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What’s past is prologue

Chapitre 2

L’activité sur le plateau diminua, proche de l’interruption. L’équipe prétendait être occupée avec d’autres obligations, mais tout le monde surveillait avec curiosité l’étonnante rencontre impromptue qui se déroulait au milieu de la pièce. Bien qu’aucun d’eux n’ait d’indice sur ce qui se passait, le choc total inscrit sur le visage habituellement imperturbable du capitaine avait provoqué un impact immédiat.

Bud était un des seuls à avoir la connaissance nécessaire pour arriver à comprendre, et une fois que ce fut fait, il réussit à ignorer l’apparente impossibilité de cette situation et agit rapidement.

« Monsieur, Madame » dit il doucement, interrompant le regard extrêmement tendu qu’ils échangeaient.

Diane cligna des yeux en le regardant, la mémoire lui revenant après un moment. « Oh, c’est bon de vous revoir, Enseigne..heu, Lieutenant Roberts. »

« Je pense que je peux dire la même chose, Madame, bien que je sois un peu perdu pour le moment. »

« Vous n’êtes pas le seul » fit Harm en écho d’une voix basse et sardonique.

Le regard de Diane retourna vers celui du capitaine, l’enfermant à nouveau dans une connexion presque tangible.

« Je sais que c’est un choc, Harm … »

Les sourcils du capitaine se levèrent en signe de véhémence. « Un choc ? »

Bud connaissait ce ton de voix. Il repoussa pour le moment son envie irrésistible de savoir pourprotéger son supérieur et ami d’avoir en public ce qui serait sans aucun doute une conversation difficile.

« Monsieur » plaça t’il rapidement, « vous ne pourriez pas plutôt utiliser votre bureau pour …. heu, remettre les choses en place ? »

Harm se redressa, récupérant soudain son attitude typique décontractée. En partie tout du moins.

« Bonne idée, Bud ». Il fit signe à Diane de le suivre comme il prenait la direction de son bureau. Une fois là, il ouvrit la porte la laissant entrer, puis la ferma soigneusement une fois qu’ils furent tous deux à l’intérieur.

Aussitôt que la porte fut fermée, le plateau commença à bourdonner de murmures. Harriet étudia le visage de son mari et y lut quelque chose qu’elle n’avait jamais vu avant. Essayant de deviner, elle fit une tentative, « Ce n’était pas le colonel Mackenzie, n’est ce pas ? »

Il secoua la tête. « Non »

Cela laissait une seule explication, et ses yeux s’agrandirent. « Etait ce ? »

« C’est ce que je crois. »

Sturgis pénétra alors sur le plateau, notant le brouhaha avec une expression intriguée.

« Repos, tout le monde » commenta t’il en rejoignant les deux lieutenants sidérés. « Qu’est ce qui se passe ici ? »

Bud hésita, sachant ce qu’une mauvaise explication pourrait entraîner. « Monsieur, le capitaine Rabb a eu une assez forte réaction en rencontrant un visiteur et tout le monde est un peu troublé. »

Le regard de Sturgis glissa vers la porte close de son ami, une ride de perplexité se creusant profondément entre ses yeux. « Pourquoi, qui c’était ? »

Bud lui jeta un regard impuissant. « C’est le problème, monsieur. C’était – je veux dire, c’est – je ne sais même pas si elle a encore un grade, mais …… Diane Schonke est ici. »

Immédiatement les yeux de Sturgis lancèrent des éclairs et il baissa la voix. « Ce n’est pas drôle, Lieutenant. »

« Monsieur, ce n’est pas à moi qu’il faut dire ça. » La réponse violente de Bud ne lui ressemblait pas. « C’est moi qui ai découvert son corps le premier. »

Le capitaine le fixa pendant un moment, puis secoua la tête. « J’étais à ses funérailles » dit il avec distance. « Mon père a fait le service, pour l’amour de Dieu…….. »

Bud rassembla ses forces pour la prochaine question. « Monsieur, je ne veux pas être irrespectueux d’une quelconque façon, mais est ce que par hasard le cercueil était fermé ? »

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Dans le bureau, Harm regardait simplement Diane, essayant encore de concilier les deux images différentes dans sa tête. Elle était là, debout en face de lui avec la même lueur dans les yeux et une présence rayonnante qu’il avait difficilement tenté de ne pas oublier : mais elle était aussi allongée sur cette civière là-bas à Norfolk, si froide et sans vie. Il avait été là, bon sang. Il l’avait vue, l’avait touchée, il avait même pensé l’embrasser pour lui dire adieu.

Et pourtant, il ne pouvait pas espérer qu’il s’agisse d’un complot né de l’esprit d’un malade mental, ou d’une hallucination due à une commotion. Elle était là. Il n’y avait pas à revenir là-dessus.

« Je suis désolée » commença Diane avant qu’il puisse convaincre son esprit de formuler une question adéquate. « Avant que j’essaye d’expliquer tout ceci, je tiens à te le dire. J’imagine à quel point tu dois paniquer en ce moment , et .. »

« Oh, tu l’imagines, vraiment ? » Quelque chose le prévenait que de s’en prendre violemment à elle n’était pas une bonne idée, mais le choc avait paralysé son sens du tact. « Imagines tu à quel point j’ai paniqué quand j’ai ouvert le sac en plastique contenant ton corps, il y a six ans de cela ? »

Cette fois, c’est elle qui devint blanche. « Tu étais là ? » murmura t’elle.

« C’était mon affaire! » En voyant l’horreur et la culpabilité dans ses yeux noirs, sa colère froide diminua un peu, remplacée par plus de confusion. Combien d’autres choses ne savait elle pas? Bon sang, mais qu’est ce qui se passait ici ?

« Tu étais morte » lui dit il platement, sa voix commençant à trembler. « Je connais la mort je sais à quoi cela ressemble, et crois moi, tu en avais le profil. Maintenant tu reviens me voir après six ans – six ans – et tu me dis que c’était truqué ? »

Sa lèvre trembla, mais elle fit face. « Pas complètement. Ce sale type d’Holbart m’a vraiment tiré dessus. Ce qui est arrivé par la suite est quelque chose dont je n’ai pas eu le contrôle en totalité jusqu’à que je récupère, et alors … » Ses yeux plaidèrent auprès de lui pour qu’il la comprenne. « Je te dirai tout. Je le promets. S’il te plait, ne me rejette pas de ta vie. Pas jusqu’à que tu m’aies écoutée. Il reste si peu de choses de la vie dont je me souviens, et j’ai passé énormément de temps à me demander ce que je ferais si je pouvais te voir à nouveau … »

« Moi aussi » admit Harm d’une voix à peine audible.

Impulsivement, Diane fit un pas vers lui et passa ses bras autour de son cou. Après un moment de gêne, il referma ses bras autour d’elle, évoquant un souvenir longtemps enfoui, et il sut simplement qu’il ne pourrait pas la repousser.

Elle se recula après quelques secondes, regardant au loin. « Je n’aurais probablement pas dû faire cela. »

Les mains d’Harm agrippèrent le bureau derrière lui. « Je ne regrette pas que tu l’aies fait . Mais, Diane .. » Même dire son nom à nouveau lui faisait éprouver un sentiment étrange. « ….Je vais avoir besoin d’un peu de temps pour remettre ça en place dans ma tête, et je ne sais pas combien de temps cela va prendre. »

« Je sais. Je ne suis pas en train de te demander de remonter le temps. Je veux juste .. » Elle soupira. « J’ai besoin de ton aide. Quoique il en résulte, je l’accepterai. »

« D’accord. » Un peu de la tension qu’on voyait dans son attitude disparut, et il la regarda avec quelque chose pouvant ressembler à un sourire. « Tu as l’air d’aller bien. »

Elle sourit. « Toi aussi. Plus vieux, naturellement. »

Il leva les yeux au ciel. « Merci beaucoup. »

« Je disais cela gentiment. » Son sourire de réprimande fit remonter des souvenirs à la surface. « Plus sûr de toi – peut être même plus sage – à la fois dans le bon et le mauvais sens. » Une ombre traversa son visage. « Je suppose que je suis plus responsable du mauvais que du bon. »

Il n’était pas sûr de savoir quoi répondre à cela, aussi il choisit le silence jusqu’à qu’elle parle à nouveau.

« Qui tu pensais que j’étais ? »

Harm se figea. « Quoi ? »
« Quand tu m’as vue la première fois, tu m’as appelée ‘Marine’.. ? »
Oh, Seigneur. « C’est, heu, compliqué. »
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Approximativement au même moment, Mac traversait à belles enjambées le plateau, une femme en mission. Plus le moment de tourner autour du pot. Si cet égocentrique à la plaisanterie facile se trouvait être dans son bureau, il n’allait pas en ressortir jusqu’à qu’elle puisse lui faire entrer son point de vue à elle dans cette tête dure.

Bud et Sturgis se dirigèrent ensemble vers elle.

« Madame, ce n’est pas le bon moment. »

Elle ne ralentit pas la foulée. « Ce n’est jamais le bon moment, Bud. »

Sturgis se planta lui-même devant elle et plaça doucement sa main sur son bras pour la retenir. « Mac, croyez moi, vous auriez du mal à trouver un plus mauvais moment. »

Elle jeta un regard à la main sur sa manche. « Ca suffit, Sturgis. Laissez le préparer sa propre défense, d’accord ? »

« Il ne s’agit pas de ça, Mac. » Quelque chose dans sa voix retint son attention. Une impression fugace qui disait qu’elle pourrait réellement faire des dégâts si elle ne prenait pas garde.

Elle marqua une pause, le fixant dans ses yeux noirs. Sturgis était un homme sensible et attentionné. Un avertissement de sa part n’était pas à prendre à la légère. Et pourtant….

Et pourtant, Harm ne pouvait pas se cacher derrière ses amis bien intentionnés. Avec un sourire hermétique, elle contourna Sturgis et se dirigea vers le bureau d’Harm.

Derrière elle, les deux hommes échangèrent un regard d’impuissance, puis rapidement pivotèrent sur leurs talons et partirent précipitamment dans des directions opposées. Comme tous ceux qui travaillaient au quartier général du JAG depuis un certain temps, ils savaient quand s’éloigner de la ligne de feu.

Mac ouvrit la porte de son partenaire sans frapper – et accéda à l’expérience probablement la plus surréelle de son existence.

Chapitre 3

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