantes ? oui : des pastels de Renoir, un Braque « Femme à la guitare » ; après avoir

fauché l’ouvrage, ils vont passer lui rendre une petite visite ! Stan Rockman, son intermédiaire lui dit

qu’il a un acheteur ; elle aura 10% du bénéfice net ; elle refuse, elle veut 15%, c’est elle qui prend

tous les risques ; d’ailleurs, ajoute-t-elle, le moment est venu qu’il la présente à ses intermédiaires

! Il refuse tout net, il ne devrait même pas être vu avec elle, avec ses antécédents !
Au Jag, le procès reprend : Mac interroge un témoin, le Capitaine Rogers et lui demande ce qu’il pense

du Colonel

– Je n’ai jamais servi sous les ordres d’un meilleur officier, Madame ; une réputation irréprochable !

– Une bonne réputation, dit Harm, est souvent utilisée pour cacher une conduite répréhensible !

– Objection, Votre Honneur,dit Mac, l’accusation donne son avis !

– Je reformule ma question : même une personne de bonne réputation est capable de se conduire de façon

contestable, est-ce que vous êtes d’accord ?

– Je suppose que c’est possible, répond le Capitaine interrogé

– Si un homme honorable se conduit mal, il devrait être tenu pour responsable de ses actes, n’est-ce pas

?

– Oui, Capitaine

– Et il devrait prendre conscience de ses actes, aussi bonnes soient ses intentions ?

– Effectivement

– Et il ne devrait pas être trop fier pour admettre être allé trop loin et avoir commis une erreur ?

… Le juge est surpris

– Je suis d’accord avec cette déclaration ! dit le témoin qui n’en peut mais

– Et toi ? demande Harm à Mac

– La réponse a été donnée ! dit mac

– Merci, Capitaine, je n’ai plus de question !
Chez Harriet, Bud a fini les travaux, elle lui demande son prix, non rien du tout ; elle insiste, et il

dit alors « 1 million de dollars » ; bon, elle lui fera un chèque, alors ! l’adresse est sur la facture

:

– Bud, j’ai quelque chose à te dire ; je suis riche, je possède tout l’or du monde et pourtant, j’ai

l’impression qu’il me manque quelque chose…et toi ?

– Je suis toujours le même : je regarde les rediffusions de Star Trek tous les samedis soirs !

– Et dans… la brochette de belles filles à demi nues qui t’entourent dans ta pub, tu n’as jamais…

– Trouvé quelqu’un ? Non !

– Tu n’as pas tout un carton de mauvais souvenirs ?

– Oh, je n’ai pas dit ça !

– Tu aurais pu trouver la fille de tes rêves !

– Peut-être que je l’ai déjà trouvée !
Elle finit par l’inviter avec Mickey à sa pendaison de crémaillère.
Mac est assise dans la salle de réunion du Jag, elle feuillette l’album des jours heureux, elle et Harm

ensemble et caresse des doigts leurs photos : la lune de miel, la photo de mariage, eux deux sous la

voûte de sabres au clair « lames au vent » et sourit. Harm entrouvre la porte

– On fait un petit voyage dans le passé ?

– De temps à autre, je me surprends à penser que tu n’es pas la pire chose qui me soit arrivée !

– Tu permets que je sois personnel ?

– Non, mais en général – elle se lève- ça n’est pas ça qui t’arrête !

– Je pense ce que j’ai dit ce matin, devant le juge.

– je n’ai jamais compris pourquoi il t’était si dur d’être gentil !

Ils sont très proches, face à face et se parlent doucement :

– Ecoute, dit Harm, il faut que tu fasses ce que tu crois être bien, si ça veut dire vivre dans une

horrible cabane au fin fond du Colorado, c’est parfait !

– Je t’adore quand tu te conduis comme ça !!! dit-elle d’un ton doux, confiant, intime

– Tu as épousé le mauvais garçon une fois, Mac, fais bien attention de ne pas répéter cette erreur !

Mac est emplie d’émotion, ses yeux se mouillent de larmes contenues, Harm approche son visage pour

l’embrasser quand la porte s’ouvre à la volée et entre… John Farrow, qui s’excuse ; Mac se remet

difficilement, regarde tour à tour les deux hommes, puis finit par se reprendre !

– La prochaine fois, je frapperai !

– Il n’y aura pas de prochaine fois, dit Mac ; le Capitaine voulait présenter ses excuses pour ses

nombreux défauts et nous souhaiter à tous deux beaucoup de bonheur !

– A tout à l’heure, dit Harm en partant

En sortant de la salle, il tombe sur l ‘Amiral qui attend l’ascenseur

– Ah ! Alors tout se passe bien entre vous et le Colonel ?

– C’est un assez long processus… je suppose que vous voulez parler de notre affaire d’audience

préliminaire ?

– N’était-ce pas de cela dont nous parlions, Capitaine ?
John et Mac se retrouvent seuls :

– Je croyais que c’était fini entre toi et Rabb ?

– Ça l’est !

– C’est pas ce que je viens de voir !

– Jette un autre coup d’œil, dit-elle en le regardant, tranquillement de près
Meredith rend visite à Harriet ; elle lui raconte sa surprise de voir que l’acquéreur de l’in—folio de

Shakespeare était une connaissance de son époux !

– Comment va l’Amiral ?

– Préoccupé, ronchon, jamais là pour le dîner !
Elle admire l’ouvrage, gantée de blanc et précise quelques informations à Harriet ; il est annoté de la

main de ses propriétaires successifs et c’est très intéressant ; elle espère qu’il est bien protégé ?

Harriet lui montre les systèmes sophistiqués mis en place et les invite à la crémaillère.
Au procès, Harm interroge le Colonel Sutter :

– Est-il vrai que pendant la première guerre du Golfe, alors que vous étiez Major, vous avez

réquisitionné un char irakien pour attirer l’ennemi ?

– Exact, ce qui s’est révélé très efficace !

– Et cela, en contradiction avec les ordres, Colonel ?

– Affirmatif !

– Et avant cela, lors de l’incursion au Panama, vous avez commis une infraction similaire en vous

appropriant une paire de lunettes infra rouges dans une base de l’armée américaine ?

– Objection, Votre Honneur, dit Mac, j’ai du mal à voir le but de cette litanie !

Harm parle alors à Mac directement comme si le juge n’était pas là !

– Il est pourtant simple ! Votre client a clairement pour habitude de commettre les mêmes erreurs !

Et il avance vers son bureau

– Encore, et encore ! c’est quelque chose que tu connais bien, dit-il

– Ah, il s’agit de moi maintenant ?

Harm s’appuie des deux mains sur son bureau et Mac se lève ; ils se trouvent chacun d’un côté de la

table :

– Mais ce n’est pas moi qui prends la fuite, dit Harm

– Il t’arrive de réfléchir avant d’ouvrir la bouche ?

– La Cour souhaiterait vous dire deux mots, veuillez approcher, dit le juge Sebring ; qu’est-ce que

c’est que ce cirque ???!!

– Il essaie de prouver que les gens ne changent pas, il a raison, il est resté l’imbécile sournois et

manipulateur qu’il a toujours été

– Et toi, il te faut toujours des intermédiaires ?

– Avez-vous consulté un conseiller conjugal ?

– Une catastrophe, dit Mac

– Il a préféré changer de métier, ajoute Harm !

– Je veux que vous trouviez un moyen de résoudre vos problèmes, dit le Juge, la main sur le micro, pour

que nous puissions enfin reprendre le débat !

– Nous essayons de le résoudre depuis deux ans, Votre Honneur, dit Mac ne lui coupant presque la parole

!

– Peut-être que le moment est venu de passer la main ?

– Je crois que ces difficultés peuvent être surmontées, dit Harm

– Moi, non ! Dès que tu t’ouvres un peu, dès que je crois qu’on a peut-être une dernière chance, tu

trouves le moyen de tout gâcher ! et j’en ai marre de cette petite danse !!!

Le juge essaie d’en placer une :

– Veuillez nous excuser, Votre Honneur, dit Mac, il n’y aura plus la moindre chamaillerie ! C’EST LA FIN

!! la défense se retire !

– L’audience est suspendue, elle reprendra demain matin, je vous remercie, Colonel Sutter, vous pouvez

disposer.
Harm semble inquiet.
Au restaurant à nouveau ; on entend des rires ; le Capitaine Turner évite la pioche en disant qu’il ne

mange que des gâteaux au soja, il est allergique !

– Colonel ? dit Harriet, vous ne vous êtes pas encore servie, je crois

Harm est tout content, arbore un sourire moqueur et se tourne vers elle : elle pioche et lit la petite

phrase « Votre désir le plus secret est…. »

– Qu’est-ce que ça dit, demande Harm

– Non ? rien c’est idiot !

– Votre visage exprime autre chose ! dit Harm

– Bon, je vous lis, c’est écrit : « Rien-n’est-jamais-dû-au-hasard ! »

Harm la regarde.
Retour au procès :

– Accusé, levez-vous ! Colonel Sutter, j’ai entendu beaucoup de choses dans cette salle qui m’ont

gravement perturbé ! Heureusement pour vous, pas une n’avait le moindre rapport avec votre affaire.

Conseillers ! si je ne trouvais pas toutes vos prises de bec divertissantes, j’envisagerais des mesures

disciplinaires !!! Colonel, j’estime que bien qu’une infraction ait eu lieu, les circonstances ne

m’incitent pas à recommander une Cour martiale ! je demande que seules des mesures administratives

soient prises à votre égard. La séance est levée !
Mac et Harm se regardent en silence et elle file vers la sortie pour retrouver John devant l’ascenseur ;

il a réussi à réserver des billets pour le train de l’après-midi

– Ho ! Ho ! dit Harm, je croyais que tu allais chez Harriet cet après-midi pour sa pendaison de

crémaillère

– J’ai déjà envoyé mes excuses !

– Oh, comme c’est dommage, en partant de l’autre côté du pays, vous n’aurez plus l’occasion de voir tous

ces gens !

– Il faut régler toutes nos affaires avant de tourner la page, dit John Farrow,

– ….. (Mac, bouché bée) mais…

– Alors, c’est entendu !
Mac présente son fiancé à Harriet ; Harm les repère de derrière un aquarium ! Il est rejoint par Alysson

Krennick :

– Toujours pas prêt à jeter l’éponge ?

– Pourquoi le ferai-je ?

– Parce que vous en êtes au 13ème round d’un combat de 12 ! Vous pensez avoir encore vos chances ?

– Elle est bien venue chez Harriet sans que j’ai besoin de la prier…. beaucoup !

Mac le découvre à son tour.

– Amiral, étant donné que vous êtes toujours prête à m’offrir une corde pour me pendre, veuillez

m’accorder plus de mou

– J’y gagne quoi, moi ?

– Un cœur brisé à consoler !
Harriet qui a un problème de plomberie appelle Bud à la rescousse. De son côté, Mickey, à qui Jen, en

serveuse, vient d’offrir un petit four, en tombe amoureux sur le champ, elle vient de lui voler son cœur

! Meredith qui arrive avec AJ, encore au téléphone avec Wong pour son affaire de vol, voit de loin Jen

qui, se voyant reconnue, s’esquive ; AJ ne veut pas croire Meredith quand elle lui affirme que Catwoman

est là ! Quand elle aperçoit à nouveau une serveuse de dos, elle se précipite, la bouscule pour la faire

se retourner ; ce n’est pas elle, mais elle renverse l’homme au catogan, avec tout ce qu’il avait sur

son plateau ; elle présente des excuses, se trouve confuse de sa méprise.
– Colonel Farrow, je ne crois pas que vous connaissiez l’Amiral KrennicK, dit Harm

– Votre réputation vous précède, dit cette dernière La décharge officielle, signé, scellée et livrée,

dit-elle à Mac, en lui donnant ses papiers

– Merci, Amiral

– Cela mérite un toast, dit l’Amiral ; alors si ces messieurs avaient la gentillesse… et ils

s’éloignent. Vous avez deux hommes formidables, difficile de choisir… j’aimerais avoir cette chance !

– J’ai déjà fait mon choix !

– En êtes-vous vraiment sûre ? Si vous courez après votre passé, vous risquez de voir votre avenir

claquer la porte !
Jen entre dans la pièce où se trouve l’in-folio de Shakespeare, elle neutralise la caméra de

surveillance t prévient son acolyte. Pendant que Varèse continue son récital, Meredith assisse sur un

canapé se lamente :

– Je sais qu’il m’arrive de faire des choses vraiment stupides, mais j’ai peur qu’un beau jour il

m’arrive d’en faire une si stupide que tu ne m’aimeras plus !

– ça n’arrivera jamais ! dit-il en lui tamponnant le corsage ; est-ce que tu crois au destin ?

– Je suis rationaliste, AJ

– Je pense que si deux personnes sont faites pour être ensemble, elles le seront, quels que soient les

obstacles !

Il prend son visage dans une main

– Si nous étions à deux points opposés de la planète, nous trouverions un moyen d’être ensemble

– Tu crois ?

– Oui !
Bud a réparé la fuite et Harriet attaque :

– ça te gêne que j’ai nettement plus d’argent que toi ?

– ça m’embête de te l’annoncer, Harriet mais il est probable que j’en ai beaucoup plus que toi ! Appelle

ça chance ou coup du hasard mais.. je suis l’empereur du jacuzzi, j’ai 17 grands magasins dans 5 états

et le brevet du « Chatouilleur miracle »

Bud et Harriet tombent dans les bras l’un de l’autre et s’embrassent. Au rez-de-chaussée, Varèse chante

toujours.

Dans la bibliothèque, Stan rejoint Jen
Harm va porter les papiers de divorce à Mac :

– Un petit cadeau d’adieu ! les papiers du divorce, range-les à côté de ton congé définitif, de ta

retraite de la Marine et de tous les ponts que tu as coupés de ta malheureuse vie passée !

– Tu ne sais pas quand il faut s’arrêter ?

– Si quelqu’un sait jeter l’éponge, c’est toi, dit Harm alors qu’ils marchent ensemble

– Non, je passe à autre chose !

– Tu t’enfuis ! Avoue-le, sacrifier ta carrière pour te réfugier au fond des bois avec Farrow, ça ne te

ressemble pas !

– Ça, c’est ton opinion !

– Inutile d’essayer de nier qui tu es, Mac, et de nous nier, nous !

– Il n’y a pas de nous, Harm, et ce que tu fais là en ce moment, c’est tout à fait toi ! Tu ne t’engages

pas tant que je n’ai pas déjà un pied à l’extérieur ; même ton amie Krennick pense qu’il est temps pour

moi de filer avec Farrow !
Krennick de son côté a rejoint Farrow :

– Ils forment un très beau couple, mais les apparences peuvent être trompeuses !

– Ils ont été mariés deux ans !

– Je ne m’inquiéterais pas trop, le Capitaine a raté sa dernière chance et il le sait !

– Il a une bien curieuse façon d’accepter la défaite

– Oh, ce n’est que de la fierté ! Un ancien Marine doit savoir ce que c’est, vous avez gagné, Colonel !

Allez réclamer votre butin pendant que vous le pouvez encore !

– On s’en va, dit Mac, qui passe comme une flèche devant eux

– Notre train ne part…

– Tout de suite, John !

– Si c’est ce que tu veux !
Harm et Sturgis se retrouvent en train d’écouter Varèse, alors que Mac et Farrow s’éclipsent brusquement

:

– Félicitations, dit Harm

– Si tu la laisses partir, tu fais une erreur et le reste de ta vie tu vas te demander « et, si… ? »

– Le destin a parlé, mon ami

– Mon père dit que le destin parle à travers les choix que nous faisons !
Harm récupère son manteau pour partir quand il aperçoit celui de Mac, il demande qu’on lui donne le

manteau de sa femme, enfin de son ex femme ; quand il le prend, un billet de train tombe de la poche «

le destin ?»
Jen et Stan continuent leur fric-frac quand tout à coup Meredith entre suivie de son époux, elle tient

une arme à la main, Stan aussi, mais elle le menace et il cède ; il jette son pistolet au sol, tandis

que la pièce est investie par Wong et ses hommes

– Tu es le roi des idiots, Stan, dit Jen et je ne suis pas une voleuse non plus !

Regards stupéfaits de Meredith et de AJ à qui Jen confie qu’elle fait partie des forces de police ! Wong

est désolé d’e l’avoir tenu à l’écart, mais c’était pour que le piège fonctionne parfaitement !

– La prochaine fois, dit Meredith, tu ne seras pas aussi prompt à sous-estimer le pouvoir de mon

imagination !

– Je vis dans la terreur du pouvoir de ton imagination, répond AJ
A la gare, John revient vers Mac : il est désolé il n’y a plus de billet à vendre, le train est complet

!

– Je suis vraiment désolée, tu t’es montré tellement parfait, spécialement avec Harm

– Mais il fait ce que tout homme ferait, Sarah, ce ne doit pas être facile de voir la femme qu’on aime

sortir de sa vie !
Harm arrive sur le quai et les aperçoit ; il s’arrête puis finalement s’approche d’eux, Mac le voit, il

lui tend son manteau et son billet :

– Merci ! ma fierté m’a empêchée d’y retourner !

– Je vous remercie, dit John, ça n’a pas dû être facile de venir ?

– Je voulais être sûr que Mac puisse partir, quel que soit l’endroit où elle veut aller !

– Pourquoi est-ce que tu fais ça ?

– Parce que c’est la seule chose à faire ; je ne veux plus essayer de te retenir !

– Tu es prête, Sarah ? demande Farrow qui monte dans le wagon

Mac est sur le point de monter, tout en regardant Harm et elle laisse échapper son billet qui s’envole

dans les airs ; on entend « attention au départ ! »

Mac s’adresse alors à John :

– Je suis navrée, John… le destin… le destin n’arrête pas d’intervenir…

– Peut-être que tu ne le tenais pas assez fort ! Au revoir, Sarah !

Et comme le train s’ébranle, Harm s’approche de Mac, le visage lumineux de bonheur qui lui dit :

– Je suis prête, et toi ?
Au restaurant, on entend la vois de L’Amiral :

– Capitaine ? Nous sommes prêts à partir, vous venez avec nous ?

– Oui, Monsieur

– J’ai oublié mon manteau, crie Mac qui revient vers lui

– Je vous le donne !
En passant il jette un coup d’œil au petit message laissé par Mac dans son assiette et le lit : «

Votre-désir-le-plus-secret-est-la-route-que-vous-n’avez-pas-empruntée ; prenez-là » !!!

– ça va, demande Mac, en le voyant un peu bizarre

– Oui, j’étais en train de penser à la route non empruntée…. Encore, répond-il en la suivant des yeux.
Les bulles dans l’aquarium remontent furieusement vers la surface !

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