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Aftermath

CHAPITRE 6

Mac sortit de son bureau juste à temps pour voir le Quartier Maître Tiner s’arrêter
brusquement au milieu du plateau du JAG, sa mâchoire grande ouverte tandis qu’il regardait
vers l’entrée. Quelques mètres plus loin, Gunny remarqua sa réaction et se retourna
curieusement, uniquement pour être pétrifié lui-même.

Avec un grognement amusé, Mac se tourna pour voir ce qui avait provoqué une telle attention
de la part des deux hommes. Son estomac se tordit en un petit nœud rigide. La jeune femme
qui se tenait de façon incertaine dans l’entrée ne pouvait être qu’Audrey Le. Elle était
habillée en tenue civile – jean moulant à la mode et un léger pull-over qui ne faisait
qu’accentuer sa beauté exotique.

Avant que Mac n’ait pu réagir, Gunny s’avança. « Puis-je vous aider, mademoiselle ? »
demanda-t-il en proposant son aide avec une apparente spontanéité. Après tout, Victor
Galindez était un gentleman dans tous les sens du mot, et un atout pour l’uniforme du Corps
des Marines qu’il portait.

Audrey fit un signe de tête affirmatif, son regard traversant le plateau. « Je suis à la recherche
du Capitaine de Frégate Rabb. »

Une rapide expression de désapprobation parcourut le visage de Gunny avant de disparaître.
« Bien sûr »

Mac n’eut aucun mal à deviner ce à quoi il pensait. Elle s’avança pour les intercepter avant
que la mauvaise interprétation de Gunny ne gagne en proportion. « Bonjour. Vous devez être
Audrey. Je suis le Lieutenant Colonel Sarah Mackenzie. » Elle tendit sa main. « Je travaille
avec le Capitaine Rabb »

Audrey lui serra la main. « Ravie de vous rencontrer, madame. »

Mac se tourna vers Victor. « Audrey est en troisième année à l’Académie, Gunny. Elle a
l’intention de devenir pilote aéronaval. »

Victor haussa ses sourcils, mais sembla rassuré qu’il y ait une autre raison pour qu’une jeune
femme magnifique soit à la recherche d’Harm. Mac se donna mentalement une tape sur
l’épaule pour avoir réussi à écraser ce début de rumeur avant qu’elle ne commence.

« Est-ce mon – Est-ce le Capitaine Rabb qui vous l’a dit ? » Audrey semblait un peu troublée
par cette idée.

Mac soutint son regard et acquiesça. « Oui. Le capitaine est au tribunal actuellement, mais
ils devraient sortir d’un moment à l’autre. Vous pouvez l’attendre dans son bureau si vous
voulez. » continua-t-elle avant que la jeune femme ne put révéler quoi que ce soit d’important.
Harm n’avait rien dit à propos de sa fille après cette fameuse nuit où il s’était présenté à sa
porte – ni à elle ni à personne d’autre, d’après ce qu’elle savait. Elle doutait qu’il voulut cette
information dispersée sans connaissance à tous les vents au bureau.

« Le voilà qui arrive, madame. » Gunny regardait au delà d’Audrey vers les portes donnant
sur le plateau.

Mac et Audrey se retournèrent toutes les deux. Harm venait de franchir les portes, attaché-
case en main. Lui et Sturgis parlaient de façon animée tandis qu’ils marchaient, mais ensuite
Harm leva les yeux et vit Audrey. Il s’arrêta net dans son élan, une expression de franche
surprise apparut sur son visage. Sturgis s’arrêta également et regarda curieusement les deux
protagonistes. Comme Mac, il connaissait Harm et comprenait d’instinct lorsque quelque
chose d’important se produisait.

Harm sortit de sa stupeur après un long moment figé. « Audrey – » Il semblait complètement
et totalement sous le choc, mais durant les trois enjambées qu’il lui fallut pour la rejoindre, il
réussit malgré tout à remplacer son expression choquée par un sourire de bienvenue. « C’est
bon de te voir. Que fais-tu ici ? N’es-tu pas supposée être en classe ? » Les questions
affluaient.

Audrey soutint son regard, son expression peut-être un peu plus défiante que chaleureuse.
« Merci, je vous cherchais, bien sûr, et j’ai demandé quelques jours de congés, dans cet
ordre. » Elle lui lança un sourire absolument ravageur. « Monsieur. »

Ne paraissant pas désarçonné, Harm fit un geste avec son attaché-case. « On pourra parler
dans mon bureau. Par là. »

Audrey approuva et le suivit. Harm referma la porte derrière lui. A travers les stores ouverts,
Mac vit Audrey s’avancer puis toucher la maquette de F-14 qui siégeait sur le bureau d’Harm,
dans une attitude interrogative. Un instant plus tard, les stores se fermaient.

« Pourquoi ai-je l’impression qu’il y a toute une histoire là ? » Sturgis demanda à personne
en particulier. Il jeta un coup d’œil à Mac.

Juste à ce moment là, le Lieutenant Singer passa en coup de vent. « Personne d’autre ne
pense qu’elle est juste un petit peu trop jeune pour le capitaine ? » demanda-t-elle dans un ton
de remarque insinueuse.

Mac eut un moment de rage qu’elle cacha rapidement. La colère ne marchait pas avec Singer.
« A vrai dire, c’est l’inverse. » dit-elle au lieutenant qui s’éloignait. Singer s’arrêta puis se
retourna, un sourcil haussé en curiosité dédaigneuse.

Mac rencontra son regard. « Il est un peu jeune pour elle. » Lançant à l’autre femme un
sourire supérieur, Mac se retira dans son bureau. Autant laisser Singer se casser la tête
pendant un temps. Elle s’assit confortablement dans sa chaise et pencha sa tête sur son
travail, oreilles aux aguets à l’écoute du son d’ouverture de porte du bureau de son partenaire.

#

Audrey entra dans le bureau de son père, projetant autant de confiance qu’elle le pouvait. Elle
ne voulait pas qu’il voit combien il lui coûtait de seulement venir ici. Mais elle avait trop de
questions dont elle devait connaître les réponses – elle ne pouvait rester éloignée.

Elle regarda autour d’elle. C’était loin d’être un bureau grand ou luxueux. Juste une pièce
standard, quelconque dans laquelle s’alignaient des meubles et étagères. Quelques photos
étaient disposées sur les murs, la plus importante étant la copie d’un porte-avion en mer, son
pont rempli d’avions et deux Tomcats s’élevant dans le ciel juste après avoir été catapultés.
Un large bureau qui prenait la plupart de l’espace au sol était recouvert de chemises et de piles
de papiers. Un beau modèle de F-14 siégeait sur un promontoire sur le recoin du bureau. Le
regard d’Audrey se posa sur le bas du meuble qui s’alignait avec l’espace derrière le bureau,
sous la fenêtre. Le casque avait le nom de code « Hammer » écrit au pochoir dessus. Il
semblait presque neuf.

Une quantité de pensées virevoltaient dans la tête d’Audrey. Elle avait vu les ailes sur son
uniforme, mais ne s’attendait pas vraiment à ça. Il était un officier du JAG après tout. Elle
avait supposé quelque chose de plus … morne. Elle s’avança vers le modèle réduit du F-14,
approchant sa main pour faire courir ses doigts le long de la raie de l’avion jusqu’au bord.
« Vous pilotez des Tomcats ? »

Il marcha jusque derrière son bureau mais ne s’assit pas. « A l’occasion » Sa voix avait un
ton dur qui s’adoucit avec ses mots suivants. « Tu n’avais pas réalisé que c’était dans ton
sang, n’est-ce pas ? »

Audrey leva les yeux brusquement à cette remarque. Son sourire était doux-amer. « Tu es …
ou seras la quatrième génération de pilote aéronaval », lui dit-il. « Peu de personnes peuvent
en dire autant. »

De façon étrange, ce commentaire toucha Audrey comme rien auparavant. La famille… les
ancêtres… étaient des concepts très importants chez les Vietnamiens, des choses dont les
Américains n’avaient aucune idée en général. Et pourtant, moins de cinq minutes après la
deuxième conversation de leurs vies, son père lui parlait du passé de sa famille. Les honorant,
et elle avec.

« J’aimerais… que vous me parliez d’eux, un jour. » Elle donna au petit Tomcat une dernière
caresse, presque révérencieuse. En lui, elle avait trouvé un lien la connectant à cet homme, et
c’était important à ses yeux.

Son père poussa un grognement ironique. « C’est une histoire plutôt bizarre. » Mais il ne prit
pas la peine de développer. Après un moment, il lui fit signe de s’asseoir. « S’il te plait »

Audrey s’exécuta, décidant de ne pas poser davantage de questions sur la famille pour le
moment. Elle était curieuse, mais il y avait des choses plus importantes à discuter en premier.
Le capitaine s’assit également dans sa chaise, appuyant ses coudes sur le bureau, mains
croisées devant lui. Les yeux bleu océan se posèrent sur son visage, sans exigence , mais
intéressés. Un regard neutre, acceptant qui ne s’attendait à rien, mais demandait tout. Audrey
avait littéralement l’impression qu’il se calmait pour l’écouter pour autant de temps qu’elle
voulait parler et peu importe ce qu’elle voulait dire.

Audrey lui rendit son regard, troublée. Personne n’avait jamais fait d’elle son unique centre
d’intérêt comme il le faisait actuellement. C’était un peu écrasant.

Audrey se débattit pour trouver quelque chose à dire, tandis que le silence grandissait autour
d’eux. Elle était venue au JAG avec des questions et requêtes brûlant un trou au fond de sa
gorge, mais maintenant elle ne pouvait se résoudre à énoncer un simple mot.

Son père se révélait être un homme très difficile à haïr.

Il brisa finalement le silence. « Je suis heureux que tu sois venue, Audrey. Je venais juste de
me convaincre que tu ne voulais plus jamais me voir. » Son regard détenait un niveau
d’honnêteté qui la surprit et l’effraya à la fois.

Elle se mordit la lèvre, mais décidant qu’elle était venue jusque là pour avoir cette exacte
conversation, il serait stupide de se défiler maintenant. « Je ne sais pas ce que je veux. », lui
dit-elle. « Mais j’ai pensé que la première étape se devait d’être complètement sûrs… avec
des preuves… » Elle fit traîner sa phrase inconfortablement.

Son sourire lui dit qu’il comprenait son malaise. « Tu veux dire un test sanguin ? »

Audrey acquiesça.

Il se renfonça dans son siège. « Et bien, c’est tout à fait compréhensible, et probablement un
bon endroit pour commencer. »

« Quand ? »

Il jeta un rapide coup d’œil à sa montre. « Je peux probablement me libérer maintenant, si tu
veux. Je dois juste le confirmer auprès de mon officier supérieur. »

« O.K. » Audrey frotta nerveusement les palmes de ses mains sur son jean tandis qu’elle se
levait. Le capitaine se levait en même temps qu’elle et prit le téléphone. Une brève
conversation avec « l’Amiral » – était-ce l’Amiral, le Juge Avocat Général de la Marine ?-
plus tard, et ils étaient prêts à s’en aller.

Tandis qu’Audrey se tournait vers la porte, une nouvelle idée traversa son esprit. « Savent-ils
qui je suis ? ». Elle dirigea sa tête vers le plateau, invisible au travers des stores baissés.

Son père sourcilla. « Mac et mon commandant savent, mais ce sont les seuls jusqu’à
présent. »

Audrey n’était pas sûre si elle devait en être heureuse ou blessée , et n’aimait pas le fait que ça
la touchait d’une façon ou d’une autre.

« Qui est Mac ? » demanda-t-elle à la place.

Son père sourit affectueusement. « Lieutenant Colonel Sarah Mackenzie – la femme à qui tu
étais en train de parler lorsque je suis arrivé. »

Audrey immédiatement sentit un quelque chose de sous-jacent là. Peut-être étaient-ils
ensemble ? Il ne portait pas d’alliance, donc cette supposition n’était pas trop tirée par les
cheveux. L’idée fit jaillir une étincelle de sentiments ambigus.

« C’est votre petite amie ? »

La tête de son père se tourna soudainement. « Qu’est-ce qui te fait dire ça au nom du Ciel? »

Audrey se recula mentalement à son explosion. Il ne semblait pas en colère, précisément.
Exaspéré ? Tout ce qu’elle savait c’est qu’elle s’était avancée dans quelque chose dont elle ne
souhaitait probablement ne pas faire partie. Après tout, il avait sa propre vie. Elle continuait
de se le dire.

Elle leva les mains, palmes en avant. « Désolée »

Les mots manquaient de sincérité, mais il ne sembla pas remarquer. Il soupira, rejetant le
besoin d’excuse avec un geste de la main. « Non, ce n’est rien. Je suis désolé de t’avoir parlé
sèchement. » Il lui lança un regard froissé depuis sous ses sourcils. « C’est juste que parfois
j’ai l’impression d’avoir « J’aime Sarah Mackenzie » tatoué sur mon front — » Il s’arrêta
brusquement, palissant, et pressant ses yeux en les fermant.

Audrey le regarda fixement, perplexe devant ce comportement bizarre.

Après un temps, il réouvrit les yeux, la regardant intensément. « Ne répète jamais ça » lui dit-
il, sa voix monocorde. « C’est un ordre. »

Audrey n’avait toujours aucune idée de ce dans quoi elle avait mis les pieds, mais décida qu’il
serait plus prudent d’abandonner le sujet. « Oui, monsieur. »

A SUIVRE

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